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Coup de feu à la Cour Suprême,
incendie des bâtiments… : Le MLC accuse(Moïse
Musangana) |

Dans un
communiqué de presse signé Moïse Musangana, Conseiller en
Communication du Vice-Président JP Bemba Gombo, le MLC condamne
avec la dernière énergie, les actes de vandalisme ayant émaillé
l'audience de ce mardi à la Cour Suprême de Justice. Il dénonce
l'impressionnant déploiement des forces de l'ordre devant la CSJ
ayant empêché la population, y compris la presse, d'accéder aux
installations de la Haute Cour.
Tout en soulignant l'engagement de son parti à faire éclater la
vérité des urnes, par toutes les voies légales, Moïse Musangana
rappelle à la CSJ tout l'intérêt qu'elle a à se soumettre à
l'autorité de la loi. Avant de se poser la question, au regard
des échauffourées enregistrées devant la Haute Cour et des
incendies qui s'y sont produits, qui a intérêt à perturber le
procès. Ci-dessous, le texte dudit communiqué :
“L'opinion a été informée de la
tenue, hier mardi 21 novembre 2006, de l'audience à la Cour
Suprême de Justice en rapport avec le recours du Mouvement de
Libération du Congo (MLC) portant contestation des résultats du
2ème tour de l' élection présidentielle proclamés par la
Commission Electorale Indépendante (CEI) en date du 15 novembre
2006.
Pour cette audience réputée publique, un dispositif policier
impressionnant - constitué notamment des éléments de 1'Unité de
la Police Intégrée (UPI) et de la Police d'Intervention Rapide (PIR)
- a été déployé autour de la Haute Cour; empêchant la
population, y compris la presse, d'accéder à ses installations.
Ce qui a finalement donné lieu à des échauffourées entre la
foule et les policiers qui ont tiré des coups de feu et lancé
des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
A la suite d'une exception soulevée par la défense du MLC, la
Cour a été amenée à prendre, séance tenante, un arrêt confirmant
le caractère public de l'audience et le Ministère Public appelé
à faire respecter la décision.
Cette décision pertinente de la Cour n'a pas cependant contribué
à rendre sereins les esprits déjà surchauffés. C'est dans la
confusion, avec des coups de feu nourris, voire des tirs à
l'arme lourde, que l'audience a été renvoyée alors que la Cour
devait se prononcer sur la déportation de 2 magistrats accusés
par la défense du MLC d'avoir des relations de famille avec la
parte adverse.
Contrairement à l'information donnée par une certaine presse, le
MLC - dont le Candidat Président de la République a déclaré
solennellement la foi d'user de toutes les voies légales - est
déterminé à faire éclater la vérité des urnes au regard de la
fraude, des irrégularités et anomalies qui ont caractérisé le
second tour de la présidentielle. Par conséquent, il n'entre
nullement dans ses intérêts de perturber le cours du procès.
Le MLC condamne ainsi tous les actes de vandalisme,qui ont
émaillé l'audience à la Cour Suprême de Justice et en appelle
aux autorités, via notamment les forces de l'ordre, de
s'interdire tout acte de provocation et de manipulation de
l'opinion. C'est à se demander donc qui a fait flamber la Cour
Suprême de Justice et autres bâtiments environnants, alors que
tout ce périmètre était évacué avec les coups de feu nourris
qu'il y a eus.
Par ailleurs, le MLC voudrait rappeler à l'opinion tout
l'intérêt pour la Cour Suprême de Justice de ne se soumettre
qu'à l'autorité de la loi. II fait savoir également que les
éléments de Forces Armées de la République démocratique du Congo
commis à la garde du Vice-Président et Candidat Président de la
République Jean-Pierre Bemba ne peuvent être mêlés à la
situation qui a prévalu à la Cour Suprême de Justice, car
observant la consigne de cantonnement dans leur bivouac”.
Fait à Kinshasa, le 21 novembre 2006
Moïse Musangana
Conseiller en Communication du Vice-Président
2006-11-22
Avec
Dieu, nous vaincrons !
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