Retour aux bons sentiments


 
JB Bemba : « Je n’ai jamais menacé de mettre le pays à feu et   à sang  après les élections » !

La campagne électorale pour les élections présidentielles et législatives du 30 juillet 2006 continue sa lancée. Que  des rumeurs ! Que des mensonges !

 Dans sa tournée qu’il effectue dans l’arrière-pays, campagne électorale oblige, Jean-Pierre Bemba a été accusé d’avoir tenu des propos incendiaires. Pour être plus précis, il aurait tenu ces propos à Tshikapa. 

Pour mettre toute la lumière sur cette affaire, la presse a abordée le Chairman du MLC après son meeting du samedi dernier à Kindu. Celui-ci affirmera qu’il n’a jamais déclaré qu’il mettrait le pays à feu et à sang s’il n’était pas élu président de la république.

 Selon la radio Okapi, il a même demandé qu’on retourne la bande sonore où il a émis de telles déclarations. Il a indiqué que l’inquiétude venait plutôt de la population. Elle lui aurait demandé d’être vigilant par rapport au cas de tricherie !

 Au Vice-Président de rétorquer « Soyons tous vigilant pour qu’on ne laisse pas qui que ce soit voler le vote de la population ». Si l’histoire ne s’était terminée qu’à ce niveau, tous les commentaires se tairaient.

 Voilà que nos confrères de la Radio Okapi ont remué la plaie. Ils ont déclaré qu’au cours de son émission Dialogue entre Congolais du mercredi 12/07/2006, La Radio Okapi avait diffusé un extrait du discours de Jean-Pierre Bemba à Tshikapa où il a déclaré : « Moto oyo akomeka ko tricher, moto ekopela na Kinshasa » entendez : »si quelqu’un ose tricher les élections par fraude, le pays va s’embraser ». 

Sans verser les ratiocinations, il nous suffit de dire que le Chairman après une prise de distance a fini par se repentir. Point n’est besoin de menacer d’introduire une nouvelle guerre alors que les premières n’ont apporté aucune solution aux problèmes fondamentaux de la Rdc. 

Soutenir le processus 

D’aucuns considèrent que la Rdc, à la croisée des chemins, à plus besoin d’un soutien que des discours démobilisateurs. Certains discours dans leurs contenus semblent jeter un discrédit sur le processus en cours. 

Si le Chairman du MLC par son discours   tenu à la presse après son meeting de  Kindu, s’en marque, cela signifie que la population congolaise cherche la profondeur dans les propos et non des paroles dites à la volée avec une certaine légèreté.

Il ne suffit pas par ailleurs de renoncer aux violences post-électorales. Les candidats devraient renoncer à tous les propos injurieux qui caractérisent de malheureusement plusieurs de leurs adresses à la population.

 Dans la mesure où elle dénigre non seulement l’adversaire mais aussi ety surtout l’absence même de la démocratie, la violence sous toutes ses formes devrait être évitée par les candidats, en premier lieu les présidentiables.------------------------------------------------

 Compte à rebours

 À moins de deux semaines c’est la fin de la campagne électorale et la tenue d’élections démocratiques déterminantes pour l’avenir de la R-dC.
À qui et à quelle majorité reviendra la lourde charge de conduire demain la destinée nationale?
On avait prévu une campagne électorale sanglante, même s’il elle n’a pas encore dit son dernier mot, elle se déroule en tenant ses promesses - elle est rude - et se cristallise de plus en plus autour des deux noms: le Président Candidat et son plus redoutable challenger JPBG désormais classé en troisième position dans le baromètre hebdomadaire Le Soft International-Les Points.

On savait qu’elle serait très disputée voire dévastatrice, elle l’est effectivement. Et là aussi, on pronostiquait juste: la bataille se cristalliserait autour des deux géants qui ont su chacun mieux préparer son coup: le Président Candidat Joseph Kabila Kabange et son VIPI Jean-Pierre Bemba Gombo en charge de l’Économie et des Finances. On le savait: ce sont les deux seuls qui se présentaient comme en mesure de mener une campagne acceptable dans la forme, c’est-à-dire, en mobilisant hommes, finances et volonté. Les autres, sauf exception et sauf crime de lèse-majesté, c’est du bidon. On dira de l’altier mondialisme, du contestataire!

Quant à la volonté, en politique comme ailleurs, rien de valable et de déterminant ne peut se produire hormis un engagement réel, personnel, décisif. Force est de constater que nombre de ceux annoncés à la ligne de départ n’avaient guère le coeur à l’ouvrage. C’était un jeu pour eux et ils s’essayaient - c’est tout! Si ça marche tant mieux, sinon... Comme Coluche, des candidats pour rire! Alors que le Président Candidat se consacrait pleinement à préparer sa campagne, le VIPI JPBG a eu un moment de papillonnement, le coeur qui balançait. Entre manipulation et engagement, il n’a su choisir que tardivement. On l’a vu dans des palais, à Libreville au Gabon notamment face à Omar Bongo Ondimba, le président du pays, puis au salon vert du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa aux côtés des deux de ses pairs avant que le sanglier ne lève comme à son habitude l’option et ne charge: il faut y aller désormais, ne plus perdre du temps, rattraper le train parti. C’est ainsi que JPBG a manqué la courtoisie en séchant la suite des fameuses «concertations»... Maintenant que les dés sont jetés et que la course est lancée, levons quelques coins du voile.

Le discours sur la congolité («100% Congolais») que distille dans l’opinion le «Chairman» a de quoi séduire des cul-de-jatte. JPBG pense qu’il tient là le beau thème de campagne servi abondamment par un ancien collaborateur de Mobutu, Honoré Ngbanda Nzambo-ko-Atumba surnommé «Terminator» (du fait d’avoir liquidé de sans froid des Chrétiens qui défilaient à Kinshasa) qui, depuis, s’est mystérieusement tu. JPBG aurait tort de chercher à tirer profit d’un thème aussi ravageur. Sur le principe, l’ivoirité n’a jamais été bonne conseillère dans un monde où la matière grise peut s’importer. Elle n’a servi qu’à postposer - on l’a vu - l’entrée en scène d’adversaires politiques trop craints parce que plus qualifiés, en premier le fameux ADO. Il suffira que le débat fasse rage à Kinshasa pour que l’on sache qui est quoi en réalité, qui a quelle surface, quel ADN 100% congolais, qui a acquis quelle nationalité et perçoit quelles prestations familiales et dans quel pays? À avoir la couleur de la peau noire ou métissée ne fait pas forcément de l’homme un authentique R-dCongolais. Mais pour en arriver là, encore faut-il un débat de qualité, des personnes qui sachent «présenter» et lever l’audience, des médias dignes de ce nom, crédibles, regardés par le plus grand nombre de gens... Est-ce le cas aujourd’hui? Comment répondre par l’affirmative?

Nul d’ailleurs au sein de cette Communauté internationale parraine financièrement et politiquement de ce processus de normalisation ne se fait aucune illusion. Le prochain pouvoir issu des consultations en cours ne marquera une fin; il sera un début. Nul ne s’imagine qu’avec ces scrutins, la R-dC aura atteint le niveau de perfection requis et qu’avant d’y aller, il faille tout régler. Au moins veut-on que le pays donne le signal, un signal positif qu’«il peut», lui aussi, après d’autres.

Après des années d’incurie et des guerres fratricides, ce qu’il faut, c’est d’abord une volonté d’en finir. Pour qu’il ait sa chance, ce pays doit être à ses habitants, ceux qui l’ont élu comme leur Patrie, qu’ils y soient nés ou qu’ils y soient venus, et s’y reconnaissent. Telle l’Afrique du Sud qui sert de modèle, pour qu’il décolle, la R-dC déjà forte de ses 400 tribus, sera multiraciale ou ne sera pas. Ressortir des thèmes sur la «Congolité» quand l’ivoirité a cessé d’être c’est faire faux jeu. Ce dont la Nation a besoin c’est des hommes modèles, qui ont la volonté claire et ferme de conduire les hommes à la modernité, la civilisation universelle. Pour cela, un regard s’impose sur chacun de ceux qui prétendent. Rien ne sert à placarder sur les murs que l’on est modèle de gouvernance quand l’on s’entoure de ses frères et soeurs. Rien ne sert à claironner l’ordre et la justice quand on pille matin et soir les caisses de l’État. Une fois encore, si ce pays pourri de virtualités économiques n’a su aller au dialogue et arrêter le processus de sa disparition que grâce à ses amis, il faut plus apprendre à écouter ceux-ci parce que ce se sont certainement les plus imbéciles.

 

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| LE SOFTINTERNATIONAL ÉDITION DATÉE 17 JUILLET.
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