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«
Joseph Kabila est non seulement un imposteur mais aussi
un bandit et un fraudeur. Il a tenté de faire assassiner
Jean-Pierre Bemba»
Ancien patron des services secrets zaïrois et conseiller
spécial en matière de sécurité du président Mobutu, Honoré
Ngbanda Nzambo Ko Atumba commente les résultats du premier
tour de l’élection présidentielle du 30 juillet ainsi que
les affrontements sanglants qui opposent depuis dimanche 20
août à Kinshasa les partisans de Joseph Kabila à ceux de
Jean-Pierre Bemba. Ngbanda préside actuellement le cartel
politique « Alliance des patriotes pour la refondation du
Congo » (APARECO), basé en France.
Quel est votre commentaire sur les résultats du premier
tour de l’élection présidentielle du 30 juillet ?
Je tiens à dire d’emblée que les 44,81% des voix obtenus
par Joseph Kabila procèdent tout simplement d’une mascarade.
Sur base des renseignements en ma possession, le président
sortant a obtenu en réalité la moitié des sept millions des
voix dont il s’attribue. Le raz-de-marée dont on parle à
l’Est du Congo résulte de bourrages des urnes et nullement
des votes exprimés par les électeurs. Cette situation a
d’ailleurs été signalée par les observateurs internationaux.
Il y a eu aussi des étrangers venus des pays frontaliers qui
ont voté. Rappelez-vous l’article du quotidien « Le Soir »
daté du 2 août lequel faisait état des populations qui
retraversaient la frontière pour regagner le Rwanda après le
vote. Ce ne sont pas des Congolais qui quittaient le pays.
Les auteurs de ces fraudes avaient escompté une victoire de
Kabila dès le premier tour. Si en dépit de ces
tripatouillages, ils n’ont réussi à réunir que 7 millions et
demi des voix (sur 17, 9 millions de votants/ 25 millions
d’inscrits), cela signifie qu’il y a eu sept millions et
demi des voix des personnes qui n’ont pas participé au vote.
Ce qui équivaut exactement au nombre des voix que Kabila
vient de réaliser grâce à la fraude au premier tour.
Pensez-vous que la situation sera différente lors du
second tour ?
Au second tour, comme il va y avoir une forte
mobilisation de tous les Congolais et une surveillance
stricte des opérations électorales, Kabila - autant que ses
protecteurs - est conscient qu’il n’a plus aucune chance de
gagner. Les Congolais veulent plus que jamais se débarrasser
des étrangers qui dirigent leur pays. Je peux vous assurer
que même si les autres prétendants à la présidence étaient «
achetés », il n’est pas sûr que leurs électorats respectifs
suivent à la lettre le mot d’ordre. Les Congolais sont
décidés à prendre en mains leur sort.
On assiste depuis dimanche à des affrontements à l’arme
lourde entre partisans de Kabila et ceux de Bemba. Vous
attendiez-vous à une telle tournure des événements ?
Je m’y attendais. Et ce, pour la simple raison que
j’avais la conviction que Kabila n’allait pas gagner au
premier tour. La situation qui se déroule sous nos yeux
devait donc arriver. Il ne restait, en effet, aux étrangers
qui occupent notre pays que le recours à la violence pour
exécuter Jean-Pierre Bemba. Joseph Kabila veut manifester
son mécontentement vis-à-vis de ses parrains étrangers.
C’est un message qu’il a voulu envoyer à ses protecteurs en
attaquant la résidence de Bemba pendant que les ambassadeurs
des Etats membres du CIAT s’y trouvaient. C’est l’histoire
de « l’enfant chéri » qui boude ses « parents ».
En tant que spécialiste des renseignements, pensez-vous
que le président Kabila ait pu ne pas être informé de la
présence de ces diplomates chez le vice-président Bemba ?
Kabila savait que Bemba conférait avec les ambassadeurs
du CIAT dans sa résidence. Il a d’abord piqué une sainte
colère lorsque la communauté internationale lui a communiqué
les résultats du premier tour. Selon les informations en ma
possession, Kabila a piqué une crise en apprenant l’annonce
d’un second tour. En attaquant la résidence de Bemba, Kabila
manifeste sa mauvaise humeur face au « revirement » de la
communauté internationale qui a pris conscience que le
peuple congolais s’est complètement rangé du côté du « fils
du pays ». « Joseph » sait que cette même communauté
internationale est actuellement entrain de « négocier » un
changement de cap. On le voit, c’est un double message que
le chef d’Etat sortant a envoyé à Jean-Pierre Bemba et à la
communauté internationale.
Des témoins à Kinshasa – c’est le cas également du
quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 22 août – assurent
que les troupes européennes présentes dans la capitale
congolaise ont mis plusieurs heures avant d’intervenir à la
résidence de Bemba où se trouvaient toujours les
ambassadeurs du CIAT. Quel est votre commentaire ?
Il est clair que les troupes européennes ne sont pas
allées à Kinshasa pour maintenir la paix après les
élections. Ces troupes sont allées au Congo-Kinshasa en
prévision d’une victoire de Joseph Kabila au premier tour.
La mission des soldats européens consistait uniquement à
mâter les partisans de Jean-Pierre Bemba. Des avions de
chasse et des drones survolaient régulièrement les positions
des hommes de Bemba à Maluku. Les troupes européennes ne
s’occupaient que de Bemba. Le scénario qui se déroule
actuellement à Kinshasa n’avait pas été prévu par la
communauté internationale. Celle-ci a été surprise. Cette
communauté internationale avait cru que la population
congolaise n’allait pas réagir face à la parodie électorale
qui se préparait. La même communauté internationale est
surprise de voir que c’est son « poulain » qui a déclenché
les hostilités. Si les troupes de Jean-Pierre Bemba avaient
osé attaquer la résidence de Joseph Kabila, je peux vous
assurer que Bemba ne serait plus vivant aujourd’hui. Les
forces européennes l’auraient exécuté immédiatement.
Avez-vous pu entrer en contact avec Jean-Pierre Bemba
depuis dimanche ?
Absolument.
Quel est l’état de son moral ?
Son moral est très haut. Depuis très longtemps, nous
étions préparés à faire face à la situation en cours. Je ne
peux pas tout révéler ici. Les gens croient à tort que les
Congolais sont des idiots. On a tendance à sous-estimer la
capacité d’organisation des Congolais. Je peux vous dire
qu’à partir d’aujourd’hui, la communauté internationale va
aller de surprise en surprise. Ce n’est pas encore fini !
Depuis lundi, la communauté internationale a invité,
sans succès, les deux camps antagonistes à cesser les
hostilités. Des tirs résonnaient encore mardi matin.
Pensez-vous qu’il s’agirait d’un double langage ?
Certains m’accusent de mettre l’huile sur le feu lorsque
je stigmatise la duplicité de cette communauté
internationale. Avant et pendant les élections, cette
communauté internationale s’est évertué à casser les tympans
des Congolais par des « mises en garde » à l’encontre des «
fauteurs des troubles ». N’avait-on pas entendu que ceux qui
oseraient contester les résultats des élections par des
voies non légales trouveront les troupes d’Eufor-RDC sur
leur chemin ? Où sont passés ces troupes européennes pendant
que la garde présidentielle sème la mort? Faudrait-il donner
tort à ceux qui affirment que ces troupes ne sont que dans
le but de soutenir l’homme qui est au pouvoir ? En vérité,
c’est le réveil des Congolais qui a surpris la communauté
internationale. Celle-ci ne sait plus sur quel pied danser.
Depuis la publication des résultats du premier tour,
Jean-Pierre Bemba n’a fait aucune déclaration. Pourquoi,
selon-vous ?
Nous savons aujourd’hui que Joseph Kabila a commandité
un attentat contre Jean-Pierre Bemba. Il est clair qu’il a
voulu le liquider. Les preuves sont là ! Ces preuves seront
publiées. Pour le moment, Bemba ne peut pas prendre le
risque de dire n’importe quoi. Il a des choses beaucoup plus
graves à révéler à la population au sujet non seulement du
vote mais aussi du complot qui s’est tramé contre sa
personne. Avant que Joseph Kabila ne déclenche son offensive
généralisée, Bemba a fait l’objet d’une tentative
d’assassinat.
Certains analystes estiment que la RD Congo devrait être
mise sous-tutelle des Nations Unies au motif que la rivalité
Kabila-Bemba devient un facteur potentiel de déstabilisation
du pays. Que répondez-vous ?
Dans un entretien antérieur avec votre journal, j’avais
dit qu’il n’est pas sûr que les élections ramèneront la paix
et surtout une solution durable à la crise congolaise. Vous
le savez autant que moi que les cinq préalables devant
précéder le processus électoral n’ont pas été réalisés. Il
ne faudrait dès lors pas s’étonner que les consultations
politiques en cours engendrent l’instabilité. J’ai été
surpris de voir la journaliste Colette Braeckman faire un
parallélisme entre la situation au Congo avec les élections
de 1992 en Angola. Depuis longtemps, je n’ai cessé de citer
le précédent angolais. Certains m’accusaient d’être un «
fauteur de troubles ».
Selon vous, que faire pour dénouer cette crise ?
Les Congolais doivent prendre en mains la destinée de
leur pays.
Comment ?
Il n’y a pas trente-six solutions. Kabila vient de
montrer sa véritable face. Il cherche à faire un coup de
force pour se maintenir au pouvoir. Face à cette situation,
nous – la population, les étudiants et les militaires -
devons nous préparer à un affrontement. Il est aujourd’hui
illusoire de compter sur la communauté internationale.
Encore moins sur le gouvernement qui n’existe d’ailleurs
plus. Ces deux entités ne peuvent plus rien faire pour les
Congolais. Si nous ne prenons garde, le schéma de la
balkanisation de notre pays sera mis en exécution.
Rappelez-vous que lors de la campagne électorale, d’aucuns
ont voulu opposer l’Est à l’Ouest de notre pays. Alors que
cette « fracture » est loin d’exister au sein de la
population. Dans les jours à venir, nous allons lancer un
appel à la mise en place d’une « organisation » qui doit
mettre fin à la situation actuelle.
L’envoyé spécial de l’UE dans la région des Grands Lacs,
Aldo Ajello, vous a accusé récemment de « tromper la
population congolaise ». Quelle est votre réaction ?
Je suis surpris par cette déclaration de l’ambassadeur
Ajello, un homme que je connais très bien et porte en haute
estime. Je comprends qu’il n’est que le porte-parole d’une
politique arrêtée par l’institution à laquelle il
appartient. Je suis étonné quand il dit que je suis entrain
de tromper le peuple congolais en affirmant que la
communauté internationale a jeté son dévolu sur Kabila. Les
faits ne me donnent-ils pas raison ? D’ailleurs c’est le
rapport rédigé par l’ambassadeur de l’UE à Kinshasa, Carlo
De Filippi, qui a mis à nu cette magouille. Pourquoi Ajello
n’a-t-il pas démenti le contenu de ce document lorsque je
l’ai fait publier ? D’ailleurs la journaliste Colette
Braeckman écrit dans un de ses articles que la communauté
internationale n’avait pas prévu un budget pour financer le
deuxième round des élections. N’est-ce pas là une preuve que
la victoire de Joseph, au premier tour, était bien «
programmé » ?
L’hebdomadaire britannique « Sunday Times » fait état
d’un trafic d’uranium entre la RD Congo et l’Iran. Dans une
enquête réalisée par l’hebdomadaire bruxellois « Trends
tendances », deux collaborateurs du président Kabila sont
cités. Il s’agit de Augustin Katumba Mwanke et d’un certain
John Kahozi. Que savez-vous de neuf sur cette affaire ?
J’ai laissé aux journalistes le soin d’analyser les
premiers éléments qui étaient en ma possession. D’autres
documents seront publiés ; des documents très accablants
pour Joseph Kabila. Dans ma lettre publiée récemment,
j’évoque le nom de John Kahozi. C’est l’homme de mains de
Kabila. C’est son argentier.
Après les événements sanglants de Kinshasa, pensez-vous
que Kabila est toujours qualifié pour diriger la RD Congo ?
Le travail que nous menons consiste à démontrer au
peuple congolais et au reste du monde que Kabila est non
seulement un imposteur mais aussi un bandit et un fraudeur.
Cet homme n’est pas digne d’être à la tête du « Grand Congo
». D’ailleurs, il fait tout son possible pour empêcher le
déroulement du second tour de la présidentielle. Il sait
parfaitement que la prochaine campagne électorale sera «
meurtrière » pour lui avec notamment le dossier relatif au
trafic de l’uranium. Ce n’est pas pour rien qu’il a déployé
ses sbires à travers l’Europe. Les réactions du monde
occidental seront surprenantes.
Propos recueillis par B. Amba Wetshi
REDOUTANT LE DEUXIEME TOUR, LE CAMP KABILA PERD SON SANG
FROID ET TIENT A ÉLIMINER PHYSIQUEMENT JEAN PIERRE
BEMBA.
"Réflexion
de notre membre Dr KABEYA KANDOLO MUHEMBA"
Le MLC n' a aucune raison au stade actuel à provoquer
une guerre en RDC
Grâce à une vigilance sans faille, le tripatouillage sur
le quel avaient misé les conseillers de Kabila a
complètement raté.
Le peuple congolais est assez mûr pour se choisir sa
voie et ses dirigeants.
Effectivement, nous avions raison, les électeurs ne
pouvaient jamais dépasser les 18.000.000.
Pressions sur la Cour Suprême de Justice pour annuler
les élections.
Une voie royale s'ouvre à JP BEMBA pour accéder
démocratiquement à la Présidence de la RDC.
Chasser le naturel, il revient toujours au galop,
La population congolaise se rappellera qu'aux mois de
Novembre et Décembre de l'année passée, Le MLC, le RCD,
l'UDPS et le CIAT avaient convenu d'un calendrier pour
se retrouver en vue des négociations politiques pour de
rechercher voies et moyens afin de faire participer l'UDPS
qui se sentait exclue, et à juste titre d'ailleurs, au
processus électoral actuel et avoir une fin de
transition apaisée.
Le PPRD qui se croyait malin et qui avait complètement
misé, en l'absence de l'UDPS , d'offrir l'élection à
Kabila dès le premier tour, s 'était opposé, et boycotté
sans réserves ces négociations à tel point qu'elles n
'auront jamais eu lieu. Toutes les tentatives pour faire
repêcher cet autre grand parti sont restées vaines ou
reçu la fin de non recevoir.
Même quelques jours avant les élections le voeu le plus
cher émis par toute la classe politique congolaise le
MLC en tête et le clergé congolais qui estimaient qu'il
fallait appeler au dialogue ne trouvera aucun écho de la
part du parti présidentiel.
Le comble et le plus surprenant, comme le ridicule ne
tue pas, était d'entendre le président sortant J. Kabila
, imbu de lui-même et enflé par un orgueil sans
vergogne, aller demander loin, mais très loin de
Kinshasa , aux populations de Kamina de savoir ce que
ces dernières pouvaient penser des négociations
politiques réclamées à Kinshasa; et l'on entendît ce que
Kabila eusse voulu entendre. Un NON à la mesure de son
initiateur.
Le grand magicien sans scrupule qui se croyait avoir le
tour dans sa poche jouait le tout pour le tour, ne
pouvait en aucune façon penser un seul instant que le
tour à son tour pouvait lui jouer des tours.......et la
suite tout le monde la connaît.
Le général Major se trouve aujourd'hui coincé avec une
équation simple mais de taille qu'il doit résoudre à
tout prix .
Toutes projections faites, le PPRD sera incapable de
faire élire Kabila au deuxième tour et l'offrir un
second mandat, car même si les électeurs de Gizenga,
Zanga Mobutu et Oscar Kashala au premier tour sont des
électeurs naturels de Bemba quelque soit le cas de
figure JPBG garde toutes ses chances de se faire élire
au second tour en plus." AZALI MWANA MBOKA ." comme
aiment le dire les Congolais
Hier soir, j'étais très étonné d'entendre une grande
pointure du PPRD et qui n'est pas le moindre dans la
hiérarchie de ce parti, me dire: ah cher ami, il faut
nécessairement arrêter ce processus et faire participer
l'UDPS à celui-ci. Yerodia et Kamerhé nous ont conduit
sur une voie sans issue! Kabila n'aura aucune
possibilité de se faire élire, si il n'a fait que 44% de
voix malgré tout ce qu'on lui avait promis.
Une tension politique délibérément entretenue par
Kabila,si nous perdons, il y aura un bain de sang à
Kinshasa, car nous n'aimerions pas perdre la capitale!
Malheureusement c'est la perspective qui s'annonce pour
ce PPRD actuellement!
Il ne manquait plus que ça! lui ai répondu. Comment un
parti sérieux comme le vôtre peut-il prétendre avoir la
lisibilité de la situation politique congolaise, peut à
ce stade, alors que ils étaient des opposants acharnés à
ces négociations, prendre subitement conscience et goût
aux négociations auxquelles ils étaient farouchement
opposés?
Heureusement que l'UDPS n'a pas mordu à l'hameçon, les
responsables de ce mouvements disent claire et haut: que
le processus électoral actuel doit continuer jusqu'à la
phase finale des élections car telle était la volonté du
PPRD.
La vigilance dont tous les participants aux élections
ont fait montre est parvenue à mettre en échec toutes
les tentatives du PPRD à tricher et faire passer Kabila
dès le premier tour comme ils pouvaient le prétendre.
Le 27 juillet dernier, au cour d'une conférence de
presse à Bruxelles, nous avons dénoncé la tentative qui
était mise en place au Ministère de l'Intérieur en RDC
qui voulait que plus d'UN MILLION ET DEMI des cartes
d'électeurs des personnes décédées puissent être mises à
contribution pour faire élire Kabila au premeir tour.
Cette machination malgré certaines tentatives aux
quelles ils sont parvenus ici et là, a échoué.
Mais jusqu'à ce jour d'après nos informations, ces
cartes n'ont été détruites non plus.
Nous avions démontré noir sur blanc selon les avis que
nous avions de spécialistes que nous avions sollicités
et avis qui ne pouvaient souffrir d'aucune faille, avec
une population élective estimée à 25.000.000 d'inscrits
en juillet 2005, cette population élective ne pouvait
dépasser les 18.000.000 d'électeurs à la date de vote,
c'est à dire au 30 juillet 2006. Effectivement les
statistiques nous ont donné complètement raison, les
participants au vote ont été 17.000.000.
Voilà que pris à son propre jeu Kabila conscient de sa
défaite se mord le doigt et provoque dans la grande
métropole congolaise une guerre sans raison qui a pour
conséquence, reporter des échéances électorales que le
peuple congolais appelle de tout son coeur.
Le peuple congolais est assez mûr aujourd'hui pour
comprendre où se trouvent ses intérêts et les défendre
jalousement.
Elle est amère la coupe, mais il faut la boire jusqu'à
la fin. Ne trouvant aucune solution pour s'en sortir au
deuxième tour comme un animal blessé, arc-bouté dans son
terrier, le PPRD grand défenseur des vertus
démocratiques ne trouve la voie de sortie que dans une
guerre qui replongera nos populations dans une situation
qui est déjà précaire. Voilà que nos amis qui
claironnent tous les jours comme étant grands défenseurs
de la démocratie qui veulent tuer la démocratie!
Nous savions que sous les apparences d'un régime
démocratique qui se mettait en route pour servir le pays
il n' y avait que la même bande de pilleurs tant décriée
par LDK qui usait de la patience du peuple pour mieux
l'asservir dans une dictature qui ne disait pas son nom.
Aujourd'hui les masques sont tombés! Nous ne les
laisserons pas faire, car nous venons d'apprendre qu'une
rencontre a eu lieu ce soir entre le Ministre de
Justice, le Président de la Cour Suprême et le
Conseiller Politique à la Présidence de la République en
vue d'analyser la situation et de procéder à
l'annulation des élections dont le MLC n'est pas
demandeur. Nous dénonçons vigoureusement cette
manipulation.
Quelque soit le cas de figure, le MLC en rangs de
bataille derrière un seul homme JP BEMBA GOMBO, ensemble
avec le Renaco et toutes les forces vives nous nous
battrons pour défendre, bec et ongle, l' idéal de la
population entière afin que soit élu notre candidat,
candidat du peuple, celui de l'espoir dans l'avenir,
JPBG "le Chairman".
1-Chercher une guerre maintenant et à ce stade après
avoir mis en échec les tentatives de vol , de la
tricherie qui ne sont pas les objectifs à notre
calendrier et peut servir en aucun cas l'intérêt de
notre population.
2-L'opinion nationale et internationale retiendra que
que le MLC et son Président sont victimes d'une
conspiration bien orchestrée destinée à éliminer
physiquement Jean Pierre Bemba.
3-JPBG a au coeur la souffrance de la population
congolaise et empêchera avec les autres forces vives par
les moyens démocratiques tous ceux qui s'interposeront
sur la voie d'acquisition de cette liberté et de jouir
de l'estime des suffrages de la population congolaise
que celle-ci veut lui rendre.
4-Nous estimons que nous avons perdu assez de temps et
le MLC tient à son tour affirmer que nous tenons à aller
inexorablement vers le deuxième tours des élections,
dans la paix, l'unité et la concorde nationales.
Actuellement, nous ne sommes disposés d'aller aux
négociations avec ceux qui mentent et pillent le peuple.
Avec Dieu, Nous vaincrons.
Dr KABEYA KANDOLO MUHEMBA,
Membre du MLC.
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