REVUE DE PRESSE CONGOLAISE


Mercredi 11 octobre 2006

REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE

Les nominations au sein du gouvernement de transition, de la territoriale et du cabinet du président Joseph Kabila sont la préoccupation dominante des journaux de ce mercredi matin. La presse congolaise annonce aussi la fin ce mercredi de l’ultimatum aux députés concernés par l’incompatibilité des fonctions et le débat contradictoire le 26 octobre entre les deux candidats retenus au second tour de la présidentielle. L’adhésion à l’Union pour la Nation (UN) de la majorité de membres de l’Union des démocrates mobutistes (UDEMO) de Nzanga Mobutu, l’arrivé lundi à Kinshasa des observateurs de l’Union européenne et la plainte de la Fédération congolaise de football (FECOFA) contre la Fédération libyenne intéressent également la presse congolaise.


1. POLITIQUE

1.1. NOMINATION AU SEIN DU GOUVERNEMENT, DE LA TERRITORIALE ET DU CABINET DE JOSEPH KABILA

Le président Joseph Kabila a, aux termes de trois décrets signés hier, procédé à plusieurs nouvelles nominations : quatre ministres et deux vice-ministres, trois gouverneurs et deux vice-gouverneurs de province et quelques cadres de son cabinet. Le général-major Dénis Kalume Numbi est nommé à l’Intérieur, Philomène Omatuku à l’Industrie et PME, Augustin Cimanga à l’Energie et Zacharie Kashongwe à la Santé. Jean Kamoni et Astrid Buka sont nommés vice-ministres respectivement aux Mines et à l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel. L’amiral Liwanga Mata Yamunyobo prend la tête de la ville de Kinshasa et remplace ainsi Kimbembe Mazunga rappelé au cabinet du chef de l’Etat. Toutes ces nominations, consécutives à l’incompatibilité qui frappait certains députés élus à l’Assemblée nationale, ne concernent que la famille politique de Joseph Kabila. La presse congolaise soulève déjà quelques interrogations : avec la nomination des officiers supérieurs des Forces armées à des fonctions politiques, le président de la république a-t-il respecté les dispositions de la nouvelle Constitution qui prescrit que les militaires sont désormais apolitiques ? A-t-il engagé une militarisation de la campagne électorale? (Le Potentiel, Le Palmarès, Le Phare, La Référence Plus, L’Avenir, Forum des As, Uhuru)


1.2. FIN CE MERCREDI DE L’ULTIMATUM AUX DEPUTES CONCERNES PAR L’INCOMPATIBILITE

Les députés élus de l’Assemblée nationale qui continuent à faire le cumul entre la députation et leurs anciennes fonctions n’ont plus que la journée de ce mercredi pour opérer leur choix. Selon l’ultimatum lancé par le bureau provisoire de la chambre basse du parlement, ceux qui ne se seront pas prononcés verront tout simplement leur mandat d’élu invalidé. (Le Palmarès)



1.3. DEBAT CONTRADICTOIRE ENTRE LES DEUX CHALLENGERS LE 26 OCTOBRE 2006

Le 26 octobre prochain aura lieu le face-à-face sous forme d’un débat contradictoire radio-télévisé entre les deux candidats en lice au 2me tour de la présidentielle, a annoncé hier l’autorité de régulation des médias, la HAM.
Durant la campagne électorale, la Ham interdit désormais aux médias de recevoir des intervenants d’une seule tendance. Elle leur a également interdit de diffuser des messages faisant appel à la congolité et incitant à la haine, à la violence et à la xénophobie.
La RTNC en tant que média public est tenu d’assurer, pendant cette période de campagne électorale, un traitement égalitaire, accordant ainsi non seulement aux deux candidats le même temps d’antenne, mais aussi à leurs délégués respectifs.
De son côté l’Observatoire des médias congolais (OMEC) organise à partir de ce mercredi un séminaire axé sur les notions de bonne conduite durant la campagne électorale. Ce séminaire est destiné aux cadres de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP) et à ceux de l’Union pour la nation (UN). (Uhuru, Forum, L’Avenir, Le Potentiel, Le Phare).

1.4. L’UDEMO ADHERE A L’U.N

Après les cinq partis membres de la Convention des démocrates congolais (Codeco), les notables de la province orientale, la plate-forme CDC/RENAISSANCE , l’Union pour la nation (UN) vient d’enregistrer un nouveau ralliement . Il s’agit du groupe majoritaire de l’Union des démocrates mobutistes (UDEMO) piloté par le député MODESTE EBOMA. La cérémonie de signature de l’acte d’adhésion est intervenue hier mardi. Dans leur mot de bienvenue, les nouveaux adhérents ont indiqué que leur organisation avait décidé d’adhérer à l’UN en vue de soutenir le candidat JP BEMBA au second tour de la présidentielle. MODESTE EBOMA le nouveau président de l’UDEMO qui a rappelé aux militants les acquis et les valeurs du mobutisme les a conviés à élire massivement JP BEMBA au scrutin du 29 octobre prochain.(Le Phare, La Référence Plus).

1.5. TROIS CENTS OBSERVATEURS DE L’UE EN RDC

Les 300 observateurs de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE- UE) seront bientôt de retour en Rdc. Eric des Pallières, le chef adjoint de la mission d’observation, qui a annoncé ce nouveau déploiement a rappelé que la MOE-UE avait relevé de nombreuses irrégularités et fraudes lors du scrutin du 30 juillet dernier. Selon ce dernier, plusieurs gardes fous essentiels à la transparence du scrutin avaient été inégalement respectés. Des variations inexpliquées du nombre des bureaux de vote avaient été constatées lors des scrutins du 30 juillet. (Uhuru, Le Phare)


2. SPORTS
2.1. PLAINTE DE LA FECOFA CONTRE LA FEDERATION LIBYENNE

La Fédération congolaise de football (FECOFA) a déposé lundi dernier à la Confédération africaine de football (CAF) une plainte contre la Fédération libyenne, suite aux incidents survenus dimanche à Tripoli lors de la rencontre qui a opposé la Libye à la RDC. Les spectateurs libyens se sont mis à jeter des projectiles sur l’aire de jeu après le but congolais (39ème minute). Le jet des projectiles s’est poursuivi à la pause lorsque les joueurs congolais rentraient dans les vestiaires. (L’Avenir)

 



Mardi 10 octobre 2006

La Une
L’actualité de ce jour est dominée par le débat autour de la majorité parlementaire, l’affaire de l’incompatibilité du mandat de certains députés, les combats en Ituri, la convergence des vues entre Jean-Pierre Bemba et Bundu dia Kongo, la course au pouvoir dans la Province Orientale, les premiers résultats de l’enquête relative au crash du drone de l’EUFOR, les alliances politiques pour le second tour, les sites jugés dangereux par la MONUC et le déficit du Programme relais de consolidation (PRC).

I. POLITIQUE

I.1.DEBAT AUTOUR DE LA MAJORITE PARLEMENTAIRE

Réagissant à la polémique sur la compréhension de la majorité parlementaire, le président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, Joseph Mbenza Thubi, a indiqué que lorsqu’on parle d’une majorité parlementaire, c’est la majorité de l’Assemblée nationale et du Sénat, selon les cas. Si le Sénat vote des lois, ce n’est pas la majorité du Sénat qu’on va prendre en compte, mais c’est la majorité de l’Assemblée nationale parce que c’est elle qui donne le quitus au Gouvernement. C’est aussi l’avis des partisans de l’AMP. Par contre, à l’Union pour la Nation –UN, on s’accorde à dire qu’on ne peut pas parler d’une quelconque majorité parlementaire au stade actuel tant que le Sénat n’est pas encore installé et tant que le Président de la République n’est pas encore connu. La tendance actuelle peut basculer parce qu’il n’y a pas, toujours selon l’UN, une majorité au sens de la Constitution. D’où la proposition de s’en remettre à la Cour Suprême de Justice pour qu’elle donne la meilleure lecture de la loi sur cette question. (Forum des AS, Uhuru).

I.2. KABILA AURAIT PLANIFIE LE NETTOYAGE DE SON ENTOURAGE SOUS PRETEXTE D’INCOMPATIBILITE

Le délai de huit jours que Joseph Kabila a accordé aux membres de son entourage et de sa famille politique élus députés pour rendre le tablier sous peine d’incompatibilité expire demain mercredi 11 octobre. Des analystes indiquent que Kabila aurait pris cette décision pour se débarrasser de certains membres de son entourage qui n’auraient pas été à la hauteur de différentes tâches qu’il leur avait confiées pour asseoir et entretenir son image. Kabila aurait choisi de ne pas frustrer certains de ses proches collaborateurs en leur proposant de se présenter aux législatives. Mission accomplie, il aurait préparé des décrets confirmant ce nettoyage. Le président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale a, lui, appelé les députés concernés par le cas d’incompatibilité de se conformer à l’article 108 de la Constitution de la 3ème République. (Le Palmarès, Forum des AS).

I.3.LES ALLIANCES POLITIQUES POUR LE SECOND TOUR

I.3.1. L’UN SIGNE UNE CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC LA CDC/RENAISSANCE

L’Union pour la Nation de Jean-Pierre Bemba continue à fédérer. Elle a conclu une alliance avec la plate forme CDC/RENAISSANCE dénommée convention de partenariat. Le coordonnateur de l’UN, François Muamba, a déclaré que la coalition qui soutien la candidature de Jean-Pierre Bemba au second tour de l’élection présidentielle est une grande maison. Elle veut rassembler les Congolais autour des projets, d’une vision en vue de donner au pays l’aptitude de se développer après les élections. La CDC/RENAISSANCE amène 15 députés dans la grande famille de l’UN. Elle y adhère avec l’ambition de ratisser large en vue de conquérir le pouvoir de la manière la plus démocratique. (Le Potentiel, Forum des AS).

I.3.2. L’AMP ET l’UDEMO SCELLENT LEUR MARIAGE AU GHK

L’Alliance de la majorité présidentielle –AMP- de Joseph Kabila et l’Union des démocrates congolais de Nzanga Mobutu scellent leur mariage par la signature d’un protocole d’alliance ce mardi au Grand Hôtel de Kinshasa –GHK-. (Le Collimateur, L’Observateur).

I.3.3. LA CODECO DEMEURE FIDELE A PAY PAY

Faustin Lukonzola, président de l’UFERI, parti membre de la CODECO, a déclaré que la majorité des partis de cette plate-forme demeurent fidèles à son président Pierre Pay Pay. Pour lui, l’AMP cherche à déstabiliser la CODECO qui a choisi de n’appuyer ni Kabila ni Bemba. (Forum des AS).


I.3.4. CONVERGENCE DE VUES ENTRE JEAN-PIERRE BEMBA ET BUNDU DIA KONGO
En l’absence d’un mot d’ordre de la haute hiérarchie du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK), ses adeptes ne cachent pas leur enthousiasme dans le combat de Jean-Pierre Bemba. Ils trouvent une convergence de vues entre le leader de l’Union pour la Nation et celui de BDK, Ne Muanda Nsemi. La convergence se situerait, selon les adeptes, au niveau de la lutte pour les libertés fondamentales et dans la quête permanente de la justice pour tous les Congolais. (Le Périscope)


I.4. COMBATS EN ITURI

Des nouveaux combats ont éclaté en Ituri. Bilan : 12 miliciens tués et 2 casques bleus blessés. Ces attaques pourraient hypothéquer la tenue du second tour de la présidentielle et les législatives provinciales dans certaines zones d’Ituri. Un officier supérieur des FARDC indique que les assaillants n’agissent pas sans un appui extérieur. L’on met implicitement en cause l’Ouganda. Le nombre des miliciens est estimé à 3.000. (La Référence Plus).

I.5. BIENTOT LES DRONES DE L’EUFOR REPRENNENT LE VOL

Les avions sans pilote « drones » de la Force de l’union européenne en RDC –EUFOR- vont reprendre leur survol de l’espace congolais, après un bref délai de suspension à la suite de l’accident d’un des leurs engins intervenu récemment à Kinshasa, faisant un mort et deux blessés. Un autre crash avait déjà eu lieu auparavant. Les résultats de premières enquêtes ont établi que l’origine du dernier accident serait due à une erreur humaine et aux mauvaises conditions météorologiques au moment du décollage de l’appareil.
(Le Palmarès, Le Potentiel)

I.6. DES OBSERVATEURS DE LA MONUC DANS LES GRANDES CASERNES

Des équipes d’observateurs de la MONUC ont été placées, depuis le 6 octobre 2006, dans les grandes casernes où sont entreposées des armes lourdes. Il s’agit notamment des casernes de la garde républicaine des camps Tshatshi, Kibomango et Ceta, mais aussi du camp Kokolo ainsi que des casernes des FARDC où se trouvent des soldats chargés de la sécurité du vice-président Jean-Pierre Bemba, notamment à Maluku et sur le Boulevard du 30 juin. La MONUC tient à ce que la situation ne dégénère plus surtout à Kinshasa. (Le Palmarès)

I.7. RISQUE D’AFFAIBLISSEMENT DE KABILA DANS LA PROVINCE ORIENTALE

La course effrénée pour le pouvoir à laquelle se livrent déjà des personnalités en vue de la Province Orientale n’augure pas des lendemains meilleurs pour l’AMP. La presse proche de cette coalition craint un risque d’affaiblissement de Joseph Kabila. A l’instar du Bandundu avec Gizenga à la primature, du Sud-Kivu avec Kamerhe à la tête de l’Assemblée, la province Orientale réclame aussi un poste important au sein des futures institutions. (La République)

II. ECONOMIE

II.1. UNE MISSION DU FMI A LA RESCOUSSE DU FRANC CONGOLAIS
Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) séjourne depuis samedi dernier à Kinshasa pour porter secours au FC. Les milieux économiques indiquent un déficit de plus de 20 milliards de FC au Trésor public à partir du mois de septembre dernier, avec comme conséquence la flambée du taux de change et des prix sur le marché. (Le Potentiel, L’Observateur).
 



Lundi 9 octobre 2006

La Une

L’actualité de ce jour est dominée par les préparatifs pour l’ouverture de la campagne électorale pour la présidentielle, la prolongation du mandat de l’EUFOR, le financement des élections, la restructuration des institutions, les alliances politiques pour le second tour ainsi que la lutte contre le tabagisme.

1. POLITIQUE

1.1. LA CAMPAGNE POUR LE SECOND TOUR S’OUVRE

La campagne électorale pour le second tour de l’élection présidentielle est ouverte bien avant son lancement officiel. Joseph Kabila via son épouse, Olive Lembe di Sita, s’est jeté précocement dans la bataille à la faveur des visites dans les marchés de Kinshasa. Cette-fois, l’AMP a bien abordé les choses, écrit-on dans la presse proche de cette coalition. Jean-Pierre Bemba, lui, va démarrer sa campagne par l’Est du pays. Son directeur de campagne, Joseph Olenghankoy, a expliqué que le choix de cette partie est dicté par le souci de récupérer toutes les voix que l’adversaire de Jean-Pierre Bemba avait raflées dans des conditions non élucidées. Olenghankoy pense qu’il faut commencer là où l’on cherche à convaincre. Il a recommandé aux candidats députés provinciaux qu’il a reçus samedi de déblayer le terrain en battant simultanément campagne pour le candidat de l’Union pour la Nation et pour eux-mêmes. Pour sa part, la Haute Autorité des médias –HAM- a reçu 40.000 dollars américains de la Communauté internationale pour financer la campagne électorale à travers les médias. (Le Soft International, Le Phare, Uhuru).

1.2. PROLONGATION ET RENFORCEMENT DU MANDAT DE L’EUFOR

Afin d’éviter que la tension post-électorale ne puisse dégénérer à un affrontement armé entre les militants de l’AMP et de l’UN, l’International Crisis Group, une ONG internationale américaine, en appelle à une limitation des gardes privées des candidats à la présidentielle et à une prolongation et un renforcement du mandant de la Force de l’Union européenne –EUFOR- à Kinshasa. Même les opposants à l’EUFOR militent désormais pour son maintien au-delà du 30 novembre. (Uhuru, Le Potentiel).

1.3. CONTRIBUTION FINANCIERE DE LA SUEDE ET DU PAYS-BAS AUX ELECTIONS

Les caisses de la Commission électorale indépendante –CEI- sont presque pleines pour une meilleure organisation du double scrutin du 29 octobre 2006. La CEI a annoncé le samedi 7 octobre deux importantes contributions financières de la Suède et du Pays-Bas. Les deux apportent 4 millions de dollars, pour le premier, et 5 millions, pour le second. Ces sommes sont versées directement au projet PNUD-APEC qui apportent un appui technique et matériel et assurent, en même temps, la gestion financière des contributions des partenaires. (Le Soft, Le Phare).

1.4. LA RESTRUCTURATION DES INSTITUTIONS A L’ORDRE DU JOUR

Des bouleversements ou chambardements de grande envergure sont annoncés au sein des institutions. Ces restructurations sont consécutives aux décisions que prendront les députés nationaux. Pour éviter de tomber sous le coup d’incompatibilité des mandats, les députés dont les mandats ont été validés sont obligés de se prononcer pour l’une ou l’autre fonction. A ce sujet, l’ultimatum du bureau provisoire de l’Assemblée nationale expire le 11 octobre. Le président de la République devrait éviter de prendre toute décision unilatérale et se référant au préalable à l’espace présidentiel, histoire de maintenir un climat serein en cette période électorale. (Le Potentiel, Forum des As).

1.5. RENCONTRE DES FIRST LADIES

Olive Lembe, la compagne de Joseph Kabila, a reçu des femmes parlementaires au cours d’un déjeuner offert au Grand Hôtel de Kinshasa et auquel était conviée Liliane Bemba, épouse de Jean-Pierre Bemba, adversaire de Kabila au second tour de l’élection présidentielle. Les deux first ladies ont échangé des cadeaux. L’on souhaite que l’acte posé inspire leurs maris. (L’Observateur, Le Palmarès).


1.6. ALLIANCES POLITIQUES

2. SOCIETE

2.1. LA RDC ENTEND RENFORCER SA LEGISLATION CONTRE LE TABAGISME

La RDC pense renforcer sa législation contre le tabagisme en adoptant un texte supérieur, le décret présidentiel. Jusque-là, ce secteur est régi principalement par l’ «Arrêté fixant les critères d’appréciation de la publicité sur le tabac et les boissons alcoolisées », complété par d’autres textes réglementaires. Dans le souci de protéger la population contre le tabagisme devenu une épidémie mondiale et ainsi se mettre au diapason des autres pays, un atelier s’est tenu en fin de semaine dernière à Kinshasa sur l’examen et l’adoption du décret antitabac. (Nouvel élan, La Référence Plus, Le Phare, Forum des As).
 



Samedi 7 octobre 2006

La Une

L’essentiel de l’actualité de ce samedi gravite autour de la guerre des communiqués à la Convention des démocrates congolais (Codeco), du débat contradictoire entre les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle et de l’éventualité d’un remaniement gouvernemental consécutif à la récente validation des mandats des députés. La désignation du futur Premier ministre, la conférence en Afrique du Sud sur le financement du barrage d’Inga et l’enquête sur le dernier crash du drone de la Force de l’Union européenne (EUFOR/RDC) sont également à l’ordre du jour.

1. POLITIQUE

1.1. LA GUERRE DES COMMUNIQUES A LA CODECO

La confusion persiste à la CODECO (Convention des démocrates congolais) suite à la décision d’une partie de ses membres d’apporter leur soutien à la candidature de JOSEPH KABILA, au second tour de la présidentielle.
La guerre des communiqués se poursuit entre les partisans du bâtonnier JEAN-CLAUDE MUYAMBO et ceux de PIERRE PAY PAY. Les deux protagonistes se disputent la présidence de cette coalition.
( Forum des As, La Référence Plus, La prospérité).



1.2. PAS DE DEBAT TELEVISE CONTRADICTOIRE ENTRE KABILA ET BEMBA

Bien qu’au cours de sa conférence de presse de jeudi dernier, Olivier Kamitatu, secrétaire permanent et porte-parole de l’AMP, n’ait pas écarté la possibilité d’un débat contradictoire entre le président sortant Joseph Kabila et son challenger Jean Pierre Bemba, il semble de plus en plus évident que l’entourage de JOSEPH KABILA veut escamoter cette rencontre. Les dirigeants de l’AMP redoutent de voir une telle tribune être transformée en un théâtre de pugilat verbal propice à des attaques personnelles.
Certains soutiennent même qu’un débat télévisé contradictoire entre les deux candidats n’est pas une obligation légale. (La Référence Plus).


1.3. VERS LE REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT

Après la validation à l’Assemblée nationale des mandats des ministres élus députés, on s’attend à la nomination d’un gouvernement intérimaire. La composition de ce gouvernement provisoire pourrait être rendu publique au courant de la semaine prochaine. Les réunions se multiplient au sein de la famille politique de Joseph Kabila. En vue de prévenir d’éventuels troubles après le second tour de la présidentielle, un général est pressenti au ministère de l’Intérieur pour remplacer Théophile Mbemba. On envisage également de nommer un gouverneur militaire à la tête de la ville de Kinshasa. (Le Palmarès)


1.4. PAS DE PREMIER MINISTRE AVANT JANVIER

L’ancien ministre de l’intérieur de Mobutu Félix Vunduawe te Pemako, constitutionnaliste et professeur de droit à l’Université de Kinshasa conseille à tous ceux qui rêvent d’occuper le poste de premier ministre de prendre leur mal en patience. Il faut attendre que les conditions fixées par la loi soient réunies pour désigner le chef du gouvernement. Il y a d’abord le bureau définitif de l’Assemblée nationale à installer. En outre, le parlement étant bicaméral, la majorité parlementaire ne pourra se dégager qu’après les sénatoriales.IL faudra également attendre l’investiture du chef de l’Etat élu prévue elle pour le 29 décembre. (La Prospérité)

1.5. COURSE AU GOUVERNORAT DES PROVINCES

Les acteurs politiques se bousculent en vue de diriger les futures provinces, conscients du fait que ces entités administratives représenteront demain « le pouvoir fort » de la République démocratique du Congo tant sur le plan politique qu’économique. La Constitution ayant décidé la rétrocession de 40 % des recettes de l’Etat aux provinces. D’où toute l’importance des prochaines élections provinciales dont la campagne officielle a été lancée hier par la Haute autorité des médias (HAM). (Le Potentiel)

 



REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE
JEUDI 5 OCTOBRE 2006

L’actualité de ce jour est dominée par la confusion au sein de l’UDPS, l’imbroglio à la CODECO, le trafic des cartes d’électeurs, la réunion des Evêques et la position du vice-président Z’Ahidi Ngoma. Un fait divers : l’achat d’un hélicoptère à Jean-Pierre Bemba par la Communauté internationale.

1. POLITIQUE

1.1. CONFUSION A L’UDPS

La confusion persiste à l’Union pour la démocratie et le progrès social –UDPS-, le parti d’Etienne Tshisekedi, suite aux divergences relatives au soutien ou ralliement à l’Union pour la Nation de Jean-Pierre Bemba. Le Collège des fondateurs de ce parti via deux de ses membres a enjoint la base de soutenir Bemba, alors que le Comité national a, lui, procédé à leur exclusion et à celle des 16 autres membres du parti parmi lesquels Gaston Dindo, directeur de campagne de Tshisekedi, et Bomanza, le porte-parole. Tshisekedi que les deux camps disent avoir consulté et dont ils se réclament avant de prendre position n’a toujours pas donné sa position. Le Collimateur, un journal pro-Kabila édité par le groupe de presse l’Avenir, société éditrice du journal l’Avenir suspendu pour avoir abusé de la photo de Jean-Pierre Bemba pour illustrer un article, fait état d’une cagnotte d’un million de dollars américains destinés à corrompre Tshisekedi en vue d’avoir son quitus.( Le Phare, Le Palmarès et Le Collimateur.)

1.2. DES CARTES D’ELECTEURS TRAFIQUEES

Des cartes d’électeurs sont trafiquées dans la ville de Kinshasa, notamment dans les communes de Masina et de Lemba. Ces cartes sont échangées contre 8 mille francs congolais, environ 16 dollars américains. Des personnalités et mécènes de la musique proche d’une plate-forme d’un candidat président de la République dont le nom n’a pas été révélé sont parmi les hommes-orchestres de cette opération. L’on croit savoir qu’il s’agit de l’AMP. L’honorable Lisanga Bonganga de l’Union pour la Nation de Jean-Pierre Bemba l’a dénoncé en disant que cette opération vise à manipuler les résultats du second tour de l’élection présidentielle et des provinciales. ( La Tempête des Tropiques et Le Phare.)

1.3. IMBROGLIO AUTOUR DE L’ADHESION DE LA CODECO A L’AMP DE KABILA

La confusion est totale à la Convention des démocrates congolais –CODECO- en ce qui concerne son adhésion à l’AMP en perspective du deuxième tour de la présidentielle. Pendant que le président de cette plate-forme, Pierre Pay Pay, habilité à engager la structure, ne s’est pas encore prononcé, parce que respectueux des préalables, certains membres de la coalition conduits par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo, plébiscité président, ont préféré prendre le raccourci. Ils ont fait adhérer la plate-forme à l’AMP.
Le courant se réclamant de Pay Pay ne se sent pas concerné. Pour eux, il reste le seul maître de la coalition. Tant qu’il n’aura dit un mot sur cette adhésion à l’AMP, rien ne sera pris en considération. (La Référence Plus, Uhuru et Observateur).

1.4 Z’AHIDI NGOMA DONNE SA POSITION SUR LE 2nd TOUR

Z’Ahidi Arthur Ngoma s’est finalement prononcé sur le second tour de l’élection présidentielle. Il a choisi le non alignement en ce qu’il ne donne pas de consigne de vote particulière en faveur de l’un ou de l’autre candidat à ce scrutin. Toutefois, Z’Ahidi invite les cadres et militants de la Convention du camp de la patrie, sa plate-forme politique, à y participer massivement en votant en âme et conscience. Dans une déclaration faite et dont La Prospérité se fait l’écho, le Camp de la patrie dit vouloir assumer ses options fondamentales, loin du danger que représente la bipolarisation de l’espace politique congolais. (La Prospérité)




1.5 LES EVEQUES CATHOLIQUES CONGOLAIS EN CONFERENCE

Une quarantaine d’évêques catholiques provenus de 47 diocèses du pays prennent part à Kinshasa aux travaux de la 41ème session de l’assemblée plénière de l’épiscopat de la RDC.
Avec l’enjeu du 2nd tour de la présidentielle, Le Palmarès, qui fait part de ces assises, note que « les Prélats comptent surprendre… ». Le cardinal Estou, retenu à l’étranger, souhaite voir les résolutions de ces travaux aider le peuple congolais à attendre, dans un climat apaisé, l’aboutissement du processus électoral en cours. Il a recommandé la prière du Rosaire en ce mois marial jusqu’à la tenue, le 29 octobre prochain, des élections provinciales et du deuxième tour de la présidentielle. (Le Palmarès)

2. FAIT DIVERS

2.1 UN NOUVEL HELICOPTERE POUR JEAN-PIERRE BEMBA

La communauté internationale a levé l’option d’acheter à Jean-Pierre Bemba un hélicoptère. Selon Le Potentiel, qui se réfère à « des sources concordantes », l’objectif visé est d’accorder les mêmes chances aux deux candidats en lice au second tour du scrutin présidentiel et ainsi battre campagne de façon équilibrée et ne s’appuyer sur aucun subterfuge pour contester les résultats. Il convient de rappeler que l’hélicoptère du vice –président Jean Pierre Bemba avait été détruit le 21 août par les miliciens du Président Kabila. (Le Potentiel)


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REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE
MERCREDI 4 OCTOBRE 2006


1. POLITIQUE

L’actualité de ce jour est dominée par la validation des mandats des députés nationaux élus et du crash du drone de l’EUFOR.


1.1. VALIDATION DES MANDATS DES DEPUTES

Après les travaux en commissions, la plénière de l’Assemblée Nationale, sous la direction du bureau provisoire, a procédé ce mardi 3 octobre à la validation des mandats des députés. Sur 500 députés élus 498 ont vu leurs mandats validés. Les deux députés recalés tous du Nord Kivu sont les honorables Paluku wa Muteti et Ndayifite Angy. Le premier est un repris de justice, à en croire la lettre du procureur général de la république adressée au bureau provisoire de l’Assemblée Nationale. Le second est décédé depuis le 5 juin 2006, bien avant les élections législatives. Le PPRD qui tient à la validation du mandat de ce dernier au bénéfice de son suppléant, dit avoir saisi en son temps la CEI. Selon les quotidiens Uhuru, La Réfénce Plus, l’Observateur et Le Palmarès, la prochaine plénière de l’Assemblée nationale est destinée à l’élaboration du Règlement d’ordre intérieur avant l’élection et l’installation du
La validation des mandats des députés étant ainsi effective, la conséquence est la démission des ministres et autres mandataires publics endéans huit jours, font observer ces journaux.

1.2. SESSION BUDGETAIRE AU SENAT
En revanche, la session actuelle du Sénat suscite bien d’interrogations dans la presse. « Sénat : une session pourquoi faire ? », titre Le Potentiel qui relève que le provisoire a la peau dure malgré le décor planté de la mise en place des institutions issues des urnes. Le journal note qu’il est de ces animateurs des institutions de la transition décidés à retarder l’avènement de la 3ème République. Et de s’interroger comment peut-on interpréter autrement l‘ouverture solennelle, le lundi 2 octobre de la session ordinaire d’octobre du Sénat de transition, généralement consacrée à l’examen du budget, si ce n’est qu’en terme de confusion, de provocation et de mépris envers le peuple congolais. Le journal se demande également d’où viendrait le projet dudit budget dès lors que le gouvernement actuel est démissionnaire et entrain d’expédier les affaires courantes.
Abondant dans le même sens, Forum des As titre : «En convoquant la session extraordinaire d’octobre, le Sénat accouche de son dernier scandale ». Pour le quotidien, d’aucuns s’interrogent sur l’opportunité politique et constitutionnelle de cette session dite budgétaire lorsqu’on sait qu’une session budgétaire suppose un gouvernement qui viendra déposer et défendre le budget. Le journal continue en indiquant que la session extraordinaire suppose également des moyens. Le peu d’argent dont dispose le gouvernement devra servir à l’installation de la nouvelle Assemblée nationale.

1.3 CRISE A LA CODECO

La destitution de Pierre Pay Pay de la direction de la CODECO –Convention des Démocrates Congolais-, plate-forme ayant soutenu sa candidature à la présidentielle du 30 juillet 2006, et son remplacement par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo a également fait la une des journaux. Cette décision a été rendue publique par le biais d’un communiqué de presse. La Référence Plus évoque deux raisons qui ont milité en faveur de ce limogeage. La première : le fait que son propre parti poltique, la DCF-COFEDEC, qui l’avait présneté à l’élection présidentielle sous les couleurs de la CODECO, a quitté cette plate-forme avec l’ensemble de ses 7 députés élus. La deuxième : le directoire reproche à Pay Pay de s’être opposé au courant majoritaire au sein de la coalition favorable à une alliance avec l’AMP au second tour de l‘élection présidentielle.
Forum des As parle de «Confusion à la CODECO ». Le journal note qu’après le ralliement de certains poids-lourds de cette plate-forme à l’AMP, l’UFERI Lukonzola dément et précise qu’on n’a jamais destitué le président de la plate-forme. Lukonzola révèle qu’il a été autorisé lors d’une réunion des sages à chaque parti, selon ses aspirations, d’adhérer à telle ou telle plate-forme. Pour lui, la CODECO reste unie autour de Pay Pay.
En clair, Kabila divise la CODECO.

1.4 LA CANDIDATURE DE KATUMBI DIVISE L’AMP

Dans un autre chapitre, Le Phare a écrit sur la bagarre pour le gouvernorat du Katanga, titrant : « Katumbi et Kyungu à couteaux tirés ». Le journal indique que la tension est au zénith à Lubumbashi et probablement dans certaines villes et localités de la province de Katanga. A la base, les accrochages entre les partisans de Moïse Katumbi, récemment élu député national et candidat aux provinciales, et ceux de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, également candidat à ce même scrutin. La candidature de Katumbi du PPRD qui vise le fauteuil de gouverneur de province divise le camp de Kabila –AMP- parce que Kyungu de l’UNAFEC a aussi les mêmes ambitions.


1.5. L’UDPS TOUJOURS DIVISEE AU SUJET DU RALLIEMENT A L’UNION POUR LA NATION

L’UDPS est toujours divisée au sujet du ralliement à l’Union pour la Nation –UN-, plate-forme électorale qui soutient la candidature de Jean-Pierre Bemba. Le comité national a exclu du parti Gaston Dyndo, Firmin Kama, Robert Kumu et Emmanuel Buankenda. Tous les quatre soutiennent le courant pro-Bemba et sont engagés à la cause de l’Union pour la nation. Ils ont déclaré avoir agi avec l’autorisation du chef du parti et leader, Etienne Tshisekedi. D’autres membres proches de ce courant, Jean-Baptiste Bomanza et Bomboko Junior sont également dans le collimateur du Comité national, annonce Le Phare. A son tour, le secrétariat national du parti se prononce, sur le même cas, samedi prochain.

2. FAITS DIVERS : CRASH DU DRONE DE L’EUFOR

Le crash du drone de l’EUFOR s’est également fait attirer les phares de l’actualité. L’accident a eu lieu à 14 heures sur le Bld Triomphal, aux abords du Stade des Martyrs de Kinshasa, tuant du coup une femme d’une trentaine d’années et faisant deux blessés graves parmi les passants. Selon Le Phare, qui se réfère à des milieux aéronautiques, l’engin sans pilote aurait connu une défaillance technique en plein vol. Le porte-parole de l’EUFOR, Thierry Fusalba, cité par Le Palmarès, souligne cependant que les causes de cet accident ne sont pas encore connues, et qu’une enquête sera ouverte pour les déterminer. Ce crash est le deuxième du genre. Le premier a eu lieu le 28 juillet dernier au quartier Kingabwa, dans la commune de Limete, causant des dégâts matériels importants. L’Avenir rappelle que lors du premier crash, la thèse d’une attaque par balles avait justifié l’accident. Le journal estime que l’EUFOR qui avait amélioré son image auprès de la population, doit encore mettre les bouchées doubles pour justifier ce deuxième accident.

 


ACCORD DE GOUVERNEMENT
GIZENGA, UNE REPONSE OU UNE QUESTION?


Vice-premier ministre il y a 45 ans, le patriarche se verrait le poste de premier ministre, alors que les paramètres de la gouvernance ont, depuis, diamétralement change. Ses capacités physiques et sa marge de manœuvre sont sujet à caution. Wait and see.

Antoine Gizenga(80ans) sera incessamment signifie de former le gouvernement suivant les accord de partenariat qui le lie au parti, le parti Lumumbiste unifie (Palu) a l’alliance pour la majorité présidentielle (AMP) qui soutient JOSEPH KABILA. Tout se passera après que l’Assemblée nationale aura valide les mandats des députes et désigne son bureau définitif. L’AMP (262 députes) et le Palu (34) ont convenu après des coriaces négociations, de diriger ensemble un gouvernement sous la direction du patriarche du Palu, personnage mythique et entièrement inconnu des congolais, voire des milliers des militants de ce Parti politico-religieux. Une grand-messe politique a été dite solennellement au grand Hôtel Kinshasa, samedi septembre dernier pour sceller les accords entre les deux partenaires. Suivant cet accord signe dans l’apparat, « (…) les deux parties ont signe un protocole d’Accord politique dont l’objet porte sur les points suivants : la constitution, n associant leurs députes et sénateurs respectifs, d’une coalition en vue de la formation de la majorité parlementaire ; l’élaboration d’un programme commun de gouvernement ; l’engagement du Palu a instruire ses militants et sympathisants et a mobiliser tous les électeurs pour le vote, au second tour de l’élection présidentielle, en faveur du candidat JOSEPH KABILA KABANGE ; la formation du gouvernement de coalition dirige par un premier ministre issu du Palu ; l’engagement d’œuvrer ensemble pour que le mandat de JOSEPH KABILA KABANGE, un fois élu, ceux des députés et sénateurs élus de deux parties ainsi que celui du gouvernement, soient consacrés exclusivement à l’instauration des valeurs républicaines évoquées ci-haut. Les deux parties ont énoncé les grands principes de fonctionnement du gouvernement de coalition et déterminé les critères objectifs dans la formation de l’équipe gouvernementale ainsi que des bureaux du Parlement (…) ».
Des zones d’ombre persistent
Une volée d’interrogations commence à traverser des esprits à la lecture de cet accord. Pourquoi le Palu obtiendrait-il la part du lion, c’est-à-dire la primature, lui qui n’apporte que 34 députés à l’Assemblée nationale. Au regard des jeux immenses du développement de la Rdc et des attentes de la population qui s’est déplacée en masse pour prendre part au processus électoral, quelles sont les garanties que les clauses de cet accord apportent pour rencontrer dans l’immédiat ces attentes ?
Est-ce que des problèmes de compétences et d’intégrité physique des acteurs en présence n’ont pas été éludés ?
Le Palu, parti certes discipliné mais composé en majorité des gens du peu, a-t-il des cartouches réellement valables pour jouer le rôle de poigne pour faire décoller une économie en état de marasme avancé ? Des questions de ce genre sont foison. A voir de près, des analystes ne trouvent dans cet accord qu’un seul objectif principal. Apporter la caution morale d’Antoine Gizenga et du Palu à l’élection de Joseph Kabila au second tour. Le reste ne serait que diversion.
Qu’attendre du prochain gouvernement ?
Les congolais se sont rués vers les urnes parce qu’ils croyaient que des institutions légitimes amélioreraient dans l’immédiat leur quotidien. Le niveau de pauvreté dans le pays atteint des cimes. Tous les rapports publiés par des instances internationales placent la Rdc en dernier plan.
De droit de l’homme à la sécurité des hommes et des investissements, de la bonne gouvernance aux critères macro et micro-économiques, du niveau de formation de ses habitants aux infrastructures, le pays boucle toujours les listes. Et pourtant, depuis un siècle, le pays est déclaré potentiellement scandaleusement riche. La classe politique profondément corrompue n’a pas pu lui rendre ne fût-ce que sa dignité. Les intérêts égoïstes ont eu la primeur sur l’intérêt public.
Pour nombre des congolais, c’est le moment ou jamais que les dirigeants doivent donner la preuve de leur détermination à quitter la zone rouge. Mais à regarder ce qui se trame, il y a risque fort de faire du sur place.
Les experts veulent bien voir l’homme de poigne qui puisse amorcer des réformes dans les entreprises publiques, canards boiteux de l’économie nationale. Il faut ensuite améliorer le climat des affaires pour attirer le maximum des investisseurs extérieurs et inciter les congolais à investir dans leur pays sans avoir peur d’être extorqué par un membre d’une famille influente. L’assainissement de l’environnement économique passe indubitablement par la sécurité. Le pays bruisse encore des bottes des militaires et la réconciliation nationale est loin d’être acquise, les derniers événements on démontré à quel point les hommes politiques ont utilisé des fractures longtemps pansées comme fonds de commerce pour gagner des élections. La réforme et l’intégration de l’armée ainsi que des services de sécurité piétinent. La police ne joue pas son rôle avec impartialité et l’armée s’immisce dans les opérations de police. A ceci, il faut ajouter l’équation des milices et des groupes armés négatifs entretenus à l’Est du pays, à l’instar des interahamwe, alors que la Monuc est appelée à se désengager dans un proche avenir.
En plus, ni l’AMP et encore moins le Palu n’ont un programme cohérent, soit-il extrapolé sur les littératures sorties de bureaux climatisés des institutions de Bretton Woods. En plus, les sciences ont profondément évolué et l’économie s’est donné des multiples théories plus performantes que vivantes.
Poursuite du PRC
La priorité du prochain gouvernement sera de fixer sa priorité. Le bateau prend l’eau de partout. Du point de vue économique, le gouvernement doit maintenir la barre du programme relais de consolidation (PRC),-un substitut du programme économique du gouvernement (PEG) arrêté par le Fonds monétaire international (FMI) pour risque de corruption-, afin de lui garantir un succès qui ramène le FMI et les capitaux et espérer l’annulation des la dette extérieure du pays qui frôle le USD 14 milliards. Pour y parvenir, la bonne gouvernance doit être de mise, c’est-à-dire mettre en œuvre l’ensemble des mécanismes soumis à l’éthique et la justice sociale pour le bien être de la population. Le prochain gouvernement est en face de grands défis à relever, et l’urgence s’impose.
Antoine Gizenga, une réponse ou une question
Gizenga a été vice-premier ministre il y a 45 ans. Beaucoup de choses ont changé dans la gestion des affaires publiques. Les méthodes de travail ont changé. L’informatique a surgi, jouant un rôle incontournable. La diplomatie de la guerre froide n’a plus droit de cité que dans les archives. Léopoldville est même devenu Kinshasa. Gizenga aura-t-il la visibilité nécessaire pour conduire les affaires de l’Etat ? Beaucoup d’observateurs, sans considérer cela comme manque de révérence, croient que non. L’homme a ses limites. Sage, il le restera mais le corps ne le soutiendra pas à l’infini. Le changement brusque de standing, la lourde responsabilité et le stress découlant de l’envie de bien faire risquent de porter un coup à ses capacités. Mais, le pays attend dans l’urgence l’impact visible de son action. C’est maintenant que le patriarche va faire la différence entre les discours politique et la réalité. Le mandat actuel verra trois gouvernements et les experts indiquent que Gizenga animera le plus court exécutif de cette législature, car après avoir joué son rôle de faire élire KABILA, 9 à 10 mois suffiront pour le renverser car ses sièges au Parlement représentent déjà le tiers de ceux du PPRD sans compter les alliés de ce dernier les plus inconditionnels au sein de l’AMP, à l’image du MSR.
Il est facile de trouver un moyen de démettre un gouvernement lors qu’on a la majorité au Parlement et que le programme du gouvernement n’est pas aisé, non seulement à mettre en œuvre, mais surtout à donner des résultats palpables dans l’immédiat.
Dans son discours prononcé samedi le 30 septembre dernier, Gizenga a fait preuve de beaucoup de sagesse mais surtout de prudence. Il a certes de mauvais souvenirs il y a plus de 45 ans, autour des alliances. C’est parti d’expériences qu’il a traîné KABILA sur la place publique pour signer des papiers. Mais ce n’est que de la paperasse, disent les observateurs.
Conscients de leurs insuffisances, le Palu et son leader, ratissent large pour dénicher les compétences nécessaires pour affronter l’immense enjeu qui les attend. Aujourd’hui, ce n’est plus l’affaire du Palu, dit-on dans les milieux des Bandundois. C’est l’affaire de la fierté d’une province. KABILA veut mesurer le poids politique de GIZENGA. Le patriarche va l’y mener voir. Dans 11 jours aujourd’hui.

E. MUS
Tiré de du journal Le Révélateur éd. n°291 du mardi 03 au lundi 09 Octobre 2006


Présidentielle 2006

L’Union pour la nation soutient J.P. Bemba pour le sprint final


Le Regroupement des nationalistes congolais (Renaco) a pris du poids et de la taille en donnant naissance à l’Union pour la nation (UN). Comme le Renaco au premier tour, l’UN s’est fixée comme objet principal une mobilisation tous azimuts des électeurs congolais pour la victoire du candidat Jean-Pierre Bemba au deuxième tour du scrutin présidentiel. La sortie officielle de cette grande coalition a eu lieu le samedi 23 septembre dans l’enceinte de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin) où s’étaient donné rendez-vous des dizaines de milliers des militants du Mlc, du Renaco et de l’UN ainsi que de nombreux sympathisants brandissant des emblèmes, notamment celui de l’UDPS.

Tout est parti sur les coups de 15h00 avec l’arrivée du président de l’Union pour la nation, président national du MLC et candidat au deuxième tour de l’élection présidentielle, Jean-Pierre Bemba Gombo. Il est accueilli chaleureusement par une foule en liesse, avant de faire son entrée dans la salle des conférences où l’attendaient toutes les personnalités qui avaient accepté de le soutenir dans la perspective d’une victoire au second tour du scrutin présidentiel.

Archicomble, la salle a vibré au rythme des applaudissements, cris et chants en l’honneur du candidat « de l’alternative pour le triomphe de la cause nationale ». Trois temps forts ont marqué l’événement du jour, à savoir les messages de soutien des personnalités politiques et de la société civile membres de l’UN, le discours du candidat Jean-Pierre Bemba et la signature de l’acte constitutif de l’UN, précédée de la déclaration constitutive.




Discours de circonstance de Jean-Pierre Bemba

Mes chers compatriotes, Mesdames et Messieurs, Distingués invités, La proclamation des résultats des élections tenues le 30 juillet 2006 a été un moment historique pour notre pays. Une première depuis plus de 40 ans !
L’événement aurait pu être une grande fête, pour son engagement qu’il sonnait comme l’aboutissement de plusieurs luttes en faveur de la liberté de notre peuple. Et, Dieu combien ce peuple en a payé un lourd tribut!

C’était le moment où la Nation pouvait rendre un hommage mérité à nos nombreux martyrs pour la liberté et la démocratie dans notre pays.

L’occasion était donnée à la classe politique entière de remercier la population ainsi que la Communauté internationale pour l’accompagnement et l’aide substantielle de ce processus. Hélas! C’était sans compter avec certains réflexes, qui ont brutalement jeté le pays sur les chemins incertains de la violence irresponsable. Violence que nous n’avons cessé, et que nous continuerons de désapprouver, parce qu’elle jette un discrédit total sur notre pays, son peuple et ses dirigeants.

Ce qui aurait dû être une fête a été ainsi transformée, par les caprices des uns, en deuil pour la patrie.

La sagesse et le sens de l’Etat auraient pu épargner à la Nation ce lot de désolations supplémentaires, qui a piégé nos concitoyens dans leur conviction légitime de s’être engagés dans un Etat de droit démocratique.

Comme vous le savez tous, nul n’est besoin de se livrer à une comptabilité macabre, pour se rendre à l’évidence de la tragédie que traverse notre pays aujourd’hui.

La violence a inutilement encore frappé le long du processus électoral et, le cœur du pays s’est mis encore à battre au rythme de l’instabilité, voulue et entretenue par certains acteurs politiques. Nous avons vu tomber les manifestants de Bundu dia Kongo, des journalistes assassinés, des hommes politiques enlevés, séquestrés et menacés ouvertement. Comble de tout, nous avons été menacés dans notre intégrité physique, au grand jour, aux yeux et au su de tous;

C’est pourquoi, avant toutes choses, j’aimerais vous inviter à observer une minute de silence pour toutes les victimes de l’intolérance.

Mes chers compatriotes,

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, publiés par la CEI en date du 20 août 2006, nous ont placé dans la compétition du deuxième tour de ce scrutin, convoqué pour le 29 octobre prochain.

Malgré ce résultat, nous ne pouvons nous résigner et nous taire sur les nombreuses irrégularités et fraudes, qui ont entaché le processus et que nous ne voulons plus voir se reproduire au second tour.

Les agressions, dont nous avons été victimes du 20 au 22 août, nous ont empêché de remercier, conformément aux us et coutumes démocratiques, la population congolaise pour sa mobilisation ainsi que ceux des électeurs, qui nous ont fait confiance le 30 juillet.

Mieux vaut tard que jamais, et donner tard ce n’est pas refuser. Je tiens à exprimer ici, de vive voix, pour la première fois, mes vifs remerciements à toute la population congolaise pour la mobilisation manifestée.

Je reste convaincu qu’il n’aurait pas été possible d’obtenir le second tour de l’élection présidentielle, n’eurent été la mobilisation de la population, la vigilance des partis politiques, de la société civile, des Eglises ainsi que le refus de la compromission.

En conquérant, de haute lutte le deuxième tour de l’élection présidentielle, le peuple a préservé l’essentiel, en se donnant l’opportunité de trancher, une fois pour toutes, prenant date cette fois-ci d’être plus vigilant contre les fraudes massives et les irrégularités.

Par cette victoire, notre peuple a démontré à la face du monde qu’il était mûr, pour pouvoir opérer en toute liberté, en dépit des interférences et intimidations de tous ordres, des choix majeurs pour son devenir.

Si nous avons été capables de vaincre la peur, de ne pas céder à la provocation, de résister et de dire non à la force brute, nous sommes aussi en mesure de déjouer le destin que certains voudraient nous imposer.

Soyons maîtres de notre devenir; faisons-en une destinée voulue, dépassant ce destin auquel on voudrait nous contraindre.

Pour y parvenir, il nous revient toute la responsabilité d’opérer le choix judicieux, compatible avec l’intérêt supérieur de la patrie.

Mes chers compatriotes,

Tout l’enjeu de ce processus électoral se joue à l’occasion de ce deuxième tour de l’élection présidentielle. L’avenir politique, économique et social de notre pays en dépend.

Il s’agit notamment de :

1. marquer la volonté de rupture avec les antivaleurs dénoncées depuis des décennies et, qui ont malheureusement resurgi lors de ce processus;

2. rassembler la Nation congolaise autour des valeurs de paix, de justice sociale, de cohésion nationale et de concorde intérieure, pour la reconquête et la défense de notre souveraineté nationale, tout en promouvant le bon voisinage;

3. consolider l’unité nationale autour d’un projet politique qui libère réellement le congolais, le plaçant au devant de ses responsabilités et restaurant la dignité de notre peuple;

4. donner un contenu au changement, en vue de provoquer le ralliement de toutes les forces sociales et politiques, à travers un gouvernement d’Union nationale, en mettant en œuvre par un dialogue sincère et franc, un programme qui réponde aux aspirations de la majorité du peuple congolais.

Mes chers compatriotes,

Nous avons la possibilité de créer, par la coalition des intelligences, la magie de la Nation congolaise pour être au rendez-vous de la mise en place d’un Etat de droit démocratique.

Un Etat qui protège et un Etat qui rassure. Un Etat fort, de par son autorité, exercée dans le respect des formes prescrites par la loi où règnent la paix publique, la sécurité publique et une justice indépendante, garante de l’exercice de nos libertés.

Un Etat doté d’une armée et d’une police au service de la République et non des intérêts partisans. Un Etat fort au service de la force de la loi, capable de renforcer l’autorité de l’Etat à travers la force des Institutions et non pas accroître la force des individus au sein des Institutions faibles.

Mes chers compatriotes,

En somme, le défi qui nous est lancé aujourd’hui, à l’occasion de ce second tour de l’élection présidentielle, est celui de savoir si les dirigeants congolais sont capables de redonner la dignité au peuple congolais, par un projet mobilisateur et rassembleur contre l’exclusion de toute sorte.

La coalition des forces politiques et sociales que nous mettons en place ce jour répond à cette aspiration profonde du peuple congolais d’aller à la reconquête de son pays et de laver l’humiliation qui lui est infligée.

L’Union pour la Nation constitue notre instrument commun de la matérialisation de ce rassemblement, en vue de cette reconquête de notre pays.

L’Union pour la Nation se veut d’abord être un espace politique d’ouverture sur l’ensemble de notre pays. Elle est, de ce fait, l’affirmation responsable de notre identité en tant que peuple libre et uni, refusant les germes de la division.

Les divisions factices Est-Ouest, Centre-Sud-Nord, ne sont pas congolaises. Nous disons que le Congo est UN et restera UN et Indivisible. Nous avons forgé notre unité par le martyr de l’indépendance et de la démocratisation. Nous ne nous laisserons pas emporter par ceux qui ne rêvent que de nous diviser pour mieux régner sur nous.

L’Union pour la Nation n’est pas un instrument de vanité à la quête du pouvoir pour le pouvoir. Comme il est énoncé dans sa Déclaration constitutive, elle est construite sur des engagements réciproques de servir la patrie à travers la défense de ses intérêts vitaux.

L’Union pour la Nation est ainsi au service d’une vision fondée sur la transformation de notre pays vers une société où fonctionne un Etat de droit et où règnent à la fois la justice sociale et une économie prospère. Une société congolaise où nos concitoyens retrouvent les motifs d’espérer à travers une bonne gouvernance du pays dans tous les domaines.

Mesdames, Messieurs,

Laissez-moi vous dire que j’ai personnellement sillonné ce grand Congo de part en part. Dans toutes les provinces, et il n’y a aucune facette de ce pays qui me soit étrangère. J’en éprouve une seule passion : voir le Congo reprendre sa place dans la région et dans le monde, au service du bien être de nos populations.

Je ne peux douter de ce que le peuple congolais, tel que je le connais, ne manquera de déceler dans l’Union pour la Nation, cette coalition des forces morales, politiques et sociales, des dignes filles et fils du pays, capables de le servir avec compétence dans l’équité, la justice et le bien être de tous.

De ce point de vue, l’Union pour la Nation est l’alternative du peuple congolais pour dire NON:

- Non à la poursuite de notre déchéance en tant que peuple;

- Non à l’appauvrissement moral et matériel de notre pays;

- Non à la régression démocratique vers une société où règne un leadership faible et despotique.

Mais l’Union pour la Nation c’est aussi, et heureusement, .l’alternative du peuple congolais pour dire OUI:

- Oui au redressement moral et matériel de notre pays, dans une société fondée sur la crainte de Dieu et l’amour du prochain;

- Oui à une société déterminée à reconquérir sa souveraineté et sa dignité;

-Oui à une société plus juste et solidaire où le dialogue par la force des idées prime sur la force brute, et où, au demeurant, la force de la loi s’impose à tous.

Mes chers compatriotes,

Le 29 octobre, nos compatriotes vont se rendre à ce grand rendez-vous avec l’Histoire. Si nous nous donnons les moyens de reconquête de notre propre souveraineté, à travers l’alternative de l’Union pour la Nation, nous choisirons d’écrire cette page de notre histoire avec un «H» majuscule.

A présent, la Nation vous regarde !

Et l’histoire, ce juge incorruptible, qui fait son œuvre avec le temps, interrogera un jour, chacun d’entre les congolais, sur ses responsabilités lorsqu’il avait été confronté à ce défi devant l’urne.

Ne soyons pas de ceux qui diront dans quelques années: si je savais. Puisque nous le savons désormais, prenons nos responsabilités!
Peuple congolais, levez-vous!

Faisons ensemble le choix à cette occasion d’une nouvelle gouvernance et d’un leadership, à la hauteur des ambitions du Congo:

-un leadership capable de rassembler la Nation, plutôt que de la diviser;

- un leadership capable de dialoguer avec la participation de tous, plutôt que l’exercice solitaire et autoritaire du pouvoir;

- un leadership capable d’assurer une correcte et active représentation du Congo dans le concert des Nations libres, plutôt que la réduction du Congo à une présence protocolaire, presque confidentielle.

Mes chers compatriotes,

Plus de 7 millions d’électeurs inscrits ne se sont pas rendus aux urnes le 30 juillet 2006. Ils ont, sans nul doute, des raisons légitimes pour lesquelles ils se sont abstenus de participer au premier tour.

Aujourd’hui que la vigilance de tous a déjoué les plans de ceux qui voulaient, à tout prix, escamoter le deuxième tour, plus rien ne devrait justifier l’abstention. C’est donc un devoir civique: une exigence de notre citoyenneté que d’aller voter massivement. Face aux grands dangers, démontrons la grandeur de notre peuple, en taisant nos différences pour sauver le CONGO.

Saisissons-nous de cette occasion pour exprimer démocratiquement notre volonté de Changement radical !

C’est pourquoi, je voudrais ici, le plus solennellement, demander à nos compatriotes qui n’ont pu voter au premier tour, par abstention, de se mobiliser massivement, cette fois ci, pour exprimer leurs attentes d’alternance.

Nous avons compris leur message, et nous en tiendrons compte!

En se joignant aux électeurs du premier tour, les abstentionnistes sont à même de contribuer de façon déterminante à la réussite du camp de l’Union pour la Nation.

Ce pourquoi vous vous êtes abstenus a été démonté; prenez maintenant le courage d’assurer la victoire de votre camp, celui des nationalistes, désireux de réinstaurer le dialogue et la concertation avec tout le monde.

Je vous prie, chers frères et sœurs, de saisir cette opportunité du 2ème tour, qui nous offre la possibilité de nous réapproprier définitivement le processus électoral, et de relancer la machine du dialogue politique et de la décision, par la recherche du consensus entre les principales forces politiques et sociales du pays, au travers d’un Gouvernement d’Union nationale.

L’ambition de l’Union pour la Nation est de sceller une véritable réconciliation nationale par un Gouvernement d’Union rassemblant, y compris, les forces politiques qui n’ont pas participé ni à la Transition, ni au processus électoral, et ceux contre qui il a été dressé des obstacles pour participer au processus électoral.

J’en appelle donc au sens élevé de patriotisme et de détermination du peuple congolais pour vaincre cette étape de la lutte.

Nous avons été capable de surprendre en imposant le deuxième tour, déjouant tous les calculs bien pensés. Nous sommes encore en mesure d’en remontrer à la face du monde, de nos enfants et de l’histoire, que nous sommes toujours capables de décider de ce que nous voulons pour le Congo.

Mesdames, Messieurs,

Je remercie ceux qui ont refusé de cautionner un «hold-up» au premier tour, en allant voter pour une alternance.

Je les appelle à demeurer constants dans cette voie, qui se cristallise autour de notre candidature au deuxième tour, contre l’immobilisme et la conservation d’un système que vous avez en majorité largement rejeté au premier tour.

Ce, d’autant plus, qu’à quelque chose malheur est bon, les événements du 20 au 23 août ont démontré à ceux qui en doutaient encore, le chemin qu’il ne faut surtout pas emprunter.

Les raisons pour lesquelles, vous avez refusé de donner votre voix au hold-up du premier tour, demeurent valables et tenez bon au second tour.

Mesdames, Messieurs

Le deuxième tour n’est ni la réplique ni la continuité du premier!

C’est un nouveau round pour le peuple congolais de se ressaisir et repartir du bon pied.

En réalité, nonobstant la fraude, plus de 70% de nos compatriotes n’ont pas voulu continuer l’expérience amorcée depuis 1997 et réactivée en 2001.

Le temps de la guerre, des intimidations, des mensonges, de la manipulation, de la diabolisation, de la corruption et des achats des consciences est définitiveme