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Mercredi 11 octobre 2006
REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE
Les nominations au sein du gouvernement de transition, de la
territoriale et du cabinet du président Joseph Kabila sont
la préoccupation dominante des journaux de ce mercredi
matin. La presse congolaise annonce aussi la fin ce mercredi
de l’ultimatum aux députés concernés par l’incompatibilité
des fonctions et le débat contradictoire le 26 octobre entre
les deux candidats retenus au second tour de la
présidentielle. L’adhésion à l’Union pour la Nation (UN) de
la majorité de membres de l’Union des démocrates mobutistes
(UDEMO) de Nzanga Mobutu, l’arrivé lundi à Kinshasa des
observateurs de l’Union européenne et la plainte de la
Fédération congolaise de football (FECOFA) contre la
Fédération libyenne intéressent également la presse
congolaise.
1. POLITIQUE
1.1. NOMINATION AU SEIN DU GOUVERNEMENT, DE LA TERRITORIALE
ET DU CABINET DE JOSEPH KABILA
Le président Joseph Kabila a, aux termes de trois décrets
signés hier, procédé à plusieurs nouvelles nominations :
quatre ministres et deux vice-ministres, trois gouverneurs
et deux vice-gouverneurs de province et quelques cadres de
son cabinet. Le général-major Dénis Kalume Numbi est nommé à
l’Intérieur, Philomène Omatuku à l’Industrie et PME,
Augustin Cimanga à l’Energie et Zacharie Kashongwe à la
Santé. Jean Kamoni et Astrid Buka sont nommés vice-ministres
respectivement aux Mines et à l’Enseignement primaire,
secondaire et professionnel. L’amiral Liwanga Mata Yamunyobo
prend la tête de la ville de Kinshasa et remplace ainsi
Kimbembe Mazunga rappelé au cabinet du chef de l’Etat.
Toutes ces nominations, consécutives à l’incompatibilité qui
frappait certains députés élus à l’Assemblée nationale, ne
concernent que la famille politique de Joseph Kabila. La
presse congolaise soulève déjà quelques interrogations :
avec la nomination des officiers supérieurs des Forces
armées à des fonctions politiques, le président de la
république a-t-il respecté les dispositions de la nouvelle
Constitution qui prescrit que les militaires sont désormais
apolitiques ? A-t-il engagé une militarisation de la
campagne électorale? (Le Potentiel, Le Palmarès, Le Phare,
La Référence Plus, L’Avenir, Forum des As, Uhuru)
1.2. FIN CE MERCREDI DE L’ULTIMATUM AUX DEPUTES CONCERNES
PAR L’INCOMPATIBILITE
Les députés élus de l’Assemblée nationale qui continuent à
faire le cumul entre la députation et leurs anciennes
fonctions n’ont plus que la journée de ce mercredi pour
opérer leur choix. Selon l’ultimatum lancé par le bureau
provisoire de la chambre basse du parlement, ceux qui ne se
seront pas prononcés verront tout simplement leur mandat
d’élu invalidé. (Le Palmarès)
1.3. DEBAT CONTRADICTOIRE ENTRE LES DEUX CHALLENGERS LE 26
OCTOBRE 2006
Le 26 octobre prochain aura lieu le face-à-face sous forme
d’un débat contradictoire radio-télévisé entre les deux
candidats en lice au 2me tour de la présidentielle, a
annoncé hier l’autorité de régulation des médias, la HAM.
Durant la campagne électorale, la Ham interdit désormais aux
médias de recevoir des intervenants d’une seule tendance.
Elle leur a également interdit de diffuser des messages
faisant appel à la congolité et incitant à la haine, à la
violence et à la xénophobie.
La RTNC en tant que média public est tenu d’assurer, pendant
cette période de campagne électorale, un traitement
égalitaire, accordant ainsi non seulement aux deux candidats
le même temps d’antenne, mais aussi à leurs délégués
respectifs.
De son côté l’Observatoire des médias congolais (OMEC)
organise à partir de ce mercredi un séminaire axé sur les
notions de bonne conduite durant la campagne électorale. Ce
séminaire est destiné aux cadres de l’Alliance pour la
majorité présidentielle (AMP) et à ceux de l’Union pour la
nation (UN). (Uhuru, Forum, L’Avenir, Le Potentiel, Le
Phare).
1.4. L’UDEMO ADHERE A L’U.N
Après les cinq partis membres de la Convention des
démocrates congolais (Codeco), les notables de la province
orientale, la plate-forme CDC/RENAISSANCE , l’Union pour la
nation (UN) vient d’enregistrer un nouveau ralliement . Il
s’agit du groupe majoritaire de l’Union des démocrates
mobutistes (UDEMO) piloté par le député MODESTE EBOMA. La
cérémonie de signature de l’acte d’adhésion est intervenue
hier mardi. Dans leur mot de bienvenue, les nouveaux
adhérents ont indiqué que leur organisation avait décidé
d’adhérer à l’UN en vue de soutenir le candidat JP BEMBA au
second tour de la présidentielle. MODESTE EBOMA le nouveau
président de l’UDEMO qui a rappelé aux militants les acquis
et les valeurs du mobutisme les a conviés à élire
massivement JP BEMBA au scrutin du 29 octobre prochain.(Le
Phare, La Référence Plus).
1.5. TROIS CENTS OBSERVATEURS DE L’UE EN RDC
Les 300 observateurs de la Mission d’observation électorale
de l’Union européenne (MOE- UE) seront bientôt de retour en
Rdc. Eric des Pallières, le chef adjoint de la mission
d’observation, qui a annoncé ce nouveau déploiement a
rappelé que la MOE-UE avait relevé de nombreuses
irrégularités et fraudes lors du scrutin du 30 juillet
dernier. Selon ce dernier, plusieurs gardes fous essentiels
à la transparence du scrutin avaient été inégalement
respectés. Des variations inexpliquées du nombre des bureaux
de vote avaient été constatées lors des scrutins du 30
juillet. (Uhuru, Le Phare)
2. SPORTS
2.1. PLAINTE DE LA FECOFA CONTRE LA FEDERATION LIBYENNE
La Fédération congolaise de football (FECOFA) a déposé lundi
dernier à la Confédération africaine de football (CAF) une
plainte contre la Fédération libyenne, suite aux incidents
survenus dimanche à Tripoli lors de la rencontre qui a
opposé la Libye à la RDC. Les spectateurs libyens se sont
mis à jeter des projectiles sur l’aire de jeu après le but
congolais (39ème minute). Le jet des projectiles s’est
poursuivi à la pause lorsque les joueurs congolais
rentraient dans les vestiaires. (L’Avenir)
Mardi 10 octobre 2006
La Une
L’actualité de ce jour est dominée par le débat autour de la
majorité parlementaire, l’affaire de l’incompatibilité du
mandat de certains députés, les combats en Ituri, la
convergence des vues entre Jean-Pierre Bemba et Bundu dia
Kongo, la course au pouvoir dans la Province Orientale, les
premiers résultats de l’enquête relative au crash du drone
de l’EUFOR, les alliances politiques pour le second tour,
les sites jugés dangereux par la MONUC et le déficit du
Programme relais de consolidation (PRC).
I. POLITIQUE
I.1.DEBAT AUTOUR DE LA MAJORITE PARLEMENTAIRE
Réagissant à la polémique sur la compréhension de la
majorité parlementaire, le président du bureau provisoire de
l’Assemblée nationale, Joseph Mbenza Thubi, a indiqué que
lorsqu’on parle d’une majorité parlementaire, c’est la
majorité de l’Assemblée nationale et du Sénat, selon les
cas. Si le Sénat vote des lois, ce n’est pas la majorité du
Sénat qu’on va prendre en compte, mais c’est la majorité de
l’Assemblée nationale parce que c’est elle qui donne le
quitus au Gouvernement. C’est aussi l’avis des partisans de
l’AMP. Par contre, à l’Union pour la Nation –UN, on
s’accorde à dire qu’on ne peut pas parler d’une quelconque
majorité parlementaire au stade actuel tant que le Sénat
n’est pas encore installé et tant que le Président de la
République n’est pas encore connu. La tendance actuelle peut
basculer parce qu’il n’y a pas, toujours selon l’UN, une
majorité au sens de la Constitution. D’où la proposition de
s’en remettre à la Cour Suprême de Justice pour qu’elle
donne la meilleure lecture de la loi sur cette question.
(Forum des AS, Uhuru).
I.2. KABILA AURAIT PLANIFIE LE NETTOYAGE DE SON ENTOURAGE
SOUS PRETEXTE D’INCOMPATIBILITE
Le délai de huit jours que Joseph Kabila a accordé aux
membres de son entourage et de sa famille politique élus
députés pour rendre le tablier sous peine d’incompatibilité
expire demain mercredi 11 octobre. Des analystes indiquent
que Kabila aurait pris cette décision pour se débarrasser de
certains membres de son entourage qui n’auraient pas été à
la hauteur de différentes tâches qu’il leur avait confiées
pour asseoir et entretenir son image. Kabila aurait choisi
de ne pas frustrer certains de ses proches collaborateurs en
leur proposant de se présenter aux législatives. Mission
accomplie, il aurait préparé des décrets confirmant ce
nettoyage. Le président du bureau provisoire de l’Assemblée
nationale a, lui, appelé les députés concernés par le cas
d’incompatibilité de se conformer à l’article 108 de la
Constitution de la 3ème République. (Le Palmarès, Forum des
AS).
I.3.LES ALLIANCES POLITIQUES POUR LE SECOND TOUR
I.3.1. L’UN SIGNE UNE CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC LA
CDC/RENAISSANCE
L’Union pour la Nation de Jean-Pierre Bemba continue à
fédérer. Elle a conclu une alliance avec la plate forme
CDC/RENAISSANCE dénommée convention de partenariat. Le
coordonnateur de l’UN, François Muamba, a déclaré que la
coalition qui soutien la candidature de Jean-Pierre Bemba au
second tour de l’élection présidentielle est une grande
maison. Elle veut rassembler les Congolais autour des
projets, d’une vision en vue de donner au pays l’aptitude de
se développer après les élections. La CDC/RENAISSANCE amène
15 députés dans la grande famille de l’UN. Elle y adhère
avec l’ambition de ratisser large en vue de conquérir le
pouvoir de la manière la plus démocratique. (Le Potentiel,
Forum des AS).
I.3.2. L’AMP ET l’UDEMO SCELLENT LEUR MARIAGE AU GHK
L’Alliance de la majorité présidentielle –AMP- de Joseph
Kabila et l’Union des démocrates congolais de Nzanga Mobutu
scellent leur mariage par la signature d’un protocole
d’alliance ce mardi au Grand Hôtel de Kinshasa –GHK-. (Le
Collimateur, L’Observateur).
I.3.3. LA CODECO DEMEURE FIDELE A PAY PAY
Faustin Lukonzola, président de l’UFERI, parti membre de la
CODECO, a déclaré que la majorité des partis de cette
plate-forme demeurent fidèles à son président Pierre Pay Pay.
Pour lui, l’AMP cherche à déstabiliser la CODECO qui a
choisi de n’appuyer ni Kabila ni Bemba. (Forum des AS).
I.3.4. CONVERGENCE DE VUES ENTRE JEAN-PIERRE BEMBA ET BUNDU
DIA KONGO
En l’absence d’un mot d’ordre de la haute hiérarchie du
mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK), ses
adeptes ne cachent pas leur enthousiasme dans le combat de
Jean-Pierre Bemba. Ils trouvent une convergence de vues
entre le leader de l’Union pour la Nation et celui de BDK,
Ne Muanda Nsemi. La convergence se situerait, selon les
adeptes, au niveau de la lutte pour les libertés
fondamentales et dans la quête permanente de la justice pour
tous les Congolais. (Le Périscope)
I.4. COMBATS EN ITURI
Des nouveaux combats ont éclaté en Ituri. Bilan : 12
miliciens tués et 2 casques bleus blessés. Ces attaques
pourraient hypothéquer la tenue du second tour de la
présidentielle et les législatives provinciales dans
certaines zones d’Ituri. Un officier supérieur des FARDC
indique que les assaillants n’agissent pas sans un appui
extérieur. L’on met implicitement en cause l’Ouganda. Le
nombre des miliciens est estimé à 3.000. (La Référence
Plus).
I.5. BIENTOT LES DRONES DE L’EUFOR REPRENNENT LE VOL
Les avions sans pilote « drones » de la Force de l’union
européenne en RDC –EUFOR- vont reprendre leur survol de
l’espace congolais, après un bref délai de suspension à la
suite de l’accident d’un des leurs engins intervenu
récemment à Kinshasa, faisant un mort et deux blessés. Un
autre crash avait déjà eu lieu auparavant. Les résultats de
premières enquêtes ont établi que l’origine du dernier
accident serait due à une erreur humaine et aux mauvaises
conditions météorologiques au moment du décollage de
l’appareil.
(Le Palmarès, Le Potentiel)
I.6. DES OBSERVATEURS DE LA MONUC DANS LES GRANDES CASERNES
Des équipes d’observateurs de la MONUC ont été placées,
depuis le 6 octobre 2006, dans les grandes casernes où sont
entreposées des armes lourdes. Il s’agit notamment des
casernes de la garde républicaine des camps Tshatshi,
Kibomango et Ceta, mais aussi du camp Kokolo ainsi que des
casernes des FARDC où se trouvent des soldats chargés de la
sécurité du vice-président Jean-Pierre Bemba, notamment à
Maluku et sur le Boulevard du 30 juin. La MONUC tient à ce
que la situation ne dégénère plus surtout à Kinshasa. (Le
Palmarès)
I.7. RISQUE D’AFFAIBLISSEMENT DE KABILA DANS LA PROVINCE
ORIENTALE
La course effrénée pour le pouvoir à laquelle se livrent
déjà des personnalités en vue de la Province Orientale
n’augure pas des lendemains meilleurs pour l’AMP. La presse
proche de cette coalition craint un risque d’affaiblissement
de Joseph Kabila. A l’instar du Bandundu avec Gizenga à la
primature, du Sud-Kivu avec Kamerhe à la tête de
l’Assemblée, la province Orientale réclame aussi un poste
important au sein des futures institutions. (La République)
II. ECONOMIE
II.1. UNE MISSION DU FMI A LA RESCOUSSE DU FRANC CONGOLAIS
Une délégation du Fonds monétaire international (FMI)
séjourne depuis samedi dernier à Kinshasa pour porter
secours au FC. Les milieux économiques indiquent un déficit
de plus de 20 milliards de FC au Trésor public à partir du
mois de septembre dernier, avec comme conséquence la flambée
du taux de change et des prix sur le marché. (Le Potentiel,
L’Observateur).
Lundi 9 octobre 2006
La Une
L’actualité de ce jour est dominée par les préparatifs pour
l’ouverture de la campagne électorale pour la
présidentielle, la prolongation du mandat de l’EUFOR, le
financement des élections, la restructuration des
institutions, les alliances politiques pour le second tour
ainsi que la lutte contre le tabagisme.
1. POLITIQUE
1.1. LA CAMPAGNE POUR LE SECOND TOUR S’OUVRE
La campagne électorale pour le second tour de l’élection
présidentielle est ouverte bien avant son lancement
officiel. Joseph Kabila via son épouse, Olive Lembe di Sita,
s’est jeté précocement dans la bataille à la faveur des
visites dans les marchés de Kinshasa. Cette-fois, l’AMP a
bien abordé les choses, écrit-on dans la presse proche de
cette coalition. Jean-Pierre Bemba, lui, va démarrer sa
campagne par l’Est du pays. Son directeur de campagne,
Joseph Olenghankoy, a expliqué que le choix de cette partie
est dicté par le souci de récupérer toutes les voix que
l’adversaire de Jean-Pierre Bemba avait raflées dans des
conditions non élucidées. Olenghankoy pense qu’il faut
commencer là où l’on cherche à convaincre. Il a recommandé
aux candidats députés provinciaux qu’il a reçus samedi de
déblayer le terrain en battant simultanément campagne pour
le candidat de l’Union pour la Nation et pour eux-mêmes.
Pour sa part, la Haute Autorité des médias –HAM- a reçu
40.000 dollars américains de la Communauté internationale
pour financer la campagne électorale à travers les médias.
(Le Soft International, Le Phare, Uhuru).
1.2. PROLONGATION ET RENFORCEMENT DU MANDAT DE L’EUFOR
Afin d’éviter que la tension post-électorale ne puisse
dégénérer à un affrontement armé entre les militants de
l’AMP et de l’UN, l’International Crisis Group, une ONG
internationale américaine, en appelle à une limitation des
gardes privées des candidats à la présidentielle et à une
prolongation et un renforcement du mandant de la Force de
l’Union européenne –EUFOR- à Kinshasa. Même les opposants à
l’EUFOR militent désormais pour son maintien au-delà du 30
novembre. (Uhuru, Le Potentiel).
1.3. CONTRIBUTION FINANCIERE DE LA SUEDE ET DU PAYS-BAS AUX
ELECTIONS
Les caisses de la Commission électorale indépendante –CEI-
sont presque pleines pour une meilleure organisation du
double scrutin du 29 octobre 2006. La CEI a annoncé le
samedi 7 octobre deux importantes contributions financières
de la Suède et du Pays-Bas. Les deux apportent 4 millions de
dollars, pour le premier, et 5 millions, pour le second. Ces
sommes sont versées directement au projet PNUD-APEC qui
apportent un appui technique et matériel et assurent, en
même temps, la gestion financière des contributions des
partenaires. (Le Soft, Le Phare).
1.4. LA RESTRUCTURATION DES INSTITUTIONS A L’ORDRE DU JOUR
Des bouleversements ou chambardements de grande envergure
sont annoncés au sein des institutions. Ces restructurations
sont consécutives aux décisions que prendront les députés
nationaux. Pour éviter de tomber sous le coup
d’incompatibilité des mandats, les députés dont les mandats
ont été validés sont obligés de se prononcer pour l’une ou
l’autre fonction. A ce sujet, l’ultimatum du bureau
provisoire de l’Assemblée nationale expire le 11 octobre. Le
président de la République devrait éviter de prendre toute
décision unilatérale et se référant au préalable à l’espace
présidentiel, histoire de maintenir un climat serein en
cette période électorale. (Le Potentiel, Forum des As).
1.5. RENCONTRE DES FIRST LADIES
Olive Lembe, la compagne de Joseph Kabila, a reçu des femmes
parlementaires au cours d’un déjeuner offert au Grand Hôtel
de Kinshasa et auquel était conviée Liliane Bemba, épouse de
Jean-Pierre Bemba, adversaire de Kabila au second tour de
l’élection présidentielle. Les deux first ladies ont échangé
des cadeaux. L’on souhaite que l’acte posé inspire leurs
maris. (L’Observateur, Le Palmarès).
1.6. ALLIANCES POLITIQUES
2. SOCIETE
2.1. LA RDC ENTEND RENFORCER SA LEGISLATION CONTRE LE
TABAGISME
La RDC pense renforcer sa législation contre le tabagisme en
adoptant un texte supérieur, le décret présidentiel.
Jusque-là, ce secteur est régi principalement par l’ «Arrêté
fixant les critères d’appréciation de la publicité sur le
tabac et les boissons alcoolisées », complété par d’autres
textes réglementaires. Dans le souci de protéger la
population contre le tabagisme devenu une épidémie mondiale
et ainsi se mettre au diapason des autres pays, un atelier
s’est tenu en fin de semaine dernière à Kinshasa sur
l’examen et l’adoption du décret antitabac. (Nouvel élan, La
Référence Plus, Le Phare, Forum des As).
Samedi 7 octobre 2006
La Une
L’essentiel de l’actualité de ce samedi gravite autour de la
guerre des communiqués à la Convention des démocrates
congolais (Codeco), du débat contradictoire entre les deux
candidats au second tour de l’élection présidentielle et de
l’éventualité d’un remaniement gouvernemental consécutif à
la récente validation des mandats des députés. La
désignation du futur Premier ministre, la conférence en
Afrique du Sud sur le financement du barrage d’Inga et
l’enquête sur le dernier crash du drone de la Force de
l’Union européenne (EUFOR/RDC) sont également à l’ordre du
jour.
1. POLITIQUE
1.1. LA GUERRE DES COMMUNIQUES A LA CODECO
La confusion persiste à la CODECO (Convention des démocrates
congolais) suite à la décision d’une partie de ses membres
d’apporter leur soutien à la candidature de JOSEPH KABILA,
au second tour de la présidentielle.
La guerre des communiqués se poursuit entre les partisans du
bâtonnier JEAN-CLAUDE MUYAMBO et ceux de PIERRE PAY PAY. Les
deux protagonistes se disputent la présidence de cette
coalition.
( Forum des As, La Référence Plus, La prospérité).
1.2. PAS DE DEBAT TELEVISE CONTRADICTOIRE ENTRE KABILA ET
BEMBA
Bien qu’au cours de sa conférence de presse de jeudi
dernier, Olivier Kamitatu, secrétaire permanent et
porte-parole de l’AMP, n’ait pas écarté la possibilité d’un
débat contradictoire entre le président sortant Joseph
Kabila et son challenger Jean Pierre Bemba, il semble de
plus en plus évident que l’entourage de JOSEPH KABILA veut
escamoter cette rencontre. Les dirigeants de l’AMP redoutent
de voir une telle tribune être transformée en un théâtre de
pugilat verbal propice à des attaques personnelles.
Certains soutiennent même qu’un débat télévisé
contradictoire entre les deux candidats n’est pas une
obligation légale. (La Référence Plus).
1.3. VERS LE REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT
Après la validation à l’Assemblée nationale des mandats des
ministres élus députés, on s’attend à la nomination d’un
gouvernement intérimaire. La composition de ce gouvernement
provisoire pourrait être rendu publique au courant de la
semaine prochaine. Les réunions se multiplient au sein de la
famille politique de Joseph Kabila. En vue de prévenir
d’éventuels troubles après le second tour de la
présidentielle, un général est pressenti au ministère de
l’Intérieur pour remplacer Théophile Mbemba. On envisage
également de nommer un gouverneur militaire à la tête de la
ville de Kinshasa. (Le Palmarès)
1.4. PAS DE PREMIER MINISTRE AVANT JANVIER
L’ancien ministre de l’intérieur de Mobutu Félix Vunduawe te
Pemako, constitutionnaliste et professeur de droit à
l’Université de Kinshasa conseille à tous ceux qui rêvent
d’occuper le poste de premier ministre de prendre leur mal
en patience. Il faut attendre que les conditions fixées par
la loi soient réunies pour désigner le chef du gouvernement.
Il y a d’abord le bureau définitif de l’Assemblée nationale
à installer. En outre, le parlement étant bicaméral, la
majorité parlementaire ne pourra se dégager qu’après les
sénatoriales.IL faudra également attendre l’investiture du
chef de l’Etat élu prévue elle pour le 29 décembre. (La
Prospérité)
1.5. COURSE AU GOUVERNORAT DES PROVINCES
Les acteurs politiques se bousculent en vue de diriger les
futures provinces, conscients du fait que ces entités
administratives représenteront demain « le pouvoir fort » de
la République démocratique du Congo tant sur le plan
politique qu’économique. La Constitution ayant décidé la
rétrocession de 40 % des recettes de l’Etat aux provinces.
D’où toute l’importance des prochaines élections
provinciales dont la campagne officielle a été lancée hier
par la Haute autorité des médias (HAM). (Le Potentiel)
REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE
JEUDI 5 OCTOBRE 2006
L’actualité de ce jour est dominée par la confusion au sein
de l’UDPS, l’imbroglio à la CODECO, le trafic des cartes
d’électeurs, la réunion des Evêques et la position du
vice-président Z’Ahidi Ngoma. Un fait divers : l’achat d’un
hélicoptère à Jean-Pierre Bemba par la Communauté
internationale.
1. POLITIQUE
1.1. CONFUSION A L’UDPS
La confusion persiste à l’Union pour la démocratie et le
progrès social –UDPS-, le parti d’Etienne Tshisekedi, suite
aux divergences relatives au soutien ou ralliement à l’Union
pour la Nation de Jean-Pierre Bemba. Le Collège des
fondateurs de ce parti via deux de ses membres a enjoint la
base de soutenir Bemba, alors que le Comité national a, lui,
procédé à leur exclusion et à celle des 16 autres membres du
parti parmi lesquels Gaston Dindo, directeur de campagne de
Tshisekedi, et Bomanza, le porte-parole. Tshisekedi que les
deux camps disent avoir consulté et dont ils se réclament
avant de prendre position n’a toujours pas donné sa
position. Le Collimateur, un journal pro-Kabila édité par le
groupe de presse l’Avenir, société éditrice du journal
l’Avenir suspendu pour avoir abusé de la photo de
Jean-Pierre Bemba pour illustrer un article, fait état d’une
cagnotte d’un million de dollars américains destinés à
corrompre Tshisekedi en vue d’avoir son quitus.( Le Phare,
Le Palmarès et Le Collimateur.)
1.2. DES CARTES D’ELECTEURS TRAFIQUEES
Des cartes d’électeurs sont trafiquées dans la ville de
Kinshasa, notamment dans les communes de Masina et de Lemba.
Ces cartes sont échangées contre 8 mille francs congolais,
environ 16 dollars américains. Des personnalités et mécènes
de la musique proche d’une plate-forme d’un candidat
président de la République dont le nom n’a pas été révélé
sont parmi les hommes-orchestres de cette opération. L’on
croit savoir qu’il s’agit de l’AMP. L’honorable Lisanga
Bonganga de l’Union pour la Nation de Jean-Pierre Bemba l’a
dénoncé en disant que cette opération vise à manipuler les
résultats du second tour de l’élection présidentielle et des
provinciales. ( La Tempête des Tropiques et Le Phare.)
1.3. IMBROGLIO AUTOUR DE L’ADHESION DE LA CODECO A L’AMP
DE KABILA
La confusion est totale à la Convention des démocrates
congolais –CODECO- en ce qui concerne son adhésion à l’AMP
en perspective du deuxième tour de la présidentielle.
Pendant que le président de cette plate-forme, Pierre Pay
Pay, habilité à engager la structure, ne s’est pas encore
prononcé, parce que respectueux des préalables, certains
membres de la coalition conduits par le bâtonnier
Jean-Claude Muyambo, plébiscité président, ont préféré
prendre le raccourci. Ils ont fait adhérer la plate-forme à
l’AMP.
Le courant se réclamant de Pay Pay ne se sent pas concerné.
Pour eux, il reste le seul maître de la coalition. Tant
qu’il n’aura dit un mot sur cette adhésion à l’AMP, rien ne
sera pris en considération. (La Référence Plus, Uhuru et
Observateur).
1.4 Z’AHIDI NGOMA DONNE SA POSITION SUR LE 2nd TOUR
Z’Ahidi Arthur Ngoma s’est finalement prononcé sur le second
tour de l’élection présidentielle. Il a choisi le non
alignement en ce qu’il ne donne pas de consigne de vote
particulière en faveur de l’un ou de l’autre candidat à ce
scrutin. Toutefois, Z’Ahidi invite les cadres et militants
de la Convention du camp de la patrie, sa plate-forme
politique, à y participer massivement en votant en âme et
conscience. Dans une déclaration faite et dont La Prospérité
se fait l’écho, le Camp de la patrie dit vouloir assumer ses
options fondamentales, loin du danger que représente la
bipolarisation de l’espace politique congolais. (La
Prospérité)
1.5 LES EVEQUES CATHOLIQUES CONGOLAIS EN CONFERENCE
Une quarantaine d’évêques catholiques provenus de 47
diocèses du pays prennent part à Kinshasa aux travaux de la
41ème session de l’assemblée plénière de l’épiscopat de la
RDC.
Avec l’enjeu du 2nd tour de la présidentielle, Le Palmarès,
qui fait part de ces assises, note que « les Prélats
comptent surprendre… ». Le cardinal Estou, retenu à
l’étranger, souhaite voir les résolutions de ces travaux
aider le peuple congolais à attendre, dans un climat apaisé,
l’aboutissement du processus électoral en cours. Il a
recommandé la prière du Rosaire en ce mois marial jusqu’à la
tenue, le 29 octobre prochain, des élections provinciales et
du deuxième tour de la présidentielle. (Le Palmarès)
2. FAIT DIVERS
2.1 UN NOUVEL HELICOPTERE POUR JEAN-PIERRE BEMBA
La communauté internationale a levé l’option d’acheter à
Jean-Pierre Bemba un hélicoptère. Selon Le Potentiel, qui se
réfère à « des sources concordantes », l’objectif visé est
d’accorder les mêmes chances aux deux candidats en lice au
second tour du scrutin présidentiel et ainsi battre campagne
de façon équilibrée et ne s’appuyer sur aucun subterfuge
pour contester les résultats. Il convient de rappeler que
l’hélicoptère du vice –président Jean Pierre Bemba avait été
détruit le 21 août par les miliciens du Président Kabila.
(Le Potentiel)
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REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE
MERCREDI 4 OCTOBRE 2006
1. POLITIQUE
L’actualité de ce jour est dominée par la validation des
mandats des députés nationaux élus et du crash du drone de
l’EUFOR.
1.1. VALIDATION DES MANDATS DES DEPUTES
Après les travaux en commissions, la plénière de l’Assemblée
Nationale, sous la direction du bureau provisoire, a procédé
ce mardi 3 octobre à la validation des mandats des députés.
Sur 500 députés élus 498 ont vu leurs mandats validés. Les
deux députés recalés tous du Nord Kivu sont les honorables
Paluku wa Muteti et Ndayifite Angy. Le premier est un repris
de justice, à en croire la lettre du procureur général de la
république adressée au bureau provisoire de l’Assemblée
Nationale. Le second est décédé depuis le 5 juin 2006, bien
avant les élections législatives. Le PPRD qui tient à la
validation du mandat de ce dernier au bénéfice de son
suppléant, dit avoir saisi en son temps la CEI. Selon les
quotidiens Uhuru, La Réfénce Plus, l’Observateur et Le
Palmarès, la prochaine plénière de l’Assemblée nationale est
destinée à l’élaboration du Règlement d’ordre intérieur
avant l’élection et l’installation du
La validation des mandats des députés étant ainsi effective,
la conséquence est la démission des ministres et autres
mandataires publics endéans huit jours, font observer ces
journaux.
1.2. SESSION BUDGETAIRE AU SENAT
En revanche, la session actuelle du Sénat suscite bien
d’interrogations dans la presse. « Sénat : une session
pourquoi faire ? », titre Le Potentiel qui relève que le
provisoire a la peau dure malgré le décor planté de la mise
en place des institutions issues des urnes. Le journal note
qu’il est de ces animateurs des institutions de la
transition décidés à retarder l’avènement de la 3ème
République. Et de s’interroger comment peut-on interpréter
autrement l‘ouverture solennelle, le lundi 2 octobre de la
session ordinaire d’octobre du Sénat de transition,
généralement consacrée à l’examen du budget, si ce n’est
qu’en terme de confusion, de provocation et de mépris envers
le peuple congolais. Le journal se demande également d’où
viendrait le projet dudit budget dès lors que le
gouvernement actuel est démissionnaire et entrain d’expédier
les affaires courantes.
Abondant dans le même sens, Forum des As titre : «En
convoquant la session extraordinaire d’octobre, le Sénat
accouche de son dernier scandale ». Pour le quotidien,
d’aucuns s’interrogent sur l’opportunité politique et
constitutionnelle de cette session dite budgétaire lorsqu’on
sait qu’une session budgétaire suppose un gouvernement qui
viendra déposer et défendre le budget. Le journal continue
en indiquant que la session extraordinaire suppose également
des moyens. Le peu d’argent dont dispose le gouvernement
devra servir à l’installation de la nouvelle Assemblée
nationale.
1.3 CRISE A LA CODECO
La destitution de Pierre Pay Pay de la direction de la
CODECO –Convention des Démocrates Congolais-, plate-forme
ayant soutenu sa candidature à la présidentielle du 30
juillet 2006, et son remplacement par le bâtonnier
Jean-Claude Muyambo a également fait la une des journaux.
Cette décision a été rendue publique par le biais d’un
communiqué de presse. La Référence Plus évoque deux raisons
qui ont milité en faveur de ce limogeage. La première : le
fait que son propre parti poltique, la DCF-COFEDEC, qui
l’avait présneté à l’élection présidentielle sous les
couleurs de la CODECO, a quitté cette plate-forme avec
l’ensemble de ses 7 députés élus. La deuxième : le
directoire reproche à Pay Pay de s’être opposé au courant
majoritaire au sein de la coalition favorable à une alliance
avec l’AMP au second tour de l‘élection présidentielle.
Forum des As parle de «Confusion à la CODECO ». Le journal
note qu’après le ralliement de certains poids-lourds de
cette plate-forme à l’AMP, l’UFERI Lukonzola dément et
précise qu’on n’a jamais destitué le président de la
plate-forme. Lukonzola révèle qu’il a été autorisé lors
d’une réunion des sages à chaque parti, selon ses
aspirations, d’adhérer à telle ou telle plate-forme. Pour
lui, la CODECO reste unie autour de Pay Pay.
En clair, Kabila divise la CODECO.
1.4 LA CANDIDATURE DE KATUMBI DIVISE L’AMP
Dans un autre chapitre, Le Phare a écrit sur la bagarre pour
le gouvernorat du Katanga, titrant : « Katumbi et Kyungu à
couteaux tirés ». Le journal indique que la tension est au
zénith à Lubumbashi et probablement dans certaines villes et
localités de la province de Katanga. A la base, les
accrochages entre les partisans de Moïse Katumbi, récemment
élu député national et candidat aux provinciales, et ceux de
Gabriel Kyungu wa Kumwanza, également candidat à ce même
scrutin. La candidature de Katumbi du PPRD qui vise le
fauteuil de gouverneur de province divise le camp de Kabila
–AMP- parce que Kyungu de l’UNAFEC a aussi les mêmes
ambitions.
1.5. L’UDPS TOUJOURS DIVISEE AU SUJET DU RALLIEMENT A
L’UNION POUR LA NATION
L’UDPS est toujours divisée au sujet du ralliement à l’Union
pour la Nation –UN-, plate-forme électorale qui soutient la
candidature de Jean-Pierre Bemba. Le comité national a exclu
du parti Gaston Dyndo, Firmin Kama, Robert Kumu et Emmanuel
Buankenda. Tous les quatre soutiennent le courant pro-Bemba
et sont engagés à la cause de l’Union pour la nation. Ils
ont déclaré avoir agi avec l’autorisation du chef du parti
et leader, Etienne Tshisekedi. D’autres membres proches de
ce courant, Jean-Baptiste Bomanza et Bomboko Junior sont
également dans le collimateur du Comité national, annonce Le
Phare. A son tour, le secrétariat national du parti se
prononce, sur le même cas, samedi prochain.
2. FAITS DIVERS : CRASH DU DRONE DE
L’EUFOR
Le crash du drone de l’EUFOR s’est également fait attirer
les phares de l’actualité. L’accident a eu lieu à 14 heures
sur le Bld Triomphal, aux abords du Stade des Martyrs de
Kinshasa, tuant du coup une femme d’une trentaine d’années
et faisant deux blessés graves parmi les passants. Selon Le
Phare, qui se réfère à des milieux aéronautiques, l’engin
sans pilote aurait connu une défaillance technique en plein
vol. Le porte-parole de l’EUFOR, Thierry Fusalba, cité par
Le Palmarès, souligne cependant que les causes de cet
accident ne sont pas encore connues, et qu’une enquête sera
ouverte pour les déterminer. Ce crash est le deuxième du
genre. Le premier a eu lieu le 28 juillet dernier au
quartier Kingabwa, dans la commune de Limete, causant des
dégâts matériels importants. L’Avenir rappelle que lors du
premier crash, la thèse d’une attaque par balles avait
justifié l’accident. Le journal estime que l’EUFOR qui avait
amélioré son image auprès de la population, doit encore
mettre les bouchées doubles pour justifier ce deuxième
accident.
ACCORD DE GOUVERNEMENT
GIZENGA, UNE REPONSE OU UNE QUESTION?
Vice-premier ministre il y a 45 ans, le patriarche se
verrait le poste de premier ministre, alors que les
paramètres de la gouvernance ont, depuis, diamétralement
change. Ses capacités physiques et sa marge de manœuvre sont
sujet à caution. Wait and see.
Antoine Gizenga(80ans) sera incessamment signifie de former
le gouvernement suivant les accord de partenariat qui le lie
au parti, le parti Lumumbiste unifie (Palu) a l’alliance
pour la majorité présidentielle (AMP) qui soutient JOSEPH
KABILA. Tout se passera après que l’Assemblée nationale aura
valide les mandats des députes et désigne son bureau
définitif. L’AMP (262 députes) et le Palu (34) ont convenu
après des coriaces négociations, de diriger ensemble un
gouvernement sous la direction du patriarche du Palu,
personnage mythique et entièrement inconnu des congolais,
voire des milliers des militants de ce Parti
politico-religieux. Une grand-messe politique a été dite
solennellement au grand Hôtel Kinshasa, samedi septembre
dernier pour sceller les accords entre les deux partenaires.
Suivant cet accord signe dans l’apparat, « (…) les deux
parties ont signe un protocole d’Accord politique dont
l’objet porte sur les points suivants : la constitution, n
associant leurs députes et sénateurs respectifs, d’une
coalition en vue de la formation de la majorité
parlementaire ; l’élaboration d’un programme commun de
gouvernement ; l’engagement du Palu a instruire ses
militants et sympathisants et a mobiliser tous les électeurs
pour le vote, au second tour de l’élection présidentielle,
en faveur du candidat JOSEPH KABILA KABANGE ; la formation
du gouvernement de coalition dirige par un premier ministre
issu du Palu ; l’engagement d’œuvrer ensemble pour que le
mandat de JOSEPH KABILA KABANGE, un fois élu, ceux des
députés et sénateurs élus de deux parties ainsi que celui du
gouvernement, soient consacrés exclusivement à
l’instauration des valeurs républicaines évoquées ci-haut.
Les deux parties ont énoncé les grands principes de
fonctionnement du gouvernement de coalition et déterminé les
critères objectifs dans la formation de l’équipe
gouvernementale ainsi que des bureaux du Parlement (…) ».
Des zones d’ombre persistent
Une volée d’interrogations commence à traverser des esprits
à la lecture de cet accord. Pourquoi le Palu obtiendrait-il
la part du lion, c’est-à-dire la primature, lui qui
n’apporte que 34 députés à l’Assemblée nationale. Au regard
des jeux immenses du développement de la Rdc et des attentes
de la population qui s’est déplacée en masse pour prendre
part au processus électoral, quelles sont les garanties que
les clauses de cet accord apportent pour rencontrer dans
l’immédiat ces attentes ?
Est-ce que des problèmes de compétences et d’intégrité
physique des acteurs en présence n’ont pas été éludés ?
Le Palu, parti certes discipliné mais composé en majorité
des gens du peu, a-t-il des cartouches réellement valables
pour jouer le rôle de poigne pour faire décoller une
économie en état de marasme avancé ? Des questions de ce
genre sont foison. A voir de près, des analystes ne trouvent
dans cet accord qu’un seul objectif principal. Apporter la
caution morale d’Antoine Gizenga et du Palu à l’élection de
Joseph Kabila au second tour. Le reste ne serait que
diversion.
Qu’attendre du prochain gouvernement ?
Les congolais se sont rués vers les urnes parce qu’ils
croyaient que des institutions légitimes amélioreraient dans
l’immédiat leur quotidien. Le niveau de pauvreté dans le
pays atteint des cimes. Tous les rapports publiés par des
instances internationales placent la Rdc en dernier plan.
De droit de l’homme à la sécurité des hommes et des
investissements, de la bonne gouvernance aux critères macro
et micro-économiques, du niveau de formation de ses
habitants aux infrastructures, le pays boucle toujours les
listes. Et pourtant, depuis un siècle, le pays est déclaré
potentiellement scandaleusement riche. La classe politique
profondément corrompue n’a pas pu lui rendre ne fût-ce que
sa dignité. Les intérêts égoïstes ont eu la primeur sur
l’intérêt public.
Pour nombre des congolais, c’est le moment ou jamais que les
dirigeants doivent donner la preuve de leur détermination à
quitter la zone rouge. Mais à regarder ce qui se trame, il y
a risque fort de faire du sur place.
Les experts veulent bien voir l’homme de poigne qui puisse
amorcer des réformes dans les entreprises publiques, canards
boiteux de l’économie nationale. Il faut ensuite améliorer
le climat des affaires pour attirer le maximum des
investisseurs extérieurs et inciter les congolais à investir
dans leur pays sans avoir peur d’être extorqué par un membre
d’une famille influente. L’assainissement de l’environnement
économique passe indubitablement par la sécurité. Le pays
bruisse encore des bottes des militaires et la
réconciliation nationale est loin d’être acquise, les
derniers événements on démontré à quel point les hommes
politiques ont utilisé des fractures longtemps pansées comme
fonds de commerce pour gagner des élections. La réforme et
l’intégration de l’armée ainsi que des services de sécurité
piétinent. La police ne joue pas son rôle avec impartialité
et l’armée s’immisce dans les opérations de police. A ceci,
il faut ajouter l’équation des milices et des groupes armés
négatifs entretenus à l’Est du pays, à l’instar des
interahamwe, alors que la Monuc est appelée à se désengager
dans un proche avenir.
En plus, ni l’AMP et encore moins le Palu n’ont un programme
cohérent, soit-il extrapolé sur les littératures sorties de
bureaux climatisés des institutions de Bretton Woods. En
plus, les sciences ont profondément évolué et l’économie
s’est donné des multiples théories plus performantes que
vivantes.
Poursuite du PRC
La priorité du prochain gouvernement sera de fixer sa
priorité. Le bateau prend l’eau de partout. Du point de vue
économique, le gouvernement doit maintenir la barre du
programme relais de consolidation (PRC),-un substitut du
programme économique du gouvernement (PEG) arrêté par le
Fonds monétaire international (FMI) pour risque de
corruption-, afin de lui garantir un succès qui ramène le
FMI et les capitaux et espérer l’annulation des la dette
extérieure du pays qui frôle le USD 14 milliards. Pour y
parvenir, la bonne gouvernance doit être de mise,
c’est-à-dire mettre en œuvre l’ensemble des mécanismes
soumis à l’éthique et la justice sociale pour le bien être
de la population. Le prochain gouvernement est en face de
grands défis à relever, et l’urgence s’impose.
Antoine Gizenga, une réponse ou une question
Gizenga a été vice-premier ministre il y a 45 ans. Beaucoup
de choses ont changé dans la gestion des affaires publiques.
Les méthodes de travail ont changé. L’informatique a surgi,
jouant un rôle incontournable. La diplomatie de la guerre
froide n’a plus droit de cité que dans les archives.
Léopoldville est même devenu Kinshasa. Gizenga aura-t-il la
visibilité nécessaire pour conduire les affaires de l’Etat ?
Beaucoup d’observateurs, sans considérer cela comme manque
de révérence, croient que non. L’homme a ses limites. Sage,
il le restera mais le corps ne le soutiendra pas à l’infini.
Le changement brusque de standing, la lourde responsabilité
et le stress découlant de l’envie de bien faire risquent de
porter un coup à ses capacités. Mais, le pays attend dans
l’urgence l’impact visible de son action. C’est maintenant
que le patriarche va faire la différence entre les discours
politique et la réalité. Le mandat actuel verra trois
gouvernements et les experts indiquent que Gizenga animera
le plus court exécutif de cette législature, car après avoir
joué son rôle de faire élire KABILA, 9 à 10 mois suffiront
pour le renverser car ses sièges au Parlement représentent
déjà le tiers de ceux du PPRD sans compter les alliés de ce
dernier les plus inconditionnels au sein de l’AMP, à l’image
du MSR.
Il est facile de trouver un moyen de démettre un
gouvernement lors qu’on a la majorité au Parlement et que le
programme du gouvernement n’est pas aisé, non seulement à
mettre en œuvre, mais surtout à donner des résultats
palpables dans l’immédiat.
Dans son discours prononcé samedi le 30 septembre dernier,
Gizenga a fait preuve de beaucoup de sagesse mais surtout de
prudence. Il a certes de mauvais souvenirs il y a plus de 45
ans, autour des alliances. C’est parti d’expériences qu’il a
traîné KABILA sur la place publique pour signer des papiers.
Mais ce n’est que de la paperasse, disent les observateurs.
Conscients de leurs insuffisances, le Palu et son leader,
ratissent large pour dénicher les compétences nécessaires
pour affronter l’immense enjeu qui les attend. Aujourd’hui,
ce n’est plus l’affaire du Palu, dit-on dans les milieux des
Bandundois. C’est l’affaire de la fierté d’une province.
KABILA veut mesurer le poids politique de GIZENGA. Le
patriarche va l’y mener voir. Dans 11 jours aujourd’hui.
E. MUS
Tiré de du journal Le Révélateur éd. n°291 du mardi 03 au
lundi 09 Octobre 2006
Présidentielle 2006
L’Union pour la nation soutient J.P. Bemba pour le sprint
final
Le Regroupement des nationalistes congolais (Renaco) a pris
du poids et de la taille en donnant naissance à l’Union pour
la nation (UN). Comme le Renaco au premier tour, l’UN s’est
fixée comme objet principal une mobilisation tous azimuts
des électeurs congolais pour la victoire du candidat
Jean-Pierre Bemba au deuxième tour du scrutin présidentiel.
La sortie officielle de cette grande coalition a eu lieu le
samedi 23 septembre dans l’enceinte de la Foire
internationale de Kinshasa (Fikin) où s’étaient donné
rendez-vous des dizaines de milliers des militants du Mlc,
du Renaco et de l’UN ainsi que de nombreux sympathisants
brandissant des emblèmes, notamment celui de l’UDPS.
Tout est parti sur les coups de 15h00 avec l’arrivée du
président de l’Union pour la nation, président national du
MLC et candidat au deuxième tour de l’élection
présidentielle, Jean-Pierre Bemba Gombo. Il est accueilli
chaleureusement par une foule en liesse, avant de faire son
entrée dans la salle des conférences où l’attendaient toutes
les personnalités qui avaient accepté de le soutenir dans la
perspective d’une victoire au second tour du scrutin
présidentiel.
Archicomble, la salle a vibré au rythme des
applaudissements, cris et chants en l’honneur du candidat «
de l’alternative pour le triomphe de la cause nationale ».
Trois temps forts ont marqué l’événement du jour, à savoir
les messages de soutien des personnalités politiques et de
la société civile membres de l’UN, le discours du candidat
Jean-Pierre Bemba et la signature de l’acte constitutif de
l’UN, précédée de la déclaration constitutive.
Discours de circonstance de
Jean-Pierre Bemba
Mes chers compatriotes, Mesdames et Messieurs, Distingués
invités, La proclamation des résultats des élections tenues
le 30 juillet 2006 a été un moment historique pour notre
pays. Une première depuis plus de 40 ans !
L’événement aurait pu être une grande fête, pour son
engagement qu’il sonnait comme l’aboutissement de plusieurs
luttes en faveur de la liberté de notre peuple. Et, Dieu
combien ce peuple en a payé un lourd tribut!
C’était le moment où la Nation pouvait rendre un hommage
mérité à nos nombreux martyrs pour la liberté et la
démocratie dans notre pays.
L’occasion était donnée à la classe politique entière de
remercier la population ainsi que la Communauté
internationale pour l’accompagnement et l’aide substantielle
de ce processus. Hélas! C’était sans compter avec certains
réflexes, qui ont brutalement jeté le pays sur les chemins
incertains de la violence irresponsable. Violence que nous
n’avons cessé, et que nous continuerons de désapprouver,
parce qu’elle jette un discrédit total sur notre pays, son
peuple et ses dirigeants.
Ce qui aurait dû être une fête a été ainsi transformée, par
les caprices des uns, en deuil pour la patrie.
La sagesse et le sens de l’Etat auraient pu épargner à la
Nation ce lot de désolations supplémentaires, qui a piégé
nos concitoyens dans leur conviction légitime de s’être
engagés dans un Etat de droit démocratique.
Comme vous le savez tous, nul n’est besoin de se livrer à
une comptabilité macabre, pour se rendre à l’évidence de la
tragédie que traverse notre pays aujourd’hui.
La violence a inutilement encore frappé le long du processus
électoral et, le cœur du pays s’est mis encore à battre au
rythme de l’instabilité, voulue et entretenue par certains
acteurs politiques. Nous avons vu tomber les manifestants de
Bundu dia Kongo, des journalistes assassinés, des hommes
politiques enlevés, séquestrés et menacés ouvertement.
Comble de tout, nous avons été menacés dans notre intégrité
physique, au grand jour, aux yeux et au su de tous;
C’est pourquoi, avant toutes choses, j’aimerais vous inviter
à observer une minute de silence pour toutes les victimes de
l’intolérance.
Mes chers compatriotes,
Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle,
publiés par la CEI en date du 20 août 2006, nous ont placé
dans la compétition du deuxième tour de ce scrutin, convoqué
pour le 29 octobre prochain.
Malgré ce résultat, nous ne pouvons nous résigner et nous
taire sur les nombreuses irrégularités et fraudes, qui ont
entaché le processus et que nous ne voulons plus voir se
reproduire au second tour.
Les agressions, dont nous avons été victimes du 20 au 22
août, nous ont empêché de remercier, conformément aux us et
coutumes démocratiques, la population congolaise pour sa
mobilisation ainsi que ceux des électeurs, qui nous ont fait
confiance le 30 juillet.
Mieux vaut tard que jamais, et donner tard ce n’est pas
refuser. Je tiens à exprimer ici, de vive voix, pour la
première fois, mes vifs remerciements à toute la population
congolaise pour la mobilisation manifestée.
Je reste convaincu qu’il n’aurait pas été possible d’obtenir
le second tour de l’élection présidentielle, n’eurent été la
mobilisation de la population, la vigilance des partis
politiques, de la société civile, des Eglises ainsi que le
refus de la compromission.
En conquérant, de haute lutte le deuxième tour de l’élection
présidentielle, le peuple a préservé l’essentiel, en se
donnant l’opportunité de trancher, une fois pour toutes,
prenant date cette fois-ci d’être plus vigilant contre les
fraudes massives et les irrégularités.
Par cette victoire, notre peuple a démontré à la face du
monde qu’il était mûr, pour pouvoir opérer en toute liberté,
en dépit des interférences et intimidations de tous ordres,
des choix majeurs pour son devenir.
Si nous avons été capables de vaincre la peur, de ne pas
céder à la provocation, de résister et de dire non à la
force brute, nous sommes aussi en mesure de déjouer le
destin que certains voudraient nous imposer.
Soyons maîtres de notre devenir; faisons-en une destinée
voulue, dépassant ce destin auquel on voudrait nous
contraindre.
Pour y parvenir, il nous revient toute la responsabilité
d’opérer le choix judicieux, compatible avec l’intérêt
supérieur de la patrie.
Mes chers compatriotes,
Tout l’enjeu de ce processus électoral se joue à l’occasion
de ce deuxième tour de l’élection présidentielle. L’avenir
politique, économique et social de notre pays en dépend.
Il s’agit notamment de :
1. marquer la volonté de rupture avec les antivaleurs
dénoncées depuis des décennies et, qui ont malheureusement
resurgi lors de ce processus;
2. rassembler la Nation congolaise autour des valeurs de
paix, de justice sociale, de cohésion nationale et de
concorde intérieure, pour la reconquête et la défense de
notre souveraineté nationale, tout en promouvant le bon
voisinage;
3. consolider l’unité nationale autour d’un projet politique
qui libère réellement le congolais, le plaçant au devant de
ses responsabilités et restaurant la dignité de notre
peuple;
4. donner un contenu au changement, en vue de provoquer le
ralliement de toutes les forces sociales et politiques, à
travers un gouvernement d’Union nationale, en mettant en
œuvre par un dialogue sincère et franc, un programme qui
réponde aux aspirations de la majorité du peuple congolais.
Mes chers compatriotes,
Nous avons la possibilité de créer, par la coalition des
intelligences, la magie de la Nation congolaise pour être au
rendez-vous de la mise en place d’un Etat de droit
démocratique.
Un Etat qui protège et un Etat qui rassure. Un Etat fort, de
par son autorité, exercée dans le respect des formes
prescrites par la loi où règnent la paix publique, la
sécurité publique et une justice indépendante, garante de
l’exercice de nos libertés.
Un Etat doté d’une armée et d’une police au service de la
République et non des intérêts partisans. Un Etat fort au
service de la force de la loi, capable de renforcer
l’autorité de l’Etat à travers la force des Institutions et
non pas accroître la force des individus au sein des
Institutions faibles.
Mes chers compatriotes,
En somme, le défi qui nous est lancé aujourd’hui, à
l’occasion de ce second tour de l’élection présidentielle,
est celui de savoir si les dirigeants congolais sont
capables de redonner la dignité au peuple congolais, par un
projet mobilisateur et rassembleur contre l’exclusion de
toute sorte.
La coalition des forces politiques et sociales que nous
mettons en place ce jour répond à cette aspiration profonde
du peuple congolais d’aller à la reconquête de son pays et
de laver l’humiliation qui lui est infligée.
L’Union pour la Nation constitue notre instrument commun de
la matérialisation de ce rassemblement, en vue de cette
reconquête de notre pays.
L’Union pour la Nation se veut d’abord être un espace
politique d’ouverture sur l’ensemble de notre pays. Elle
est, de ce fait, l’affirmation responsable de notre identité
en tant que peuple libre et uni, refusant les germes de la
division.
Les divisions factices Est-Ouest, Centre-Sud-Nord, ne sont
pas congolaises. Nous disons que le Congo est UN et restera
UN et Indivisible. Nous avons forgé notre unité par le
martyr de l’indépendance et de la démocratisation. Nous ne
nous laisserons pas emporter par ceux qui ne rêvent que de
nous diviser pour mieux régner sur nous.
L’Union pour la Nation n’est pas un instrument de vanité à
la quête du pouvoir pour le pouvoir. Comme il est énoncé
dans sa Déclaration constitutive, elle est construite sur
des engagements réciproques de servir la patrie à travers la
défense de ses intérêts vitaux.
L’Union pour la Nation est ainsi au service d’une vision
fondée sur la transformation de notre pays vers une société
où fonctionne un Etat de droit et où règnent à la fois la
justice sociale et une économie prospère. Une société
congolaise où nos concitoyens retrouvent les motifs
d’espérer à travers une bonne gouvernance du pays dans tous
les domaines.
Mesdames, Messieurs,
Laissez-moi vous dire que j’ai personnellement sillonné ce
grand Congo de part en part. Dans toutes les provinces, et
il n’y a aucune facette de ce pays qui me soit étrangère.
J’en éprouve une seule passion : voir le Congo reprendre sa
place dans la région et dans le monde, au service du bien
être de nos populations.
Je ne peux douter de ce que le peuple congolais, tel que je
le connais, ne manquera de déceler dans l’Union pour la
Nation, cette coalition des forces morales, politiques et
sociales, des dignes filles et fils du pays, capables de le
servir avec compétence dans l’équité, la justice et le bien
être de tous.
De ce point de vue, l’Union pour la Nation est l’alternative
du peuple congolais pour dire NON:
- Non à la poursuite de notre déchéance en tant que peuple;
- Non à l’appauvrissement moral et matériel de notre pays;
- Non à la régression démocratique vers une société où règne
un leadership faible et despotique.
Mais l’Union pour la Nation c’est aussi, et heureusement,
.l’alternative du peuple congolais pour dire OUI:
- Oui au redressement moral et matériel de notre pays, dans
une société fondée sur la crainte de Dieu et l’amour du
prochain;
- Oui à une société déterminée à reconquérir sa souveraineté
et sa dignité;
-Oui à une société plus juste et solidaire où le dialogue
par la force des idées prime sur la force brute, et où, au
demeurant, la force de la loi s’impose à tous.
Mes chers compatriotes,
Le 29 octobre, nos compatriotes vont se rendre à ce grand
rendez-vous avec l’Histoire. Si nous nous donnons les moyens
de reconquête de notre propre souveraineté, à travers
l’alternative de l’Union pour la Nation, nous choisirons
d’écrire cette page de notre histoire avec un «H» majuscule.
A présent, la Nation vous regarde !
Et l’histoire, ce juge incorruptible, qui fait son œuvre
avec le temps, interrogera un jour, chacun d’entre les
congolais, sur ses responsabilités lorsqu’il avait été
confronté à ce défi devant l’urne.
Ne soyons pas de ceux qui diront dans quelques années: si je
savais. Puisque nous le savons désormais, prenons nos
responsabilités!
Peuple congolais, levez-vous!
Faisons ensemble le choix à cette occasion d’une nouvelle
gouvernance et d’un leadership, à la hauteur des ambitions
du Congo:
-un leadership capable de rassembler la Nation, plutôt que
de la diviser;
- un leadership capable de dialoguer avec la participation
de tous, plutôt que l’exercice solitaire et autoritaire du
pouvoir;
- un leadership capable d’assurer une correcte et active
représentation du Congo dans le concert des Nations libres,
plutôt que la réduction du Congo à une présence
protocolaire, presque confidentielle.
Mes chers compatriotes,
Plus de 7 millions d’électeurs inscrits ne se sont pas
rendus aux urnes le 30 juillet 2006. Ils ont, sans nul
doute, des raisons légitimes pour lesquelles ils se sont
abstenus de participer au premier tour.
Aujourd’hui que la vigilance de tous a déjoué les plans de
ceux qui voulaient, à tout prix, escamoter le deuxième tour,
plus rien ne devrait justifier l’abstention. C’est donc un
devoir civique: une exigence de notre citoyenneté que
d’aller voter massivement. Face aux grands dangers,
démontrons la grandeur de notre peuple, en taisant nos
différences pour sauver le CONGO.
Saisissons-nous de cette occasion pour exprimer
démocratiquement notre volonté de Changement radical !
C’est pourquoi, je voudrais ici, le plus solennellement,
demander à nos compatriotes qui n’ont pu voter au premier
tour, par abstention, de se mobiliser massivement, cette
fois ci, pour exprimer leurs attentes d’alternance.
Nous avons compris leur message, et nous en tiendrons
compte!
En se joignant aux électeurs du premier tour, les
abstentionnistes sont à même de contribuer de façon
déterminante à la réussite du camp de l’Union pour la
Nation.
Ce pourquoi vous vous êtes abstenus a été démonté; prenez
maintenant le courage d’assurer la victoire de votre camp,
celui des nationalistes, désireux de réinstaurer le dialogue
et la concertation avec tout le monde.
Je vous prie, chers frères et sœurs, de saisir cette
opportunité du 2ème tour, qui nous offre la possibilité de
nous réapproprier définitivement le processus électoral, et
de relancer la machine du dialogue politique et de la
décision, par la recherche du consensus entre les
principales forces politiques et sociales du pays, au
travers d’un Gouvernement d’Union nationale.
L’ambition de l’Union pour la Nation est de sceller une
véritable réconciliation nationale par un Gouvernement
d’Union rassemblant, y compris, les forces politiques qui
n’ont pas participé ni à la Transition, ni au processus
électoral, et ceux contre qui il a été dressé des obstacles
pour participer au processus électoral.
J’en appelle donc au sens élevé de patriotisme et de
détermination du peuple congolais pour vaincre cette étape
de la lutte.
Nous avons été capable de surprendre en imposant le deuxième
tour, déjouant tous les calculs bien pensés. Nous sommes
encore en mesure d’en remontrer à la face du monde, de nos
enfants et de l’histoire, que nous sommes toujours capables
de décider de ce que nous voulons pour le Congo.
Mesdames, Messieurs,
Je remercie ceux qui ont refusé de cautionner un «hold-up»
au premier tour, en allant voter pour une alternance.
Je les appelle à demeurer constants dans cette voie, qui se
cristallise autour de notre candidature au deuxième tour,
contre l’immobilisme et la conservation d’un système que
vous avez en majorité largement rejeté au premier tour.
Ce, d’autant plus, qu’à quelque chose malheur est bon, les
événements du 20 au 23 août ont démontré à ceux qui en
doutaient encore, le chemin qu’il ne faut surtout pas
emprunter.
Les raisons pour lesquelles, vous avez refusé de donner
votre voix au hold-up du premier tour, demeurent valables et
tenez bon au second tour.
Mesdames, Messieurs
Le deuxième tour n’est ni la réplique ni la continuité du
premier!
C’est un nouveau round pour le peuple congolais de se
ressaisir et repartir du bon pied.
En réalité, nonobstant la fraude, plus de 70% de nos
compatriotes n’ont pas voulu continuer l’expérience amorcée
depuis 1997 et réactivée en 2001.
Le temps de la guerre, des intimidations, des mensonges, de
la manipulation, de la diabolisation, de la corruption et
des achats des consciences est définitiveme |