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Flash
Joseph Kabila évacue d'urgence sa femme et sa fille de
Kinshasa
mardi 22 août 2006
Joseph Kabila a fait partir sa femme et sa fille hier
matin à 9h20, heure de Kinshasa, de l'aéroport de Ndjili,
côté militaire avec plus de 20 valises à bord de son
avion privé.
Moralité : Il savait qu'il allait pourrir la situation
quelques heures plus tard.
Correspondant anonyme en direct de Kinshasa
www.laconscience.com/breve.php?id_breve=1110
Les 20, 21 et 22 août 2006 : la RDC allait de nouveau
basculer dans le chaos
Kinshasa vient de connaître trois jours de haute
tension. Les 20, 21 et 22 août 2006, la capitale a été
soumise à des tirs nourris de la part des éléments
armés. D’une part la Garde présidentielle, et de l’autre
la garde rapprochée du vice-président Jean-Pierre Bemba.
Actes prémédités ? Provocation ? Tentative de coup de
force ? Il faudra prendre encore son mal en patience
pour avoir des réponses précises à ces interrogations.
Ce qu’il faut retenir dans un premier temps, c’est que
ces trois jours vécus par les Kinois allaient replonger
de nouveau la République démocratique du Congo dans le
chaos.
Il était 18h15’, ce dimanche de 20 août, lorsque les
premiers tirs retentirent au centre ville de Kinshasa,
alors que toute la population s’apprêtait à connaître
les résultats provisoires du premier tour de l’élection
présidentielle.
C’était le début d’un nouveau cauchemar qui allait
plonger Kinshasa dans l’incertitude, car les
affrontements avaient redoublé d’ardeur au fil des
heures. Armes automatiques et lourdes crépitaient,
certes, de façon sporadique, mais avec une rare
intensité. Juste suffisant pour obliger la population
kinoise, très étonnée par cette violence, à se terrer.
Trois jours durant, les Kinois ont vécu dans la peur,
l’anxiété, ne sachant que faire et ignorant les origines
de ces affrontements. Entre-temps, on comptait déjà des
victimes, tant dans les deux camps que parmi la
population civile prise entre deux feux.
Que s’est-il réellement passé ? Qui a été le premier à
tirer sur l’autre ? Les versions divergent, d’abord par
la folie des rumeurs. Ensuite, suivant que l’on se
trouve dans le camp de Kabila ou de Bemba. La rumeur
selon laquelle il s’agissait d’un cas isolé, attribué
dans un premier temps aux shégués, plus tard à un
militaire ivre, a été aussitôt écartée.
En effet, selon le camp de la présidence de la
République, il s’est agi des actes de provocation de la
garde rapprochée du vice-président Bemba, et des propos
incendiaires diffusés à sa chaîne de télévision. Dans la
journée du lundi 21 août, toujours selon la même source,
il y eut une tentative d’un « coup de force », à en
croire le porte-parole du chef de l’ Etat, Kudura
Kasongo, qui intervenait sur Digital Congo, avec une
attaque dirigée contre le palais de la Nation, symbole
du siège des institutions de la République.
Le camp du vice-président Bemba rejette toutes ces
accusations affirmant que ce sont des éléments du GSSP
qui ont été les premiers à attaquer le siège du MLC.
Ensuite, la résidence du vice-président Bemba qui, en
ces moments, c’est-à-dire le lundi 21 août aux environs
de 15 heures, s’entretenait avec les ambassadeurs et
membres du Ciat. Ceux-ci ont été extraits de ces lieux
grâce à l’intervention efficace des éléments de la Monuc
et de l’Eufor.
Qui dit vrai ? Seule une enquête indépendante pourrait
donner une réponse précise à cette interrogation.
Entre-temps, le mal est fait et il importe en ces
moments de tirer rapidement des leçons utiles dans la
mesure où l’on n’est pas encore sorti de l’auberge.
Le potentiel
Par Freddy Monsa Iyaka Duku
REDOUTANT LE DEUXIEME TOUR, LE CAMP KABILA PERD SON SANG
FROID ET TIENT A ÉLIMINER PHYSIQUEMENT JEAN PIERRE
BEMBA.
"Réflexion
de notre membre Dr KABEYA KANDOLO MUHEMBA"
Le MLC n' a aucune raison au stade actuel à provoquer
une guerre en RDC
Grâce à une vigilance sans faille, le tripatouillage sur
le quel avaient misé les conseillers de Kabila a
complètement raté.
Le peuple congolais est assez mûr pour se choisir sa
voie et ses dirigeants.
Effectivement, nous avions raison, les électeurs ne
pouvaient jamais dépasser les 18.000.000.
Pressions sur la Cour Suprême de Justice pour annuler
les élections.
Une voie royale s'ouvre à JP BEMBA pour accéder
démocratiquement à la Présidence de la RDC.
Chasser le naturel, il revient toujours au galop,
La population congolaise se rappellera qu'aux mois de
Novembre et Décembre de l'année passée, Le MLC, le RCD,
l'UDPS et le CIAT avaient convenu d'un calendrier pour
se retrouver en vue des négociations politiques pour de
rechercher voies et moyens afin de faire participer l'UDPS
qui se sentait exclue, et à juste titre d'ailleurs, au
processus électoral actuel et avoir une fin de
transition apaisée.
Le PPRD qui se croyait malin et qui avait complètement
misé, en l'absence de l'UDPS , d'offrir l'élection à
Kabila dès le premier tour, s 'était opposé, et boycotté
sans réserves ces négociations à tel point qu'elles n
'auront jamais eu lieu. Toutes les tentatives pour faire
repêcher cet autre grand parti sont restées vaines ou
reçu la fin de non recevoir.
Même quelques jours avant les élections le voeu le plus
cher émis par toute la classe politique congolaise le
MLC en tête et le clergé congolais qui estimaient qu'il
fallait appeler au dialogue ne trouvera aucun écho de la
part du parti présidentiel.
Le comble et le plus surprenant, comme le ridicule ne
tue pas, était d'entendre le président sortant J. Kabila
, imbu de lui-même et enflé par un orgueil sans
vergogne, aller demander loin, mais très loin de
Kinshasa , aux populations de Kamina de savoir ce que
ces dernières pouvaient penser des négociations
politiques réclamées à Kinshasa; et l'on entendît ce que
Kabila eusse voulu entendre. Un NON à la mesure de son
initiateur.
Le grand magicien sans scrupule qui se croyait avoir le
tour dans sa poche jouait le tout pour le tour, ne
pouvait en aucune façon penser un seul instant que le
tour à son tour pouvait lui jouer des tours.......et la
suite tout le monde la connaît.
Le général Major se trouve aujourd'hui coincé avec une
équation simple mais de taille qu'il doit résoudre à
tout prix .
Toutes projections faites, le PPRD sera incapable de
faire élire Kabila au deuxième tour et l'offrir un
second mandat, car même si les électeurs de Gizenga,
Zanga Mobutu et Oscar Kashala au premier tour sont des
électeurs naturels de Bemba quelque soit le cas de
figure JPBG garde toutes ses chances de se faire élire
au second tour en plus." AZALI MWANA MBOKA ." comme
aiment le dire les Congolais
Hier soir, j'étais très étonné d'entendre une grande
pointure du PPRD et qui n'est pas le moindre dans la
hiérarchie de ce parti, me dire: ah cher ami, il faut
nécessairement arrêter ce processus et faire participer
l'UDPS à celui-ci. Yerodia et Kamerhé nous ont conduit
sur une voie sans issue! Kabila n'aura aucune
possibilité de se faire élire, si il n'a fait que 44% de
voix malgré tout ce qu'on lui avait promis.
Une tension politique délibérément entretenue par Kabila,si
nous perdons, il y aura un bain de sang à Kinshasa, car
nous n'aimerions pas perdre la capitale! Malheureusement
c'est la perspective qui s'annonce pour ce PPRD
actuellement!
Il ne manquait plus que ça! lui ai répondu. Comment un
parti sérieux comme le vôtre peut-il prétendre avoir la
lisibilité de la situation politique congolaise, peut à
ce stade, alors que ils étaient des opposants acharnés à
ces négociations, prendre subitement conscience et goût
aux négociations auxquelles ils étaient farouchement
opposés?
Heureusement que l'UDPS n'a pas mordu à l'hameçon, les
responsables de ce mouvements disent claire et haut: que
le processus électoral actuel doit continuer jusqu'à la
phase finale des élections car telle était la volonté du
PPRD.
La vigilance dont tous les participants aux élections
ont fait montre est parvenue à mettre en échec toutes
les tentatives du PPRD à tricher et faire passer Kabila
dès le premier tour comme ils pouvaient le prétendre.
Le 27 juillet dernier, au cour d'une conférence de
presse à Bruxelles, nous avons dénoncé la tentative qui
était mise en place au Ministère de l'Intérieur en RDC
qui voulait que plus d'UN MILLION ET DEMI des cartes
d'électeurs des personnes décédées puissent être mises à
contribution pour faire élire Kabila au premeir tour.
Cette machination malgré certaines tentatives aux
quelles ils sont parvenus ici et là, a échoué.
Mais jusqu'à ce jour d'après nos informations, ces
cartes n'ont été détruites non plus.
Nous avions démontré noir sur blanc selon les avis que
nous avions de spécialistes que nous avions sollicités
et avis qui ne pouvaient souffrir d'aucune faille, avec
une population élective estimée à 25.000.000 d'inscrits
en juillet 2005, cette population élective ne pouvait
dépasser les 18.000.000 d'électeurs à la date de vote,
c'est à dire au 30 juillet 2006. Effectivement les
statistiques nous ont donné complètement raison, les
participants au vote ont été 17.000.000.
Voilà que pris à son propre jeu Kabila conscient de sa
défaite se mord le doigt et provoque dans la grande
métropole congolaise une guerre sans raison qui a pour
conséquence, reporter des échéances électorales que le
peuple congolais appelle de tout son coeur.
Le peuple congolais est assez mûr aujourd'hui pour
comprendre où se trouvent ses intérêts et les défendre
jalousement.
Elle est amère la coupe, mais il faut la boire jusqu'à
la fin. Ne trouvant aucune solution pour s'en sortir au
deuxième tour comme un animal blessé, arc-bouté dans son
terrier, le PPRD grand défenseur des vertus
démocratiques ne trouve la voie de sortie que dans une
guerre qui replongera nos populations dans une situation
qui est déjà précaire. Voilà que nos amis qui
claironnent tous les jours comme étant grands défenseurs
de la démocratie qui veulent tuer la démocratie!
Nous savions que sous les apparences d'un régime
démocratique qui se mettait en route pour servir le pays
il n' y avait que la même bande de pilleurs tant décriée
par LDK qui usait de la patience du peuple pour mieux
l'asservir dans une dictature qui ne disait pas son nom.
Aujourd'hui les masques sont tombés! Nous ne les
laisserons pas faire, car nous venons d'apprendre qu'une
rencontre a eu lieu ce soir entre le Ministre de
Justice, le Président de la Cour Suprême et le
Conseiller Politique à la Présidence de la République en
vue d'analyser la situation et de procéder à
l'annulation des élections dont le MLC n'est pas
demandeur. Nous dénonçons vigoureusement cette
manipulation.
Quelque soit le cas de figure, le MLC en rangs de
bataille derrière un seul homme JP BEMBA GOMBO, ensemble
avec le Renaco et toutes les forces vives nous nous
battrons pour défendre, bec et ongle, l' idéal de la
population entière afin que soit élu notre candidat,
candidat du peuple, celui de l'espoir dans l'avenir,
JPBG "le Chairman".
1-Chercher une guerre maintenant et à ce stade après
avoir mis en échec les tentatives de vol , de la
tricherie qui ne sont pas les objectifs à notre
calendrier et peut servir en aucun cas l'intérêt de
notre population.
2-L'opinion nationale et internationale retiendra que
que le MLC et son Président sont victimes d'une
conspiration bien orchestrée destinée à éliminer
physiquement Jean Pierre Bemba.
3-JPBG a au coeur la souffrance de la population
congolaise et empêchera avec les autres forces vives par
les moyens démocratiques tous ceux qui s'interposeront
sur la voie d'acquisition de cette liberté et de jouir
de l'estime des suffrages de la population congolaise
que celle-ci veut lui rendre.
4-Nous estimons que nous avons perdu assez de temps et
le MLC tient à son tour affirmer que nous tenons à aller
inexorablement vers le deuxième tours des élections,
dans la paix, l'unité et la concorde nationales.
Actuellement, nous ne sommes disposés d'aller aux
négociations avec ceux qui mentent et pillent le peuple.
Avec Dieu, Nous vaincrons.
Dr KABEYA KANDOLO MUHEMBA,
Membre du MLC.
Ancien patron des services secrets zaïrois et conseiller
spécial en matière de sécurité du président Mobutu,
Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba commente les résultats
du premier tour de l’élection présidentielle du 30
juillet ainsi que les affrontements sanglants qui
opposent depuis dimanche 20 août à Kinshasa les
partisans de Joseph Kabila à ceux de Jean-Pierre Bemba.
Ngbanda préside actuellement le cartel politique «
Alliance des patriotes pour la refondation du Congo » (APARECO),
basé en France.
«
Joseph Kabila est non seulement un imposteur mais aussi
un bandit et un fraudeur. Il a tenté de faire assassiner
Jean-Pierre Bemba»
Quel est votre commentaire sur les résultats du premier
tour de l’élection présidentielle du 30 juillet ?
Je tiens à dire d’emblée que les 44,81% des voix obtenus
par Joseph Kabila procèdent tout simplement d’une
mascarade. Sur base des renseignements en ma possession,
le président sortant a obtenu en réalité la moitié des
sept millions des voix dont il s’attribue. Le
raz-de-marée dont on parle à l’Est du Congo résulte de
bourrages des urnes et nullement des votes exprimés par
les électeurs. Cette situation a d’ailleurs été signalée
par les observateurs internationaux. Il y a eu aussi des
étrangers venus des pays frontaliers qui ont voté.
Rappelez-vous l’article du quotidien « Le Soir » daté du
2 août lequel faisait état des populations qui
retraversaient la frontière pour regagner le Rwanda
après le vote. Ce ne sont pas des Congolais qui
quittaient le pays. Les auteurs de ces fraudes avaient
escompté une victoire de Kabila dès le premier tour. Si
en dépit de ces tripatouillages, ils n’ont réussi à
réunir que 7 millions et demi des voix (sur 17, 9
millions de votants/ 25 millions d’inscrits), cela
signifie qu’il y a eu sept millions et demi des voix des
personnes qui n’ont pas participé au vote. Ce qui
équivaut exactement au nombre des voix que Kabila vient
de réaliser grâce à la fraude au premier tour.
Pensez-vous que la situation sera différente lors du
second tour ?
Au second tour, comme il va y avoir une forte
mobilisation de tous les Congolais et une surveillance
stricte des opérations électorales, Kabila - autant que
ses protecteurs - est conscient qu’il n’a plus aucune
chance de gagner. Les Congolais veulent plus que jamais
se débarrasser des étrangers qui dirigent leur pays. Je
peux vous assurer que même si les autres prétendants à
la présidence étaient « achetés », il n’est pas sûr que
leurs électorats respectifs suivent à la lettre le mot
d’ordre. Les Congolais sont décidés à prendre en mains
leur sort.
On assiste depuis dimanche à des affrontements à l’arme
lourde entre partisans de Kabila et ceux de Bemba. Vous
attendiez-vous à une telle tournure des événements ?
Je m’y attendais. Et ce, pour la simple raison que
j’avais la conviction que Kabila n’allait pas gagner au
premier tour. La situation qui se déroule sous nos yeux
devait donc arriver. Il ne restait, en effet, aux
étrangers qui occupent notre pays que le recours à la
violence pour exécuter Jean-Pierre Bemba. Joseph Kabila
veut manifester son mécontentement vis-à-vis de ses
parrains étrangers. C’est un message qu’il a voulu
envoyer à ses protecteurs en attaquant la résidence de
Bemba pendant que les ambassadeurs des Etats membres du
CIAT s’y trouvaient. C’est l’histoire de « l’enfant
chéri » qui boude ses « parents ».
En tant que spécialiste des renseignements, pensez-vous
que le président Kabila ait pu ne pas être informé de la
présence de ces diplomates chez le vice-président Bemba
?
Kabila savait que Bemba conférait avec les ambassadeurs
du CIAT dans sa résidence. Il a d’abord piqué une sainte
colère lorsque la communauté internationale lui a
communiqué les résultats du premier tour. Selon les
informations en ma possession, Kabila a piqué une crise
en apprenant l’annonce d’un second tour. En attaquant la
résidence de Bemba, Kabila manifeste sa mauvaise humeur
face au « revirement » de la communauté internationale
qui a pris conscience que le peuple congolais s’est
complètement rangé du côté du « fils du pays ». « Joseph
» sait que cette même communauté internationale est
actuellement entrain de « négocier » un changement de
cap. On le voit, c’est un double message que le chef d’Etat
sortant a envoyé à Jean-Pierre Bemba et à la communauté
internationale.
Des témoins à Kinshasa – c’est le cas également du
quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 22 août –
assurent que les troupes européennes présentes dans la
capitale congolaise ont mis plusieurs heures avant
d’intervenir à la résidence de Bemba où se trouvaient
toujours les ambassadeurs du CIAT. Quel est votre
commentaire ?
Il est clair que les troupes européennes ne sont pas
allées à Kinshasa pour maintenir la paix après les
élections. Ces troupes sont allées au Congo-Kinshasa en
prévision d’une victoire de Joseph Kabila au premier
tour. La mission des soldats européens consistait
uniquement à mâter les partisans de Jean-Pierre Bemba.
Des avions de chasse et des drones survolaient
régulièrement les positions des hommes de Bemba à Maluku.
Les troupes européennes ne s’occupaient que de Bemba. Le
scénario qui se déroule actuellement à Kinshasa n’avait
pas été prévu par la communauté internationale. Celle-ci
a été surprise. Cette communauté internationale avait
cru que la population congolaise n’allait pas réagir
face à la parodie électorale qui se préparait. La même
communauté internationale est surprise de voir que c’est
son « poulain » qui a déclenché les hostilités. Si les
troupes de Jean-Pierre Bemba avaient osé attaquer la
résidence de Joseph Kabila, je peux vous assurer que
Bemba ne serait plus vivant aujourd’hui. Les forces
européennes l’auraient exécuté immédiatement.
Avez-vous pu entrer en contact avec Jean-Pierre Bemba
depuis dimanche ?
Absolument.
Quel est l’état de son moral ?
Son moral est très haut. Depuis très longtemps, nous
étions préparés à faire face à la situation en cours. Je
ne peux pas tout révéler ici. Les gens croient à tort
que les Congolais sont des idiots. On a tendance à
sous-estimer la capacité d’organisation des Congolais.
Je peux vous dire qu’à partir d’aujourd’hui, la
communauté internationale va aller de surprise en
surprise. Ce n’est pas encore fini !
Depuis lundi, la communauté internationale a invité,
sans succès, les deux camps antagonistes à cesser les
hostilités. Des tirs résonnaient encore mardi matin.
Pensez-vous qu’il s’agirait d’un double langage ?
Certains m’accusent de mettre l’huile sur le feu lorsque
je stigmatise la duplicité de cette communauté
internationale. Avant et pendant les élections, cette
communauté internationale s’est évertué à casser les
tympans des Congolais par des « mises en garde » à
l’encontre des « fauteurs des troubles ». N’avait-on pas
entendu que ceux qui oseraient contester les résultats
des élections par des voies non légales trouveront les
troupes d’Eufor-RDC sur leur chemin ? Où sont passés ces
troupes européennes pendant que la garde présidentielle
sème la mort? Faudrait-il donner tort à ceux qui
affirment que ces troupes ne sont que dans le but de
soutenir l’homme qui est au pouvoir ? En vérité, c’est
le réveil des Congolais qui a surpris la communauté
internationale. Celle-ci ne sait plus sur quel pied
danser.
Depuis la publication des résultats du premier tour,
Jean-Pierre Bemba n’a fait aucune déclaration. Pourquoi,
selon-vous ?
Nous savons aujourd’hui que Joseph Kabila a commandité
un attentat contre Jean-Pierre Bemba. Il est clair qu’il
a voulu le liquider. Les preuves sont là ! Ces preuves
seront publiées. Pour le moment, Bemba ne peut pas
prendre le risque de dire n’importe quoi. Il a des
choses beaucoup plus graves à révéler à la population au
sujet non seulement du vote mais aussi du complot qui
s’est tramé contre sa personne. Avant que Joseph Kabila
ne déclenche son offensive généralisée, Bemba a fait
l’objet d’une tentative d’assassinat.
Certains analystes estiment que la RD Congo devrait être
mise sous-tutelle des Nations Unies au motif que la
rivalité Kabila-Bemba devient un facteur potentiel de
déstabilisation du pays. Que répondez-vous ?
Dans un entretien antérieur avec votre journal, j’avais
dit qu’il n’est pas sûr que les élections ramèneront la
paix et surtout une solution durable à la crise
congolaise. Vous le savez autant que moi que les cinq
préalables devant précéder le processus électoral n’ont
pas été réalisés. Il ne faudrait dès lors pas s’étonner
que les consultations politiques en cours engendrent
l’instabilité. J’ai été surpris de voir la journaliste
Colette Braeckman faire un parallélisme entre la
situation au Congo avec les élections de 1992 en Angola.
Depuis longtemps, je n’ai cessé de citer le précédent
angolais. Certains m’accusaient d’être un « fauteur de
troubles ».
Selon vous, que faire pour dénouer cette crise ?
Les Congolais doivent prendre en mains la destinée de
leur pays.
Comment ?
Il n’y a pas trente-six solutions. Kabila vient de
montrer sa véritable face. Il cherche à faire un coup de
force pour se maintenir au pouvoir. Face à cette
situation, nous – la population, les étudiants et les
militaires - devons nous préparer à un affrontement. Il
est aujourd’hui illusoire de compter sur la communauté
internationale. Encore moins sur le gouvernement qui
n’existe d’ailleurs plus. Ces deux entités ne peuvent
plus rien faire pour les Congolais. Si nous ne prenons
garde, le schéma de la balkanisation de notre pays sera
mis en exécution. Rappelez-vous que lors de la campagne
électorale, d’aucuns ont voulu opposer l’Est à l’Ouest
de notre pays. Alors que cette « fracture » est loin
d’exister au sein de la population. Dans les jours à
venir, nous allons lancer un appel à la mise en place
d’une « organisation » qui doit mettre fin à la
situation actuelle.
L’envoyé spécial de l’UE dans la région des Grands Lacs,
Aldo Ajello, vous a accusé récemment de « tromper la
population congolaise ». Quelle est votre réaction ?
Je suis surpris par cette déclaration de l’ambassadeur
Ajello, un homme que je connais très bien et porte en
haute estime. Je comprends qu’il n’est que le
porte-parole d’une politique arrêtée par l’institution à
laquelle il appartient. Je suis étonné quand il dit que
je suis entrain de tromper le peuple congolais en
affirmant que la communauté internationale a jeté son
dévolu sur Kabila. Les faits ne me donnent-ils pas
raison ? D’ailleurs c’est le rapport rédigé par
l’ambassadeur de l’UE à Kinshasa, Carlo De Filippi, qui
a mis à nu cette magouille. Pourquoi Ajello n’a-t-il pas
démenti le contenu de ce document lorsque je l’ai fait
publier ? D’ailleurs la journaliste Colette Braeckman
écrit dans un de ses articles que la communauté
internationale n’avait pas prévu un budget pour financer
le deuxième round des élections. N’est-ce pas là une
preuve que la victoire de Joseph, au premier tour, était
bien « programmé » ?
L’hebdomadaire britannique « Sunday Times » fait état
d’un trafic d’uranium entre la RD Congo et l’Iran. Dans
une enquête réalisée par l’hebdomadaire bruxellois «
Trends tendances », deux collaborateurs du président
Kabila sont cités. Il s’agit de Augustin Katumba Mwanke
et d’un certain John Kahozi. Que savez-vous de neuf sur
cette affaire ?
J’ai laissé aux journalistes le soin d’analyser les
premiers éléments qui étaient en ma possession. D’autres
documents seront publiés ; des documents très accablants
pour Joseph Kabila. Dans ma lettre publiée récemment,
j’évoque le nom de John Kahozi. C’est l’homme de mains
de Kabila. C’est son argentier.
Après les événements sanglants de Kinshasa, pensez-vous
que Kabila est toujours qualifié pour diriger la RD
Congo ?
Le travail que nous menons consiste à démontrer au
peuple congolais et au reste du monde que Kabila est non
seulement un imposteur mais aussi un bandit et un
fraudeur. Cet homme n’est pas digne d’être à la tête du
« Grand Congo ». D’ailleurs, il fait tout son possible
pour empêcher le déroulement du second tour de la
présidentielle. Il sait parfaitement que la prochaine
campagne électorale sera « meurtrière » pour lui avec
notamment le dossier relatif au trafic de l’uranium. Ce
n’est pas pour rien qu’il a déployé ses sbires à travers
l’Europe. Les réactions du monde occidental seront
surprenantes.
Propos recueillis par B. Amba Wetshi
Marco Banguli rate
sa cible
(LP)
Marco Banguli, ministre des
Finances et candidat à la députation, s’est cru autorisé
à donner une leçon de déontologie au Phare sur une
chaîne qui n’a pas diffusé l’information relative à un
excédent des votants dans le territoire d’Isangi.
Aveuglé sans doute par son fanatisme politique, il a
déclaré péremp-toirement avoir consulté le site internet
de la CEI et n’avoir pas trouvé les 28.141 électeurs
excédentaires dont Le Phare s’est fait l’écho dans son
édition du mardi 15 août.
Que son « Excellence » sache bien que l’abbé Apollinaire
Malumalu, président de la Commission Electorale
Indépendante, dans son point de presse donné le même
mardi, a reconnu cette situation bizarre et l’a mise sur
le compte d’une erreur de transmission des résultats.
Monsieur l’abbé président s’est empressé de dire que
l’erreur avait été corrigée.
Que dire donc ? L’erreur était bel et bien là et Le
Phare n’a rien inventé, ainsi que tentait de l’insinuer
le ministre des Finances. Marco Banguli aurait dû avoir
l’honnêteté de dire à ses amis politiques à qui il
tenait absolument à plaire qu’il était tombé sur la
version corrigée des résultats de compilation du
territoire d’Isangi.
Se donner tristement en spectacle comme il l’a fait,
croyant être le seul à pouvoir lire correctement les
tableaux des résultats affichés sur le site de la CEI
n’est pas digne du technocrate que nous avions apprécié
en d’autres circonstances. Il lui suffisait de jeter un
regard non partisan autour de lui, de voir la
multiplication des erreurs de transmission, de comptage
et de vérification ainsi que l’injection des bulletins
excédentaires comme on vient encore de le vivre à Mweka
et Kananga pour comprendre qu’en protestant contre des
évidences, on court le grave risque de perdre sa
crédibilité.
2006-08-18
Le phare
Elections-résultats:
Suspicion et animosité chez les Kinois
(Le Soir 19/08/2006)
A Limete, l'un des bastions de
l'opposition dans la capitale congolaise Kinshasa, des
électeurs découvrent enfin les résultats, pour leur
commune, de la présidentielle du 30 juillet: les
chiffres scotchés sur les piliers de la mairie
contrastent avec la tendance nationale.
"Pour la commune de Limete, les résultats sont vrais:
(Jean-Pierre) Bemba est en tête, suivi de (Antoine)
Gizenga", estime un jeune homme, tee-shirt beige sur
pantalon gris. "Mais dans l'est du pays, on nous
trompe", affirme-t-il, avec hargne et sous couvert
d'anonymat.
A Limete, le vice-président et ex-rebelle Bemba décroche
59,5% des suffrages exprimés, suivi de l'opposant
historique Antoine Gizenga avec 14,7%. En troisième
position, arrive le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila
avec 13,7%.
Mais au niveau national, M. Kabila arrive largement en
tête devant MM. Bemba et Gizenga, notamment grâce à des
scores écrasants dans l'est du pays, selon des résultats
partiels affichés par la Commission électorale
indépendante (CEI) et compilés par l'AFP.
"On ne veut pas de ce Kabila et vous continuez à nous
l'imposer", répète avec animosité le jeune homme, en
référence à la communauté internationale accusée par des
habitants de Kinshasa de soutenir le président sortant.
"Comment les résultats peuvent-ils être si abondants à
l'est ? Il y a presque autant de votants que
d'inscrits", relève un fonctionnaire, tout aussi
suspicieux. "Il y a des manigances", assure-t-il.
Les observateurs ont salué globalement le bon
déroulement du scrutin malgré quelques irrégularités. Au
moment de la récolte des résultats, l'Union européenne a
elle dénoncé "plusieurs défaillances".
Dans ce concert de voix unanimes sur le parvis de la
mairie de Limete, une femme essaie de se faire entendre.
"Les résultats reflètent la réalité", lance-t-elle. "Il
n'y a pas eu de tricherie. Partout, les gens ont
travaillé avec une conscience nationale. Les élections
ont été démocratiques et transparentes", affirme, avec
aplomb, Hélène Kalunga, directrice d'une école à Limete.
"C'est pas vrai", lui rétorque un habitant du quartier
d'une trentaine d'années.
"Ceux qui parlent de fraude sont des aigris", lâche
Hélène, vêtue d'une jupe coupée dans un imprimé où l'on
peut lire "Sainte Vierge".
Alain, un fonctionnaire, essaie de calmer les esprits.
"C'est la première fois qu'on a des élections. C'est une
expérience, il faut comprendre qu'il y a des opinions
différentes".
Le premier tour de l'élection présidentielle et les
législatives (un seul tour) du 30 juillet sont les
premiers scrutins libres et démocratiques organisés
depuis plus de quarante ans dans l'ex-Zaïre. Les
résultats provisoires de la présidentielle doivent être
annoncés d'ici dimanche.
"Je veux que le Congo change", affirme Georges, un
chômeur de 56 ans. "On cherche un patriote à la tête du
pays. On ne veut pas d'étranger", ajoute-t-il, en
reprenant à son compte le discours d'une partie de
l'opposition qui remet en cause la nationalité de M.
Kabila.
"La population congolaise soutient Bemba massivement. Au
cas où il ne passe pas, on va réagir, peut-être
violemment", prévient un autre électeur, qui refuse de
donner son nom.
Sur la façade de la mairie délabrée aux couleurs bleu et
jaune de la RDC, est tendue une banderole: "La sécurité
des élections est l'affaire de tous".
Une vingtaine de véhicules de la police, avec des hommes
lourdement armés, traversent le quartier. A quelques
centaines de mètres de là, des habitants les menacent:
"Voleurs, nous allons vous brûler".
© Copyright Le Soir
Présidentielle
2006-2ème tour : l’article 114 pose problème
(Le Potentiel 19/08/2006)
Les «résultats partiels» publiés
jusqu’ici par la CEI ne rassurent pas encore les
états-majors des principaux challengers à la
présidentielle. Si la majorité absolue n’est obtenue par
aucun candidat au premier tour, le second devrait
légalement intervenir après la proclamation des
résultats définitifs par la Cour suprême de justice.
Encore faut-il qu’au préalable la haute Cour ait traité
ou déclaré irrecevables les recours introduits. Dans
tous les cas, la perspective du second tour ouvre la
voie à plusieurs interprétations ainsi qu’à de nouveaux
problèmes.
Le peuple congolais a besoin de connaître, dans 24
heures, l’élu de son cœur. Il attend fébrilement la
proclamation, dimanche 20 août, des «résultats
provisoires» du scrutin présidentiel du 30 juillet
dernier. Si, au regard des derniers «résultats
provisoires» la majorité absolue n’est pas réalisée par
l’un ou l’autre des principaux challengers, Joseph
Kabila et Jean-Pierre Bemba, un deuxième tour sera donc
programmé. Et bonjour les contraintes !
wait andsee!
Au fil des jours :
les « 15 » accusent
(Jacques Kimpozo Mayala)
Roger Lumbala, porte-parole du
Cartel de 19 candidats à l'élection présidentielle,
donne lecture d'un document signé par 15 d'entre eux et
dans lequel il est fait état de plusieurs anomalies
constatée lors des scrutins présidentiel et législatifs
du 30 juillet 2006. Il épingle notamment le bourrage des
urnes, les cas de double et triple enrôlement, l'achat
des voix devant les centres de vote, le détournement des
votes d'électeurs analphabètes, l'intimidation de
nombreux électeurs par des Interahamwe à l'Est du pays,
l'évasion des bulletins de vote et la substitution de
plusieurs procès-verbaux des opérations de
dépouillement, etc.
Compte tenu de toutes ces irrégularités, les signataires
tirent la conclusion ci-après :
-" invitons le peuple congolais à constater avec nous
que les élections présidentielle et législatives, telles
qu'organisées le 30 juillet 2006, ne réunissent pas les
conditions minimales de transparence, ne sont pas
génératrices de paix et ne peuvent en aucun cas produire
un nouvel ordre politique démocratique ;
- mettons en cause la validité du scrutin et déclarons
d'ores et déjà la CEI, les pouvoirs publics, la Ham, le
Ciat et la Monuc seuls responsables des consé-quences
dommageables qui en résulteraient ".
Il convient de signaler que c'est dans ce cartel que
militent Vincent Lunda Bululu, Gérard Kamanda wa Kamanda,
Nzanga Mobutu, Mboso Nkodia Mpuanga, Joseph Olenghankoy,
Pierre Anatole Mutusila, etc. C'est cette plate-forme
politique, rappelle-t-on, qui réclamait des
concertations politiques avant les élections, ainsi que
la publication préalable des listes électorales, la
justification correcte de l'excédent de 5 millions de
bulletins de vote, une claire localisation du serveur
central,etc.
Des PV fictifs à Mweka
Grande confusion et forte tension au centre de
compilation des résultats électoraux à Mweka, au Kasaï
Occidental, à la suite de l'arrivée de deux sacs
contenant des procès-verbaux de dépouillement jugés
fictifs par des témoins des candidats. Interpellé illico
pour justifier leur provenance, le chef du Bureau de
Liaison de la CEI se dit tout aussi surpris de la
présence de ces deux colis. Sous prétexte d'aller
requérir l'avis du chef du centre de compilation, il
réussit à se soustraire à la colère des témoins et de
certains candidats alertés par cette énième tentative de
manipulation des résultats à Mweka.
Jusqu'à la tombée de la nuit, aucun responsable local de
la Commission Electorale Indépendante ne se fait voir.
Ce qui ne fait qu'accentuer la rumeur de la fraude
électorale qui se répand comme une traînée de poudre. En
attendant de voir clair dans l'affaire des
procès-verbaux fictifs, les témoins des candidats
décrètent la suspension des opérations de compilation.
Z'Ahidi Ngoma
déballe la CEI
Accusé d'avoir fait allégeance au
pouvoir 1+4 pendant les 36 mois de Transition et d'avoir
trahi la cause de l'opposition non armée, Arthur Z'Ahidi
Ngoma, Vice-président chargé de la Commission
Socio-Culturelle, remet sa casquette d'opposant devant
une brochette de journalistes réunis en sa résidence. Sa
communication a pour menu principal les élections. " Ce
sont les voix des machines qui sont comptabilisées et
non celles exprimées par le peuple le 30 juillet ",
attaque-t-il en guise de préambule. " On a outillé le
côté militariste parce que ce qui a été fait et qui est
en train d'être fait n'est pas propre ".
Selon l'ancien prisonnier de Buluwo, le peuple congolais
vient de manquer un nouveau rendez-vous avec l'histoire,
comme ce fut le cas en 1960. Ecoeuré par les tricheries
électorales observées le 30 juillet 2006, il pense qu'
"un tel exercice ne peut pas produire la légitimité
démocratique qu'on recherchait ".
Arthur Z'Ahidi Ngoma, s'exprimant comme un acteur
politique évoluant en dehors des institutions
nationales, soutient que les bailleurs des fonds du
processus électoral congolais, en mobilisant la Monuc et
l'Eufor, préparent " la paix des cimetières ".
Interrogé sur sa participation à une compétition
électorale réputée non transparente à partir des
opérations d'identification et d'enrôlement, le leader
des " Forces du Futur " et du " Camp de la patrie "
réfute le constat selon lequel il aurait été roulé dans
la farine. " Ni naïf, ni complice. Nous avons voulu
aller jusqu'au bout pour ne pas prêter le flanc à ceux
qui pensaient que les Congolais avaient peur des
élections. Nous avons voulu tester la bonne volonté de
la CEI et des bailleurs de fonds, et prendre le peuple à
témoin en l'amenant à vivre le manque de visibilité et
de transparence dans le chef de la CEI et de son
processus où tout est fluctuant ; mais la bonne foi n'a
pas été au rendez-vous ".
28.141 électeurs excédentaires à Isangi
A l'affichage des résultats au centre de compilation de
la CEI du territoire d'Isangi, en Province Orientale, le
trop plein d'électeurs fait tiquer des témoins des
candidats. En effet, alors que 155.017 votants sont
enregistrés dans les 282 bureaux de vote, ils sont bel
et bien183.164 à l'issue des opérations de
dépouillement. Naturellement, l'on pense à un exercice
sous-marin de bourrage des urnes.
C'est au cours du point de presse animé à Kinshasa 24
heures plus tard par l'abbé Apollinaire Malumalu,
président de la Commission Electorale Indépendante, que
la presse apprend que le surplus d'électeurs observé à
Isangi était imputable à une erreur de transmission des
résultats.
Qu'à cela ne tienne, le doute demeure quant à la
transparence des verdicts électoraux non seulement à
Isangi mais sur l'ensemble du territoire national où
l'accumulation d'erreurs de comptage, de transmission
associées aux cas avérés d'injections de bulletins
fictifs dans les centres de compilation ressemble à un
exercice planifié.
Adieu Roger Nimy !
La nouvelle du décès inopiné de
Roger Nimy, président fédéral du MLC/Bas-Congo et ancien
ministre du Tourisme et des Sports, dans une clinique
bruxelloise, est accueillie à Kinshasa dans la stupeur
générale. On n'a du mal à croire que cet homme au
physique de catcheur a pu perdre son duel avec un
adversaire invincible : la mort. Par empoisonnement ? La
rumeur court.
Ses proches le présentaient comme un brillant et
bouillant juriste, à l'image de son aîné biologique,
Nimy Mayidika Ngimbi, ancien Directeur de cabinet et
Conseiller Spécial du maréchal Mobutu en matière de
sécurité. Mais à dire vrai, le grand public ne le
découvre qu'en décembre 2003, avec l'affaire de son
historique coup de gueule à l'endroit du Chef de l'Etat,
Joseph Kabila. A en croire les témoignages de plusieurs
de ses collègues membres du gouvernement, Roger Nimy
n'accepte pas de devoir solliciter une autorisation même
pour un séjour dans son village natal, ainsi que l'exige
une instruction communiquée à la DGM (Direction Générale
des Migrations) par le cabinet du président de la
République. Il proteste haut et fort, au cours d'un
conseil des ministres présidée par Joseph Kabila.
Considérant cela comme un outrage à leur chef de file,
les ministres PPRD exigent sa démission, faute de quoi
ils ne participent plus aux réunions du gouvernement. De
son côté, Jean-Pierre Bemba refuse de céder, car
entre-temps, il se dit lui aussi victime des propos
diffamatoires de la part de Joseph Olenghankoy, ministre
des Transports et Communications, dans une interview
accordée à Grands Lacs Magazine.
Au terme d'une longue crise gouvernementale, Roger Nimy,
qui s'affiche alors comme ministre RCD/N, s'efface.
Pourtant, on le revoit encore dans l'équipe
gouvernementale, lors du remaniement de janvier 2005, au
portefeuille de la Jeunesse, Sports et Loisirs, en
remplacement d'Omer Egwake. Mais il va rendre le tablier
après huit mois de travail, sans raison plausible, au
profit de Jacques Lungwana.
L'armée angolaise
en état d'alerte
L'armée angolaise est en alerte maximale. Ses troupes
sont déployées le long de la frontière angolo-congolaise,
principalement dans le secteur du Bas-Congo. Les
officiels angolais restent bouche et motus cousus. Les
observateurs pour leur part estiment que ce dispositif
militaire n'est pas le fait du hasard, à cinq jours de
la proclamation des résultats dits provisoires par la
Commission Electorale Indépendante. On croit savoir que
Luanda pressent une mauvaise tournure d'éventuelles
contestations électorales à Kinshasa. Auquel cas, ses
troupes n'hésiteraient pas à prêter main-forte à la
Monuc et l'Eufor pour rétablir l'ordre qui serait
troublé. La manœuvre d'anticipation de l'armée angolaise
donnerait raison aux personnes qui, comme Arthur Z'Ahidi
Ngoma, pensent que la présence des troupes de ces deux
structures s'inscrit davantage dans la logique de la
répression que de la sécurisation du processus
électoral.
2006-08-18
Après Mweka,
Kananga, Isangi…des bureaux fantômes à Befale
Décidément, la CEI n’est
pas encore au bout de ses peines. Après les cas de Mweka,
Kananga, Isangi, on vient de découvrir d’autres cas de
fraude à Befale, à l’étape de la compilation.Il s’agit
de l’existence des bureaux fantômes qui ont opéré
illégalement et, au même titre que d’autres bureaux
opérationnels légalement autorisés à fonctionner.
Lesquels bureaux ont aussi envoyé leurs résultats et
leurs bulletins au bureau de compilation à Boende. Le
président Malumalu, dans sa conférence de presse de
mardi dernier, a reconnu le cas de la délocalisation des
bureaux de vote à Befale en province de l’Equateur.
Il s’agit du déplacement de trois bureaux de vote du
centre de Lifanga (secteur de Duale), un centre plus de
trois mille électeurs, vers le centre de Boeke, dans le
secteur Befumbo à plus de 160 km de Lifanga alors que
celui-ci n’en compte que moins de 1.500.
Fallait-il donc, par ce motif, que des villageois de
Lifanga se rendent à pied à 160 km pour voter ? Quelle
rationalité aurait présidé à la décision de réduction du
nombre de bureaux d’un centre de trois mille électeurs
pour en tripler le nombre dans un autre centre non
proche et qui compte en tout et pour tout mille
électeurs ?
La moralité à tirer de ce cas est simple : les
villageois du centre de Lifanga ne se sont pas rendus à
Boeke. Comme ceux de Boeke n’ont pas augmenté en nombre.
Au bout du compte, la population se demande donc à quoi
ont servi ces bureaux promeneurs.
BEFALE, DIX BUREAUX DE VOTE DISSIMULES
A Befale, dix bureaux de vote agréés ont fonctionné,
mais dissimulés dans la population. En réalité, ce sont
des bureaux non opérationnels, qui ont pourtant fait
parvenir leurs bulletins dûment signés par leurs
présidents et témoins (lesquels ?) ; et leurs résultats
ont été comptabilisés. Comme quoi, ces bureaux fantômes
ont opéré en toute clandestinité.
En amont et en aval, des indications qui soutiennent
cette triste et vaste fraude sont patentes.
A 48 heures du scrutin du 30 juillet dernier, le
responsable du Bureau de Liaison de Boende s’est
personnellement rendu à Befale pour substituer
d’autorité la 1ère mise en place établie de commun
accord avec les autres membres du bureau. Il la
remplacera par une nouvelle aux contours flous,
concoctée en catimini. Au jour d’aujourd’hui, seul le
président du bureau de liaison est en mesure d’indiquer
les impératifs motivant cet acte.
Cet agent de la CEI ne s’est pas arrêté là, il a fait
injonction aux centres et bureaux de vote des secteurs
de Duale et Lomako de transmettre résultats et bulletins
directement à Boende, ignorant le Bureau relais de
Befale.
Le 3ème élément qui présageait de cette forfaiture est
le bruit qui courait deux semaines avant les élections
faisant état de la perte des cartons de bulletins de
vote de Befale. Certaines chaînes de TV désabusées par
des candidats ont osé, sans la moindre preuve, entamer
l’honorabilité d’un député indépendant et celle de son
collègue d’un parti politique.
Aujourd’hui, on se pose la question de savoir à qui
profite le crime.
C’est peut-être aux responsables de la CEI de démonter
la filière, sans doute qu’ils ne manqueront pas de
dénicher les auteurs et les commanditaires.
Le cas de Befale se passe de commentaire, car on a vu
des bureaux de vote fonctionner dans des maisons de
famille ou de belle-famille des candidats. Des candidats
ont battu campagne les samedi 29 et dimanche 30 juillet
au mépris des dispositions de la Loi électorale. Comme
on a aussi vu des présidents de bureaux de vote refuser
aux personnes vulnérables physiquement et
intellectuellement le droit de se faire accompagner.
Pour tous ces motifs et par souci d’équité, la CEI doit
se prononcer sur le cas de Befale tel que décrit ci-haut,
sans attendre la réaction de la Cour suprême de justice.
M.K.
Par Le
Potentiel
Falsification des
résultats du vote : Lisanga Bonganga charge la Cei
(Dominique Mukenza)
Le président national de
la Convention chrétienne pour la démocratie (CCD),
Jean-Pierre Lisanga, est encore une fois monté au
créneau. Dans un communiqué intitulé « Cei et les
irrégularités électorales constatées », il dénonce non
seulement les magouilles dans le traitement des
résultats de vote, mais il démontre comment la
Commission électorale indépendante travaille en
complicité avec des inciviques qui se livrent à ce jeu
anti-démocratique.
En premier lieu, il souligne que jusqu’à ce jour, le
Centre national de centralisation des résultats (CNCR),
n’est pas opérationnel. Or, la date retenue pour la
publication des résultats provisoires par la Cei
approche.
En second lieu, le président de la CCD fait remarquer
que le guide de procédure n’est pas, non plus, respecté
par le pouvoir organisateur des élections. Selon ce
guide, les résultats électoraux devaient subir un ultime
contrôle avant leur publication.
Deux possibilités sont envisageables en cas de
manquement à cette disposi-tion. Soit, il y a la
contrainte liée à la gestion du temps par rapport au
calendrier ; soit il s’agit d’une volonté délibérée de
tripatouillage. D’emblée, Lisanga Bonganga exclut
l’hypothèse de la contrainte de temps, vu que la Cei
s’est accoutumée à l’élasticité de son calendrier.
Le vice de procédure constitue le deuxième point de la
dénonciation du président de la CCD. Celui-ci s’observe
au niveau du traitement des résultats dans ce sens qu’il
y a violation de la loi qui exige que les copies des
fiches des résultats, les procès-verbaux de
dépouillement et autres pièces nécessaires doivent être
déposés auprès de la Cour Suprême de Justice, afin de
lui permettre, en cas de conten-tieux, de se prononcer
dans le délai.
La CCD déplore de nombreuses disparitions des plis
électoraux. A titre d’exemple, il cite le cas d’un
manquant de 20 plis au district de la Tshangu, à
Kinshasa, soit un total de 6.000 bulletins. Même chose
pour le district de la Funa où on a enregistré la
disparition de 10 plis faisant 3.000 bulletins.
Enfin, Lisanga Bonganga soutient que la falsification
des résultats est facilitée par la Cei tant au plan
administratif que technique. Ici, il fait remarquer que,
dans la transcription des chiffres, on laisse des
espaces « blancs » de nature à permettre à tout
magouilleur d’y insérer n’importe quel autre chiffre, et
partant de modifier complètement la sommation.
Face à toutes ces irrégularités, il invite la communauté
nationale et internationale à la vigilance.
2006-08-18
Lephare
Illusions et rêves
brisés : Aldo Ajelo ne perce pas le mystère du
raz-de-marée
(Jean
N’Saka wa N’Saka, journaliste indépendant)
Au sortir de la visite que
l’envoyé spécial de l’Union européenne dans la Région
des Grands Lacs de l’Afrique centrale, Aldo Ajello, et
le représentant de l’UE en RDC, Carlo De Filippi, ont
rendue lundi 14 août au vice-président Jean-Pierre Bemba
dans sa résidence de la Gombe, le premier cité s’est
confié à la presse en ces termes : « Le peuple congolais
s’est rendu massivement aux urnes le 30 juillet,
confondant ceux qui prétendaient que les Congolais ne
voteraient pas, mais qu’ils s’étaient fait enrôler
uniquement pour avoir la carte d’électeur tenant lieu de
pièce d’identité. C’est la victoire du peuple congolais
qu’il convient de saluer ». Il tenait ces propos
affichant l’air suffisant et narquois, accompagné de son
habituel sourire jovial et rusé. Les images projetées
sur le petit écran ce soir-là en faisant foi, du moins
pour les téléspectateurs qui n’étaient pas distraits.
De toute évidence, j’en déduis personnellement que M.
Aldo Ajello semble ne pas percevoir le mystère du
raz-de-marée du 30 juillet 2006 en RDC. Sans doute
pourra-t-il comprendre la raison de cet élan patriotique
quand les résultats électoraux seront officiellement
publiés par la CEI en rapport ou sans rapport avec la
vérité des urnes. C’est alors qu’il n’en croira pas ses
oreilles. Que les Congolaises et les Congolais soient
allés nombreux voter au lieu de s’abstenir, n’était pas
dû à ce qu’il pense. Il s’en est fallu de peu que le
scrutin soit boudé. Mais le peuple congolais, l’Eglise
catholique et les leaders politiques patriotes, se sont
finalement rendu compte que faire l’école buissonnière
des urnes, c’est risquer de tomber dans un traquenard
leur tendu par des ennemis du pays, dont ils devraient
alors éviter absolument de faire le jeu inconsciemment.
Les concepteurs et détenteurs d’un agenda caché
profiteraient aisément de cette imprudence pour
plébisciter leur candidat dans une compétition à sens
unique.
Que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO)
qui avait juré de méconnaître la validité du scrutin et
d’ignorer le pouvoir qui en sortirait et les conditions
qu’elle avait formulées pour la recherche d’un nouveau
consensus par négociation entre la classe politique et
la société civile n’étaient pas prises en compte, se
soit ravisée in extremis et ait exhorté le peuple à se
rendre massivement aux urnes, est la preuve de la
conscience d’un danger qui résulterait d’un mot d’ordre
donné au peuple de ne pas bouger de chez soi le 30
juillet 2006. C’est aussi le cas des dix-neuf
candidats-président qui avaient exigé le gel de la
campagne électorale pour une concertation politique
préalable, mais qui ne sont pas allés plus loin. Ils
avaient senti que le rejet de leur revendication
consistait à les pousser à s’abstenir pour laisser le
champ libre à la concrétisation d’une cabale. Cette
communion des sentiments a donné lieu à une coalition de
patriotes, tous âges et sexes confondus pour sauver le
pays en saisissant l’occasion de ces élections. Voilà
les tenants et les aboutissants explicatifs du
raz-de-marée électoral du 30 juillet 2006. D’où
illusions et rêves brisés.
D’ailleurs, depuis la clôture des opérations électorales
il y a plus de deux semaines, des voix de plus en plus
croissantes ne cessent de s’élever de diverses couches
sociales, religieuses et politiques, exigeant le respect
du verdict populaire, c’est-à-dire la vérité des urnes.
Cette exigence qui retentit comme une sommation,
démontre que le peuple congolais ne s’est pas rendu aux
urnes pour les beaux yeux de la Communauté
internatio-nale, à savoir le Conseil de sécurité,
l’Union européenne et le défunt Comité d’ac-compagnement
de la transition (CIAT). Bien au contraire. Dans sa
pensée, il est persuadé d’avoir émis un vote de sanction
et d’émancipation. Vote de sanction contre une coalition
de ceux qui ne rêvent que de recoloniser et de
privatiser son pays avec ses ressources du sol et du
sous-sol. Vote d’émancipation pour recouvrer à jamais sa
dignité et sa souveraineté. Ici Aldo Ajello se fait
prendre au mot comme il salue la victoire du peuple
remportée le 30 juillet 2006. Le peuple attend de voir
si l’Union européenne, le Conseil de sécurité et le CIAT
vont sincèrement respecter la vérité des urnes.
En fait de propos diplomatiques flatteurs à l’égard du
peuple congolais mais toujours suivis d’effet tout à
fait contraire, nous avons été servis depuis le
démarrage de la transition jusqu’à son terme
infructueux. Ceux qui nous assuraient qu’il n’y aurait
pas prolongation de la transition même d’une seconde,
s’étaient empressés sans se gêner le moins du monde, de
retourner vite leur veste le moment venu. Ceux qui
dénonçaient la corruption verticale et la mauvaise
gouvernance, n’avaient pas pour autant stoppé d’ouvrir
leur bourse au tonneau de Danaïdes. Ils nous avaient
même dit que voter contre la Constitution était un acte
anti-démocratique. Pouvons-nous prendre « saluer la
victoire du peuple congolais » pour argent comptant,
alors qu’on est visiblement préoccupé de téléguider le
maquillage de la vérité des urnes jugés surprenante,
inattendue, amère et incompatible avec les calculs de
commanditaires du processus ? Des messages fulminants
diffusés de temps en temps par le défunt Comité
d’accompagnement de la transition et l’Etat-major de l’Eufor
à Kinshasa, mettant d’avance en garde contre toute
contestation des résultats que la CEI de Malu Malu va
publier, n’autorisent pas à soutenir que la victoire du
peuple que M. Aldo Ajello salue est cette vérité des
urnes que le peuple attend.
N’est-il pas paradoxal que le peuple qui est sûr du
choix qu’il a fait aux urnes le 30 juillet 2006, qui
attend impatiemment la publication des résultats pour
fêter sa victoire, puisse se soulever à l’annonce
officielle par la CEI, alors qu’il devrait normalement
s’en réjouir ? A moins qu’il n’ait la conviction qu’on
lui a volé sa victoire. C’est peut-être cela que
sous-entend le caractère comminatoire des messages du
CIAT et de l’Eufor, qui sont à l’opposé des propos
élogieux tenus par Aldo Ajello. Et que faut-il inférer
des visites discrètes que des diplomates occidentaux
rendent aux candidats président alors qu’il est
recommandé à tout le monde d’attendre patiemment les
contestations de la CEI ? On s’interroge aussi sur la
raison d’être de ce dernier-né tardif qui s’appelle « le
Comité international des sages » qui voie que sa mission
consister à aider le processus électoral à se terminer
en paix alors même que les élections présidentielle et
législatives synchronisées ont déjà eu lieu dans des
conditions pas très catholiques.
En tout état de cause, une chose est certaine: réputé
naïf, apathique et inconscient, le peuple congolais
vient de surprendre ceux qui le sous-estimaient. Il a
semé la panique et le désarroi. Ce n’est pas de gaieté
de cœur qu’on salue sa victoire, mais la mort dans
l’âme.
2006-08-18
Lephare
Des pasteurs
congolais de France interpellent Malu Malu
(Tshieke Bukasa)
Réunis au sein du
Collectif des pasteurs patriotes congolais de France,
CPPC en sigle, des ministres de Dieu vivant en France
ont adressé, le 15 août dernier, une lettre ouverte au
président de la Commission électorale indépendante,
l’abbé Malu Malu. En effet, dans l’attente de la
publication des résultats, le CPPC exprime, dans sa
missive, ses inquiétudes concernant notamment des
irrégularités constatées à Kinshasa où l’on a signalé
que dans des bureaux de Ndjili et de Limete des
documents électoraux ont brûlés Le contrôle des
résultats est dépourvu de certains garde-fous garant de
la transparence, etc. Convaincus que des puissances
extérieures sacrifient l’avenir du peuple congolais à
travers des élections truquées, en lui imposant des
dirigeants de leurs choix, sans tenir compte des
conséquences néfastes d’une telle démarche, ces pasteurs
estiment que les élections ne peuvent apporter une vraie
solution à la crise congolaise que si elles constituent
l’aboutissement de l’expression de la volonté populaire,
tel que traduit par le souverain primaire au soir du 30
juillet 2006.
Pour eux, le processus électoral de la RDC est inféodé à
l’idéologie du complexe Mammon traduit comme « la
tentation permanente de capitulation individuelle et
collective quand les puis-sances de l’inhumain et de la
mort déclenchent leur logique de la violence et
construisent un espace de plomb où elles enferment les
êtres dans l’esclavage de l’argent ».
Interpellés par l’existence des conditions qui mettent
gravement en danger la paix et l’ordre, ainsi que
l’unité et l’intégrité territoriale de la RDC, Roger
Kabeya, Lévi Walelu, Jean-Claude Mosengo, Bruno Nkwimi,
Guylain Kalala, Jean-Marie Mutono et Godefroy Tshiko,
tous hommes de Dieu, demandent à l’abbé Malu Malu et aux
membres de la CEI d’afficher une stricte neutralité
vis-à-vis de différentes sensibili-tés politiques.
2006-08-18
Le deuxième tour
arrive
(Kenge Mukengeshayi)
Il reste encore à régler
quelques détails et à mettre au point le scénario d’un
passage en douceur… Toute la question est de savoir si
un retard supplémentaire va, ou non, accentuer la
tension dans le pays…
L’analyste qui s’exprime ainsi est d’avis qu’en dépit
des retards parfois lourds de risques, l’opération «
affichage dans les centres locaux de compilation » était
une bonne idée, dans la mesure où elle a joué à la
manière d’une soupape de sécurité. « En temporisant, on
a réussi à faire comprendre aux uns qu’un passage en
force risquait de faire imploser le pays et aux autres
que le pari de la violence était un investissement
dangereux. Il reste à espérer que cet équilibre tiendra
».
Premier facteur dans cette évolution, la tension dans le
pays. Où chaque camp criait victoire et n’excluait pas
de mobiliser des « bases » chauffées à blanc et prêtes à
toutes les folies…
Face à une situation qui dérapait chaque jour, les
maladresses de certains officiers de l’EUFOR sont venues
jeter de l’huile sur le feu, au lieu d’apporter
l’apaisement et de constituer un élément de dissuasion.
Déjà, dans plusieurs quartiers populaires, de nombreux
Congolais identifiaient la situation de leur pays à
celle du Hezbollah et du Hamas, se déclarant même prêts
à tout pour faire face à « l’humiliation ».
Deuxième facteur : les divisions de plus en plus
criantes au sein de la Communauté internationale.
Désormais, explique un observateur, “on a d’un côté ceux
pour qui les élections n’ont été qu’une farce pour
extorquer la légitimité aux Congolais et, d’autre part,
ceux qui continuent de prôner des élections réelle-ment
crédibles, libres et transparentes, respectueu-ses de la
dignité des Congolais.” Ce n’est pas tout. « Plusieurs
autres pays se demandent de plus en plus ouvertement si
les Africains peuvent encore croire dans la démocratie
si tout est mis en œuvre pour leur voler leurs votes.
Cela pose un problème d’éthique à la Communauté
internationa-le », ajoute-t-il. Avant de préciser : «
Dans tous les cas, la guerre des intérêts et la lutte
pour le leadership font aujourd’hui rage au sein de la
Communauté internatio-nale. Laquelle a désormais besoin
urgent de temps pour faire le point et tenter de
retrouver son unité ». Pour lui, cette tendance devrait
se traduire, dans les jours à venir, par une sorte de
profil bas certes essentiellement tactique, de la part
de l’EUFOR.
Apaisement ?
Reste, maintenant, à savoir si la perspective du
deuxième tour constitue réellement un élément d’apaise-ment.
Rien n’est moins sûr. Bien au contraire, tout porte à
croire que des pressions additionnelles vont s’exercer
sur JP Bemba, « coupable d’avoir monté les Congolais
contre la Communauté internationale, d’avoir cherché à
humilier celle-ci. » Des dossiers judiciaires pourraient
ainsi être brandis ou constitués pour lui faire plier le
genou. Auquel cas, en guise de réaction, on devrait
s’attendre de la part des partisans du Chairman qu’ils
tentent d’atteindre de nouveaux sommets dans la campagne
sur la « Congolité », dans l’espoir de mobiliser
l’ensemble du pays et de réveiller, particulièrement, le
Centre dont la bouderie a empêché leur candidat
d’engranger les suffrages qui auraient pu faire la
différence.
Cette campagne pour-rait faire jonction avec un
redéploiement de l’organisation de la campagne de JP
Bemba, certes toujours aussi vigilante à l’Ouest pour ne
pas perdre les avantages acquis, cette fois vers l’Est
où ses témoins avaient brillé par leur absence dans les
bureaux de vote et les centres de compilation.
Vote uranium
Une chose reste vraie à ce stade. Si en effet, le
deuxième tour se confirme, il est évident que, de chaque
côté, la machine va sérieusement s’emballer dans
l’objectif de faire mal et d’engranger, en même temps,
un maximum de gains.
En d’autres termes, le comportement des Congolais sera
capital par rapport aux pressions qu’ils devront
continuer d’exercer sur les acteurs politiques. C’est ce
comportement qui va déterminer l’attitude de la
Communauté internationale, soit en l’aidant à refaire
son unité sur un schéma de sortie de crise dans le
respect de la liberté des Congolais, soit en accentuant
ses clivages internes. Auquel cas on assistera à
l’amplification des aspects les plus négatifs de la
campagne du premier tour, chaque camp ayant conscience
de jouer sa dernière carte. Dans cette perspective,
l’affaire de l’uranium 238 pourrait venir empoisonner
une ambiance pourtant déjà détestable.
2006-08-18
Le phare
Actualités:
Jour J-2
probabilité sur un deuxième tour se précisent de plus en
plus, avec la publication des résultats de MONT AMBA/KIN
3, qui placent JP BEMBA en tête (dans cette
circonscription électorale voilà qui donne déjà les
signaux d’un 2è tour indique LE PHARE qui stipule que
c’est une surprise à laquelle la famille politique du
Chef de l’Etat sortant s’attendait de moins en moins.
Ce, dans la mesure où elle comptait sur le boycott des
challengers à son candidat JOSEPH KABILA, comme on le
sait, les adversaires à Joseph KABILA, misaient sur les
négociations, à la suite de la traversée du cap du 30
juin 2006,(délai constitutionnel de la transition).
Dans cette hypothèse, Joseph KABILA pouvait passer dès
le premier tour étant donné que le boycott serait massif
à KINSHASA, à l’OUEST et au CENTRE, ce fut le cas lors
du référendum de décembre 2005.
Ainsi, KABILA serait voté massivement à l’EST, où le mot
d’ordre sur le boycott à l’enrôlement n’a pas eu
d’effet. Et si le deuxième tour il y a, il faut alors
conclure qu’il y aura un transfert massif des voix pour
tous ceux qui entendent punir les responsables de
l’exclusion d’Etienne TSHISEKEDI, conclut LE PHARE en
insinuant même impossible la publication effective des
résultats à la date prévue par la CEI .
Cependant, les élections n’auront toujours pas apporté
du bien. Si elles sont un passage indispensable pour la
RDC, elles sont de l’autre côté une occasion de chute
pour l’autre côté une occasion de chute pour certains.
C’est une occasion de chute pour certains. C’est le cas
deux groupes d’oppositions congolaises de la diaspora
évoluant en Belgique à savoir LE BANA CONGO et l’APPARECO
piloté par HONORE GBANDA, ancien collaborateur à Feu
MOBUTU. Ces deux organisations qui évoluaient ensemble
ont trouvé aujourd’hui une raison pour se dissocier dans
la démarche de leur action.
Il s’agit, écrit LE PALMARES, de l’acceptation de ce à
quoi les deux organisations s’opposaient farouchement.
C’est à dire l’organisation des élections sans passer
par les négociations. Ainsi, devant le fait accompli des
congolais en RDC. La preuve de cette logique est
qu’hier, LE BANA CONGO a tenu une conférence de presse à
Bruxelles sans inviter son allié de tous les jours l’APARECO.
Une façon de dire que le divorce est en perspective.
A cette occasion, BANA CONGO a émis le vœu de voir les
dépouillements des scrutins se passer dans la
transparence. Il en est de même de la non ingérence des
étrangers dans la finalisation du processus électoral
sans oublier l’occupation des résultats partout et
surtout à l’heureux élu de faire appel à toute expertise
congolaise multidisciplinaire pour la reconstruction
nationale.
LE PALMARES ajoute que la force à la vague de suspicions
qui pèsent sur les éléments de l’EUFOR, le porte parole
de cette force, THIERRY FUSSALBA, a tenu une conférence
de presse hier, qui a consisté à clarifier la situation
mieux éclairer la lanterne du congolais. Sur la nature
de la force européenne en RDC.
Pour lui, l’Eufor a un mandat de 4 mois. C’est jusqu’au
30 novembre prochain. Et contrairement à ce que
d’aucuns, pensent, ce n’est pas une force d’occupation,
moins encore une force agressive ou d’intimidation.
De ce fait, l’EUROFOR ne pourra intervenir que si les
forces aussi bien de la MONUC, des FARDC que de la
Police Nationale congolaise sont débordées. Si trouble
il y aura le dimanche à la publication des résultats. Et
ce, sous L’EUFOR n’est pas là pour réprimer des petites
manifestations insurrectionnelles ni pour faire des
opérations de police, de maintien de l’EUFOR vienne à s’
engager , a-t-il poursuivit ce ne sera pas contre les
miliciens en armes et autres soldats suffisamment armés,
qui viendront terroriser la population Congolaise , à un
niveau tel qu’ aucun des unités citées n’ aura réussi à
rétablir l’ordre s’ agissant des surprises que réservent
les nouveaux résultats rendus par la C.E.I hier, l’AVENIR
estime que GIZENGA a vu sa cote revue à la hausse avec
le score réalisée au Bandundu, pendant que J.P BEMBA est
tué vers bas par NZANGA à l’ Equateurs. Donc GIZENGA
menace J.P BEMBA et pourrait se retrouver au second
tour, s’il y en aura face à JOSEPH KABILA.
Ce qui, du reste, souligne la TEMPETE DES TROPIQUES. Ce
journal pense que le souhait de l’ AMP, est qu’on aille
au 2èmé tour avec GIZENGA. C’est la moindre male pour
eux en lieu et place J.¨P. BEMBA leur Sphinx.
Toutes foi, estime L’AVENIR, le leader du PALU peut, sur
cette lancée, prouver qu’il est un pion sur qui comptera
au deuxième tour. Dans l’entre-temps, la chance de
KABILA quant à remonter la pente dépendra encore une
fois du score qui reste à réaliser au Sud-Kin.
Pendant que la publication des résultats se tire en
longueur, il se trace en coulisse une forme
d’organisation afin de parer à toutes éventualités,
s’agit-il de 2è tour, renseigne LE POTENTIEL ;
Dans cette perpesctive, le journal révèle qu’au MLC, il
y a en gestation une structure dénommée « TOUT SAUF
KABILA « (TSK). Tandis que à l’AMP, il s’agit de «
RASSEMBLEMENT POUR L’UNITE ».
Néanmoins, indique–t-il, une nouvelle formule est en
train d’être envisagée au MLC, car, le TSK semble
présenter des relents haineux. De toutes façons, pour
les deux camps virtuels challengers, il n’est que
question d’un changement de palais voulu par le
dynamisme politique. Ceci, parce qu’au départ, il avait
RENACO par le MLC et AMP pour le PPRD.
Une nuit fort agitée à Goma… tension à Lubumbashi
Par Le Potentiel
Des centaines de personnes ont veillé dans la nuit de
mercredi à jeudi, jusqu’au petit matin, en pleine ville.
Et pour cause, elles ont été effrayées par des soit
disant «suceurs des sang». Plusieurs habitants affirment
avoir vu et entendu des mauvais esprits. Mais le
phénomène est récurrent dans plusieurs localités du
Nord-Kivu. Les autorités de la ville appellent plutôt à
la prudence, rapporte radiookapi.net.
Des cris, des tambours, des slogans et des chansons…,
tous les moyens ont été utilisés par les habitants de
Goma pour chasser les « soit disant suceurs de sang ».
C’est vers minuit que des centaines d’habitants des
quartiers populaires de Birere, de Katindo et de Mabanga
se sont retrouvés en dehors de leurs habitations.
Plusieurs habitants rencontrés ce jeudi matin affirment
avoir été réveillés par un vent violent d’origine
inconnue. Pour eux, il s’est agi des démons appelés
suceurs de sang. C’est depuis trois mois que ce
phénomène se développe dans plusieurs villages du
Nord-Kivu. Dans la ville de Butembo par exemple, il a
entraîné la mort de deux personnes. Ces victimes ont été
lapidées par la population parce qu’elles étaient
soupçonnées d’être des suceurs de sang.
A Goma, personne n’a témoigné avoir été victime de ces
mauvais esprits. Le maire de la ville demande à la
population de ne pas céder à cette croyance. Des bandits
et des voleurs peuvent profiter du phénomène pour opérer
tranquillement la nuit, avertit-il. Une psychose de la
peur bien entretenue avant la proclamation des résultats
provisoires de l’élection présidentielle. Une
coïncidence qui appelle à une vigilance tous azimuts.
TENSION MERCREDI A L’UNILU
Un autre fait analogue s’est produit à Lubumbashi. En
effet, les étudiants de troisième graduat de la faculté
de Droit ont saccagé la salle de promotion ainsi que le
bureau du doyen de la faculté avant de blesser
grièvement un professeur. Ils contestaient ainsi les
résultats des examens de fin d’année affichés le soir
aux valves de leur promotion, toujours selon
radiookapi.net
Ce jeudi matin, radiookapi.net s’est rendue dans la cité
universitaire. Toutes les vitres ont volé en éclat, les
portes arrachées, la chaire démolie et quelques bancs
cassés. La porte du bureau du doyen de la faculté a été
défoncée. La surface était pleine de débris de toute
sorte. Dehors, une centaine d’étudiants faisaient pied
de grue. Les plus audacieux tentaient de pénétrer dans
la salle de promotion et dans le bureau du doyen. Ici,
sont entreposés jusque-là les cotes dont la délibération
est intervenue mercredi. D’autres étudiants, aidés par
la garde universitaire, les en empêchaient. L’essentiel
étant de sauvegarder les côtes et les documents
administratifs.
Il était difficile de savoir l’état dans lequel se
trouvait le professeur tabassé par les étudiants. Tout
ce que l’on savait est qu’il était admis dans un centre
hospitalier de la place. Les autorités universitaires se
sont refusées de toute déclaration.
Après Mbuj-Mayi, la paroisse Kizo au Bas-Congo
complètement pillée, ces incidents de Goma et de
Lubumbashi doivent interpeller les autorités nationales
et régionales pour assurer la sécurité totale des
populations.
Luanda met
ses forces armées en alerte maximum sur toute sa
frontière avec la RDC
(Fidèle Musangu)
Les forces régulières angolaises ont été placées en
alerte maximum depuis hier tout le long de la frontière
avec la RDC. Telle est l'instruction donnée par le
ministre de la Défense du gouvernement de Luanda aux
éléments des forces armées de son pays et qui est entrée
immédiatement en vigueur, a-t-on appris d'une chaîne
périphérique captée à Kinshasa. L'alerte maximum qui a
démarré depuis hier restera en vigueur jusqu'à nouvel
ordre, a-t-on indiqué des sources officielles.
Cette décision des autorités angolaises est à prendre au
sérieux étant donné que Luanda est l'un des membres
influents du Comité International d'Accompagne-ment de
la Transition institué par l'accord global et inclusif
signé dans la nuit du 16 au 17 décembre 2002 à Pretoria
pour accompagner le processus de transition. Par cette
décision, le gouvernement angolais entend prévenir et se
prémunir contre des scènes de débordement sur son
territoire à partir des contrées transfrontalières
congolaises dans la foulée de la proclamation par la CEI
des résultats de l'élection présidentielle prévue pour
ce dimanche 20 août.
Bon nombre d'observateurs sont d'avis que la décision
des autorités angolaises ne relève pas d'une vue
d'esprit et encore moins d'une humeur de trop. Non
seulement elle soulève une série d'interrogations mais
encore et surtout elle met sur la place publique les
dessous des cartes quant aux manœuvres qui se trament
dans les coulisses pour favoriser tel ou tel candidat à
cette élection présidentielle.
Si d'une part, la présence des forces de l'EUFOR sensées
sécuriser ces élections a été commentée en sens divers
par les observateurs avisés et ne semble pas rassurer le
commun des congolais, d'autre part, cette alerte maximum
décrétée par Luanda juste à quatre jours de la
proclamation des résultats de l'élection présidentielle
doit donner matières à réflexion. De là à croire que le
gouvernement de Luanda qui a joué un rôle très
significatif depuis l'avènement de l'AFDL au pouvoir d'Etat
en RDC et qui entretient des relations privilégiées avec
les régimes des Kabila père et fils serait peut être au
parfum des résultats de cette élection présidentielle,
il n'y a qu'un pas à franchir. Sinon pourquoi Luanda se
précipiterait-elle à prendre des précautions
sécuritaires sur sa frontière avec la RDC qui s'étend
sur une longueur de près de 2 milles kilomètres tout au
long des quatre provinces congolaises ?
Ponce Pilate revu et corrigé sous les tropiques
Ces précautions sécuritaires risquent de perturber
dangereusement les échanges commerciaux et
socioculturels entre les habitants des contrées
transfrontalières qui parlent les mêmes langues et
appartiennent au même espace culturel depuis des temps
immémoriaux. Et comme dans pareilles circonstances, il
faut s'attendre à ce que des éléments incontrôlés
opérant de part et d'autres de la frontière commune
profitent de cette aubaine pour commettre des actes de
violence sur des pauvres paysans mal informés et dont
l'essentiel de leur survie dépend de ces échanges. On en
veut pour preuve les multiples violations massives des
droits de l'homme commises par les éléments des forces
armées et de la police de ce pays voisin lorsque le même
gouvernement de Luanda avait décrété des mesures
d'expulsion des ressortissants congolais ne détenant pas
des pièces de séjour régulier en Angola. On revoit
encore des scènes infrahumaines diffusées par les
chaînes des radios et télévisions étrangères montrant
des vieillards, femmes et enfants massacrés, dépouillés
de leurs biens et pourchassés comme des bêtes sauvages
jusqu'au-delà des frontières nationales. D'aucuns
comparent ce geste des autorités angolaises à celui de
Ponce Pilate livrant Jésus Christ aux extrémistes juifs.
Cela, sans que les autorités administratives et
politiques ne lèvent le petit doigt. Va-t-on vers la
répétition de ces mêmes actes ? L'avenir proche nous le
dira.
Le phare-2006-08-17
Actualités en temps réel:
A trois jours de la publication des résultats
partiels des élections telle qu’arrêtée par la Cei, le
suspens autour de la ville-province de Kinshasa, est
déjà en train d’être levé.
Le ton vient d’être donné par LE POTENTIEL avec la
publication des résultats de la circonscription
électorale de MONT-AMBA/KIN 3, fruit de ses recherches.
Pour ce journal, J.P. BEMBA est en tête, Joseph KABILA
vient en troisième position après GIZENGA et KASHALA
quatrième.
Ce qui veut dire que sur 429.332 électeurs de cette
circonscription, J.P. BEMBA a 231.485 voix. Gizenga en a
91.544. Tandis que JOSEPH KABILA n’a obtenu que 61.406
voix. Un signal fort annonçant la récupération de la
situation par JP Bemba à l’Ouest de la Rdc.
Par contre, L’AVENIR présente les choses autrement en ce
qui concerne ce premier voile en voie d’être levé avec
KIN 3, qui déjà s’affiche en faveur du Mlc.
En effet, ce journal prétend que le leadership à l’Ouest
du MLC reste un sujet à contestations. Selon lui, le Mlc
aurait même commencé à reconnaître que Joseph KABILA
demeure largement en tête du scrutin du 30 juillet
dernier. Ce, malgré les résultats de l’Ouest qui tombent
déjà. Le cas de l’Equateur où NZANGA MOBUTU a mis J.P.
BEMBA en mal, constitue une preuve éloquente. Si bien
que dans les rangs du Mlc, l’heure est à la
rectification du tir. Autrement dit, le Mlc a été
contraint à apaiser ses ardeurs au point qu’il ne crie
plus désormais au fraudeur, moins encore à la victoire.
Bien au contraire, renchérit L’AVENIR, le MLC en appelle
de plus en plus au deuxième tour, estimant que cette
fois-ci, il va faire mieux. Et pour atteindre ce but,
poursuit L’AVENIR, le MLC ne compte que sur les
alliances. Un calcul qui ne rassure pas. D’autant plus
que le mot d’ordre aux alliés n’est pas une garantie que
tous les membres de ces partis voteraient forcément pour
lui. C’est non autrement un échec en perspective,
soutient L’AVENIR en conclusion.
Une analyse des faits à laquelle l’Hebdo « AFRICA NEWS »
ne veut pas souscrire. Pour ce journal, JP BEMBA
trouvera sur son chemin bien d’alliés prêts à lui donner
le flanc.
En sus, cet hebdo pense qu’au regard des données des
résultats entre les mains, provenant de part et d’autre,
c’est-à-dire de la CEI et des circuits informels
concernant la ville de KINSHASA, tout porte à croire que
JOSEPH KABILA est en dérive.
Et si par un concours des circonstances forcé, explique
le journal, JOSEPH KABILA venait à gagner l’élection, il
risque le sort à feu MOBUTU qui s’était retiré de
Kinshasa pour s’installer dans son village à GBADOLITE.
Une façon de dire que l’histoire congolaise nous apprend
que quiconque n’a pas conquis la capitale, siège des
institutions, a de fortes chances de faire naître son
pouvoir avec une malformation congénitale, sujette à
problèmes.
On n’est pas loin d’une telle surprise pour le cas
JOSEPH KABILA dont le peuple n’a plus qu’un sentiment
répulsif, à la suite des manœuvres frauduleuses à son
actif, lors du scrutin. L’avenir nous en dira mieux,
conclut AFRICA NEWS.
L’AVENIR parle, par ailleurs, de l’opération appelée «
TSK » (TOUT SAUF KABILA)
Selon ce journal, cette formule est mise en place par le
MLC, dans l’unique but d’exiger la primature, étant
donné qu’il a déjà perdu les chances de gagner les
élections.
La stratégie consiste à paralyser la ville de Kinshasa,
afin d’éconduire Joseph Kabila quels que soient les
résultats définitifs. Ce plan machiavélique, précise le
journal, est prévu un jour avant ou après l’annonce
officielle des résultats provisoires de l’élection
présidentielle par la CEI le 20 août prochain. C’est
dans cet ordre d’idées que le MLC compte sur la gravité
des événements pour prévaloir l’apaisement de la
situation autour d’une table des négociations. C’est à
partir de là que JP Bemba pourrait profiter pour
prétendre à la primature parce qu’il s’agira du
gouvernement d’union nationale.
C’est d’ores et déjà un mauvais calcul, estime L’AVENIR
qui allègue que la primature n’est plus sujette des
pourparlers. Ce poste est désormais le fruit de la
majorité au parlement. Ce, à quoi ne s’attend pas le MLC
au regard de la position difficile dans la quelle se
trouvent ses pions (candidats députés nationaux) sur le
terrain des élections.
L’AVENIR a terminé son feuilleton sur le MLC par
l’annonce de la tricherie des élections à l’actif de ce
parti à MAI-NDOMBE dans la province de BANDUNDU. C’est
ce qui résulte du rapport qui a été présenté hier au
vice-Président de la commission en charge de la
reconstruction et développement, Mr. YERODIA.
Cette tricherie a été rendue possible par l’activisme
des membres du MLC. Ces derniers avaient mis à leur
solde des membres des bureaux de la CEI dans ce
district, persuadant ainsi les électeurs incultes à
voter pour JP BEMBA.
Toute fois, le journal indique que le rapporteur de
cette information à YERODIA a reconnu que ce district a
été depuis longtemps laissé entre les mains du MLC.
LES ELECTIONS ET LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
Sur ce chapitre, LE PALMARES renseigne que la MONUC
rappelle les candidats aux élections à l’ordre. C’était
hier à sa conférence de presse hebdomadaire dans ses
installations de la Gombe.
Selon le porte-parole de la MONUC, KEMAL SAIKI, les
candidats doivent s’abstenir, pendant cette période
post-électorale, de tout acte tendant à la violence. Il
demande à cet effet aux candidats et aux congolais de
faire confiance à la CEI. Halte à la culture de la
rumeur, dit-il.
A ce sujet , il a été cité un bon exemple. Allusion
faite à AZARIAS RUBERWA vice-président en charge de la
commission politique, défense et sécurité. Ce journal
indique que ce dernier a eu, sur ce, une bonne note
d’appréciation de la part de l’envoyé spécial de l’union
européenne dans la région des grands lacs africains, M.
ALDO AJELLO, à l’occasion d’une rencontre qui a eu lieu
le mardi dernier entre les deux personnalités au siège
de la commission. A tous les autres candidats, il leur a
été demandé d’évoluer sur la même lancée. De telle sorte
que si protestation il y a, que tout se résolve à
travers les voies légales.
D’autre part, L’OBSERVATEUR annonce que c’est depuis
lundi dernier que la commission politique, défense et
sécurité a repris ses activités. Ce, depuis les
élections. Une réunion a eu lieu, pour ce faire, autour
du vice-président AZARIAS RUBERWA.
En corollaire sur le plan sécuritaire, le journal
indique que par mesure de prudence, afin de parer à
toutes éventualités, à la publication des résultats des
élections en Rdc, l’Angola a renforcé sa présence
militaire à sa frontière avec la RDC.
Et sur l’autre volet cependant, L’OBSERVATEUR poursuit
qu’en signes avant coureurs d’apaisement après les
élections, au moins 4.500 miliciens déposent 2278 armes
en Ituri. Et parmi ces derniers, il est signalé trois
qui proviennent du camp de NKUNDA BATWARE. Une façon de
dire que malgré les déclarations tapageuses de celui-ci,
il ne peut plus compter sur ses troupes pour une
quelconque déstabilisation de la RDC.
De l’autre côté, L’ALERTE-PLUS révèle que « JOSEPH
KABILA TOMBE LE DIMANCHE 20 AOUT PROCHAIN ». Cette
certitude vient du fait que l’opinion congolaise
désormais mieux avertie sur l’origine familiale douteuse
du président sortant JOSEPH KABILA, ne porte plus ce
dernier dans son cœur. A cela s’ajoute la signature des
contrats léonins au détriment du pays, en contre partie
de son pouvoir.
Et plus grave encore, JOSEPH KABILA serait indexé dans
l’axe du mal avec la disparution dernière des casques
d’uranium à KIBOMANGO. Au tant d’actes suicidaires
contre le pays et dont le prix à payer n’est autre que
la perte du pouvoir.
Dans un autre registre, ce journal parle du vœu émis par
SONNY KAFUTA, pasteur de l’église ARMEE DE L’ETERNEL ,
concernant l’accusation de trafic des bulletins de vote
dans l’une de ses églises à BRAZZAVILLE. L’accusé qui
nie tout en bloc et souhaite qu’il soit mis sur pied une
commission d’enquête indépendante, afin que toute la
lumière soit faite.
Et dans les entrefaites médiatiques, la HAM vient de
suspendre trois chaînes de télévision pour une durée de
24 heures à dater d’hier. Il s’agit de la RTNC1, CCTV,
RTAE du pasteur SONNY KAFUTA. Il est reproché à ces
organes de presse audio-visuelle la diffusion des images
choquantes et à forte charge émotionnelle, du reste,
susceptibles d’inciter les forces de l’ordre et la
population à la violence.
A savoir que la RTAE et la RTNC1 ont diffusé de manière
répétée les images sur la mort des éléments de la police
nationale congolaise lors des manifestations du 27
juillet dernier. Tandis que CCTV a, pour sa part,
diffusé des images sur le bombardement de la province de
l’Equateur par la composante ex gouvernement(
actuellement Pprd). C’était pendant la guerre de 1998.
2.
Le Phare
Présidentielle RDCongo
Le deuxième tour de plus en plus probable
Le chef de l’Etat sortant de la République démocratique
du Congo (RDC), Joseph Kabila, qui conserve la tête de
la course à la présidentielle du 30 juillet, même s’il a
perdu un peu de son avance, selon les résultats partiels
de mercredi portant sur près de la moitié des inscrits.
Selon ces chiffres affichés sur le site Internet de la
Commission électorale indépendante (CEI) et compilés par
l’AFP, M. Kabila recueille 51,9% des suffrages exprimés,
moins devant l’un des vice-présidents Jean-Pierre Bemba,
qui arrive en deuxième position avec 15,1% des
suffrages.
Ces résultats portent sur 11.989.208 des inscrits sur un
total de quelque 25 millions, soit 48% des inscrits. Le
taux de participation national n’est pas envoyé connu.
En troisième position arrive Antoine Gizenga (un peu
moins de 8% es suffrages), ancien bras droit premier
chef de gouvernement du Congo indépendant Patrice
Lumumba. Il est suivi de Nzanga-Mobutu, le fils de l’ex
dictateur Mobutu Sesseko seko, qui décroche environ 5$
des suffrages.
M.Kabila perd un peu de terrain par rappport aux
résultats de mardi : il passe de 54,9% des suffrages
exprimés, à 51,9%. De même, son principal adversaire, M.
Bemba, chef du Mouvement de Libération du Congo
(ex-rébellion), recule légèrement, de 16,7 à 15,1%.
Aucun résultat n’est disponible mercredi pour la
capitale Kinshasa, qui représente 12% des inscrits et où
M. Kabila n’est pas populaire.
« Il devient de plus en plus probable que Kabila passe
sous la barre des 50ù et qu’on s’achemine vers un second
tour », a estimé à l’AFP un diplomate, sous couvert
d’anonymat.
Mardi, le président sortant décrochait 54,9% des
suffrages exprimés, contre 16,7% pour son principal
adversaire, M. Bemba, chef du Mouvement de Libération du
Congo (ex-rébellion), selon des chiffres qui portaient
sur 40% des inscrits.
Les congolais devaient élire, le 30 juillet, leurs
président et députés lors des premiers scrutins
démocratiques et libres en plus de quarante ans dans
l’ex-Zaïre.
Pour être élu président au premier tour, l’un des 32
candidats doit obtenir la majorité absolue des suffrages
exprimés. En cas de second tour, les électeurs seront
appelés aux urnes le 29 octobre.
Présidentielle en
RDC: les appels au calme se multiplient avant le verdict

Bundu passe
devant la Cour suprême de Justice, le 16 août 2006,
à Kinshasa
© AFP/Arch. Lionel Healing |
KINSHASA (AFP) - jeudi 17 août 2006 -
18h17 - La communauté internationale et quelques voix
congolaises multiplient les appels au calme en
République démocratique du Congo (RDC) pour éviter toute
violence, quelques jours avant l'annonce des résultats
provisoires de l'élection présidentielle historique du
30 juillet placée sous haute sécurité.
Ces appels au calme interviennent
alors que le chef de l'Etat de la République
démocratique du Congo Joseph Kabila est toujours en tête
de la présidentielle du 30 juillet, mais passe sous les
50% des suffrages exprimés, selon les résultats partiels
de jeudi portant sur plus de la moitié des inscrits.
M. Kabila recueille 48,6% des
suffrages exprimés, devant l'un des vice-présidents
Jean-Pierre Bemba, qui arrive en deuxième position avec
16,2% des suffrages, selon les chiffres affichés sur le
site internet de la Commission électorale indépendante
(CEI) et compilés par l'AFP.
Ces résultats portent sur 13.030.650
inscrits sur un total de quelque 25 millions, soit
environ 52% des inscrits. Le taux de participation
national n'est pas encore connu.
Mercredi, la Mission de l'Onu en RDC
(Monuc) a exhorté les candidats à "s'abstenir de tout
acte ou déclaration qui pourrait inciter à la violence",
estimant qu'"on ne peut pas prétendre à la plus haute
charge publique et tenir des propos qui sèment (...) le
doute dans l'esprit de la population".
Ces derniers jours, des candidats ont
dénoncé des fraudes et remis en cause les résultats
partiels affichés par la Commission électorale
indépendante (CEI), qui donnent en tête le chef de l'Etat
sortant Joseph Kabila, devant le vice-président
Jean-Pierre Bemba.
Ce week-end, ce sont les confessions
religieuses qui ont lancé "un vibrant appel au calme",
alors que la CEI doit annoncer les résultats provisoires
d'ici dimanche.
"On passe d'un régime politique de
cooptation à un régime démocratique. C'est une
révolution. Quand il y a tant d'enjeux dans la balance,
des personnes peuvent être prêtes à tout faire pour
garder un certain pouvoir", explique à l'AFP un
diplomate, qui a requis l'anonymat.
L'élection présidentielle du 30
juillet, couplée avec les législatives, est en effet le
premier scrutin libre et démocratique organisé en plus
de quarante ans dans l'ex-Zaïre.
Ces élections doivent mettre fin à
une fragile transition politique, après près de cinq
années de guerre (1998-2003). La transition, lancée en
2003, se caractérise par des institutions dont les
membres sont nommés parmi les anciennes rébellions, la
société civile, l'opposition politique et
l'ex-gouvernement.
En cette période électorale, "la
situation est plus volatile que d'habitude", ajoute le
diplomate.
"Il y a des risques à Kinshasa et
Mbuji-Mayi", respectivement la capitale, où le président
sortant n'est pas populaire, et une ville du centre,
fief du parti d'opposition de l'Union pour la démocratie
et le progrès social (UDPS), estime-t-il. L'UDPS a
appelé au boycott des élections.
"Les chancelleries disent +calme+"
aux différents partis, ajoute un second diplomate sous
couvert d'anonymat. "Mais le message sera-t-il entendu
?".
Dans ce contexte, l'autorité de
régulation des médias congolais, la Haute Autorité des
médias (Ham), a suspendu pour 24 heures, à compter de
jeudi matin, trois chaînes de télévision accusées
d'"incitation à la violence".
Parmi ces deux télévisions, on trouve
la chaîne qui appartient à M. Bemba et la télévision
officielle.
La campagne a été marquée par
l'assassinat par balles de plusieurs personnes, dont
trois policiers en marge d'une manifestation des
partisans de M. Bemba le 27 juillet à Kinshasa.
Mais les scrutins du 30 juillet se
sont dans l'ensemble déroulés dans le calme, sous très
haute sécurité: environ 17.600 Casques bleus sont
déployés dans le pays, et un millier de militaires d'une
force européenne (Eufor) à Kinshasa. Jeudi, l'Eufor a
d'ailleurs mis en garde contre toute violence, affirmant
que les fauteurs de troubles la "trouveront sur le
chemin".
En dehors de la RDC, l'Angola, qui
entretient des relations étroites avec M. Kabila, a
récemment renforcé sa présence militaire le long de ses
frontières avec l'ex-Zaïre par "mesure de précaution",
selon l'armée angolaise.
"On espère qu'il y aura un second
tour, ça devrait calmer les esprits", estime le deuxième
diplomate. Et au vu des derniers résultats partiels
affichés jeudi par la CEI, l'hypothèse d'un second tour
est probable, selon des sources concordantes.
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Déclaration politique du MLC
(du 14/08/06)
Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) suit avec
indignation depuis la semaine passée l’exploitation
politicienne et éhontée des incidents malheureux survenus le
27 juillet dernier en marge du retour de son Président
National, Jean-Pierre BEMBA, à Kinshasa et dont les images
macabres sont diffusées à profusion sur les antennes de la
télévision nationale, RTNC, instrumentalisée à l’occasion.
Le MLC, par son Leader ainsi que par d’autres Hauts Cadres,
a déploré et condamné en son temps à travers les médias
lesdits incidents qui ont causé mort d’hommes, y compris
dans ses rangs.
Afin de faire la lumière sur cette situation dont veulent se
servir certaines forces politiques bien identifiées pour
tenter de le discréditer et de le diffamer, le MLC exige une
enquête indépendante pour non seulement déterminer l’élément
détonateur de ce dérapage alors que la population était dans
la liesse pour accueillir son Leader, mais aussi en établir
les responsabilités à tous les niveaux.
Le MLC est cependant choqué par l’activisme débordant de
certaines autorités policières et gouvernementales qui, dans
leur extrapolation, ont mis sur son dos même la mort de 4
policiers survenue à la suite d’un accident de circulation à
Mbankana, sur le plateau des Bateke.
Le MLC constate que cette machination, qui procède d’un
combat d’arrière-garde et d’une manipulation de bas étage, a
lieu pendant que l’attention du peuple congolais est
focalisée sur les résultats des élections dont dépend
l’avenir de toute une nation.
Le MLC invite donc tous les Congolais en général et les
Kinois en particulier au calme et à la vigilance tous azimut
et à ne pas se laisser détourner des enjeux du moment.
Fait à Kinshasa, le 14 août 2006
Yves Kisombe
Secrétaire National
Chargé des Questions Juridiques
L’actualité (16/08/06) en RDC
reste dominée par le verdict des urnes à l’issue des
élections présidentielle et législative du 30 juillet
dernier.
Dans sa livraison d’aujourd’hui, l’hebdo « NOUVEL ELAN
» indique que « KABILA : LE 1er TOUR S’ELOIGNE ». Ceci,
parce qu’au regard des données déjà publiées par la CEI, il
faudra en moyenne 5 millions de voix supplémentaires au chef
de l’Etat sortant sur le reste du pays. Une équation
mathématique impossible, précise le journal, étant donné que
sa réserve de l’Est qui lui était favorable est complètement
épuisée. Admettons même que par l’absurde toutes les voix du
Sud Kivu, avec 1,6 millions d’inscrits, dont les résultats
ne sont pas encore rendus publics, hormis ceux de FIZI, lui
seraient attribuées, il va de soi que les résultats de la
partie Ouest du pays qui compte KINSHASA, une grande partie
du BANDUNDU et l’ÉQUATEUR , voire les deux Kasaï, vont à
coup sûr équilibrer la balance, au besoin l’influencer.
Toutes fois, la TEMPÊTE DES TROPIQUES reste sur ses
gardes en cultivant plus de pessimisme face à l’issue des
urnes. Pour ce quotidien, il y a un plan machiavélique qui
consiste à faire passer le président sortant Joseph Kabila
au 1er tour. Cette révélation vient d’un des
présidentiables, Mr JOSEPH OVENGHANKOY, et ce, à l’occasion
du 17è anniversaire de son parti « LES FONUS », intervenu
hier à sa résidence de Ngaliema.
Il s’agit de ce que le N°1 de FONUS a appelé « PASSSAGE A
FORCE ».
De quoi se réserver de tout optimisme béat quant à la vérité
des urnes, renchérit le journal qui précise même que la
prestation de serment de ce dernier ( Joseph Kabila) est
déjà arrêté au 1er Septembre prochain. Ajoute-il que les
différents ballets diplomatiques des occidentaux auprès des
challengers à J. KABILA, sont à circonscrire dans ce cadre.
Le cas de JB BEMBA, très sollicité actuellement par ces
fameux donneurs des leçons ce dernier temps, doit servir
d’exemple patent.
Eu égard à ce qui précède, toute tentative de tricherie
n’est pas loin d’embraser la situation en RDC, conclut LA
TEMPETE relayé par LE PALMARES qui cite un communiqué de la
Voix des sans voix (VSV). Selon ce journal, cette Ong tire
d’ores et déjà une sonnette d’alarme sur une virtuelle
vindicte populaire au cas où les résultats des élections
seraient biaisés.
Pour sa part, le journal « UHURU » signale qu’il se
mijote un « SUN CITY 2 ». La proposition de ce round des
négociations vient de Mr. HERMAN DE CROO, président de la
chambre basse belge.
Le représentant du secrétaire général de l’Onu pour la
conférence internationale des Grands lacs, Mr. IBRAHIM FALL,
serait déjà informé. Le but de ces assises consiste à
continuer la pacification du pays après les élections. Déjà,
IBRAHAIM FALL se propose d’organiser en novembre prochain,
une conférence réunissant des parlementaires de 11 pays à
Kinshasa, afin de préparer le sommet des Chefs d’Etats de
NAIROBI, avec comme point de mire, la ratification rapide du
pacte de paix, de stabilité et de développement de la
région.
Répondant aux préoccupations de la presse hier au bureau de
communication de la CEI installé dans l’enceinte de la
paroisse Sainte Anne dans la commune de la Gombe, révèle le
journal LE PALMARES, le président de la CEI l’Abbé
MALU MALU, a reconnu pour la énième fois les difficultés
rencontrées par son institution dans la réalisation de sa
tâche. Notamment à Kinshasa où l’on a constaté la
disparition de colis électoraux. Pour lui, cette situation
n’aura aucune incidence sur les résultats des élections.
Car, il ne s’agit que des cas isolés. Tel est aussi le cas
advenu dans la province de Bandundu, précisément dans le
strict de MAI-NDOMBE où un policier qui escortait les
bulletins vers le centre de compilation, a été tué. Ce, à la
suite d’une attaque du convoi par des braconniers-inciviques.
Quant au feuilleton d’ISANGI qui a fait couler beaucoup
d’encre et de salive, parce qu’il s’agit, dans cette
circonscription, d’un surplus de votants par rapport au
nombre d’enrôlés, MALU MALU a indiqué qu’il est question
d’une erreur matérielle qui, du reste, a été corrigée.
A tout ce qui vient d’être dit, il est à craindre
l’embrasement de la situation les jours à venir, poursuit
LE POTENTIEL qui cite l’organisation des droits de
l’homme « HUMAN RIGHTS WATCH ». Cette Ong alerte que LAURENT
NKUNDA menace le processus de démocratisation en Rdc.
L’intéressé s’active à mettre sur pied un mouvement
politico- militaire aux conséquences imprévisibles.
Pour cette organisation internationale, le gouvernement
congolais est appelé à arrêter ce général dissident NKUNDA.
Le journal qui souligne que cette organisation s’étonne que
rien n’ait été fait contre ce fauteur des troubles, ni par
le gouvernement ni dans le rang de la MONUC. Pourtant, il
fait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt international. De ce
fait, la restauration de la paix et la garantie de
l’aboutissement heureux de la période post-électoral, sont à
ce prix.
Quoi de plus inquiètant est la réaction du ministre de la
Défense, Mr. ONUSUMBA. En effet, poursuit le POTENTIEL,
ONUSUMBA a, dans une réponse à RFI, indiqué qu’il n’était
pas opportun de procéder, en ce moment, à l’arrestation de
NKUNDA. La priorité, a-t-il souligné, ce sont les élections.
Qu’est-ce à dire , s’interroge le Journal ?
C’est non autrement une démission en avant du gouvernement.
Ajoute-il qu’il s’agit, peut être, de faire comme en OUGANDA
avec les pourparlers de la LRA, pour parvenir à un
arrangement politique ! Autant dire que le processus de paix
est bien menacé en RDC. Toutefois, les résultats partiels
sont attendus au plus tard le 20 Août prochain, confirme
MALU MALU ;
ECONOMIE
Dans ce registre, l’Hebdo « TAPIS ROUGE » fait savoir qu’il
y a un « SCANDALE A LA D.G.I. ».
Selon ce journal, le nouveau patron de cette régie
financière, Mr SAM BOKOLOMBE, aurait réédité l’exploit qui
avait prévalu à l’éviction de ses prédécesseurs, celui de
détournement des fonds. Il a installé, pour ce faire, un
réseau coiffé par le ministre des Finances, MARCO BANGULI,
rejeton du PPRD. Pourtant lui, ONCLE SAM, l’appellent ses
intimes, est le fruit des entrailles du MLC. Autant dire que
SAM a craché dans la main généreuse, conclut
TAPIS ROUGE.
Page noire
Me Roger NIMY est décédé hier à
Bruxelles
(F.M.)
Au bouclage de notre édition, une nouvelle triste est tombée
hier à notre rédaction. Roger NIMY, ancien ministre MLC de
la Jeunesse, Sports et loisirs est décédé hier la nuit dans
une clinique de Bruxelles où il avait été admis pour des
soins appropriés il y a de cela une semaine. Selon ses
proches, Me Roger Nimy serait décédé des suites d'un
empoisonnement.
Sa mort est ressentie comme une grande perte au sein du MLC
où il a laissé ses empreintes d'un avocat engagé sous la
direction de Jean-Pierre Bemba dont il fut le conseiller
juridique. Lors des négociations politiques inter
congolaises de Sun City en Afrique du Sud, ce digne
représentant de MLC a su défendre les options de ce
mouvement politico-militaire. Membre du tout premier
gouvernement de transition pour le compte du MLC, Me Roger
Nimy sera contraint de quitter son poste de ministre des
Sports, Jeunesse et Loisirs sur injonction du chef de l'Etat
qui avait prétendu avoir été offensé au cours d'un conseil
des ministres.
Le Phare présente ses sincères condoléances à la famille de
l'illustre disparu et se joint à la douleur de tous ceux qui
gardent de lui, l'image d'un légaliste et combattant de la
liberté.
2006-08-16
Mise en garde des
Évêques catholiques
Pas de pouvoir contraire à la vérité des urnes
Les Evêques catholiques ne démordent pas. Ils continuent à
veiller au grain pour le bon déroulement de toutes les
étapes du processus électoral. Après avoir menacé de ne pas
reconnaître la validité des élections si les irrégularités
n’étaient pas corrigées, ils avaient fini par inviter le
peuple congolais à aller voter massivement, convaincus des
assurances qui leur avaient été données par les
organisateurs des élections. Les voilà qui reviennent à la
charge après le vote du 30 juillet pour mettre en garde
toutes les parties contre les tendances de ne pas se
soumettre au verdict des urnes.
Dans une déclaration rendue publique le samedi 12 août, avec
comme thème principal « La paix dans la vérité des urnes »,
la Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco, vient de
se prononcer sur le déroulement des élections du 30 juillet.
Dans cette déclaration conjointement signée par le Cardinal
Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent
Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kisangani et président de
la Cenco, et Mgr Tharcisse. Tshibangu Tshishiku, Evêque de
Mbuji-Mayi et vice-président de la Cenco, les Evêques
catholiques tiennent à ce que toutes les opérations
consécutives au scrutin se déroulent en toute transparence
et sans faille pour que soit connue la vérité des urnes.
Aussi, la Cenco hausse le ton et «condamne toute tentative
d’organiser le pouvoir contrairement à la vérité des urnes
».
La Cenco insiste pour faire remarquer que « c’est à travers
cette vérité que sera sauvegardée la paix pour la République
démocratique du Congo ». Partant, dans cette déclaration de
la Cenco, les évêques catholiques interpellent tout le monde
en ces «termes : « C’est pourquoi nous invitons l’ensemble
du peuple congolais et les candidats qui se sont présentés
aux élections à se soumettre au verdict des urnes ».
TENTATIVES DE MANIPULATIONS ET TRICHERIES
Comme ils l’ont affirmé tout au début de ce processus
électoral, les Evêques catholiques continuent à vérifier
toutes les étapes du processus électoral. C’est ainsi qu’ils
signalent que depuis le déroulement des élections le
dimanche 30 juillet 2006, ils ont observé « des tentatives
effectives de manipulations, tricheries et mécanismes de
fraude qui ont été signalées ». Face à cette situation, ils
affirment qu’il y a lieu « d’en établir l’importance et le
poids sur la crédibilité de deux scrutins. Les rapports de
observateurs tant nationaux qu’internationaux à ce sujet
seront indicatifs. La Cenco les examine pour appréciation ».
Auparavant, la Cenco a rendu un hommage mérité au peuple
congolais qui s‘est rendu nombreux aux urnes, « dans l’ordre
et la discipline, dans la patience et la tolérance, dans le
calme et la paix ». Et de lancer ce cri de coeur : « Le
peuple a parlé ; la cause doit être entendue ! Aucune
personne ni institution, nationale ou internationale, ne
peut se faire fi de cette volonté du peuple ». – C’est tout
dire.
La paix dans la vérité des urnes
Déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco)
à l’issue des élections nationales
1. Conformément à ses prises de positions antérieures, la
Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) affirme une
fois de plus avec force que les élections libres,
transparentes et démocratiques constituent la voie royale et
obligée pour la conquête du pouvoir politique.
Aussi la Cenco se réjouit-elle de voir que le peuple
congolais s’est rendu nombreux aux urnes, dans l’ordre et la
discipline, dans la patience et la tolérance, dans le calme
et la paix. La Cenco félicite le peuple congolais pour la
maturité et l’esprit démocratique qu’il a démontrés pendant
le scrutin. Pour le travail accompli, la Cenco remercie la
Commission électorale indépendante (CEI), tous les
observateurs nationaux et internationaux ainsi que les
organismes qu’ils représentent.
2. Le peuple a parlé ; la cause doit être entendue ! Aucune
personne ni institution, nationale ou internationale, ne
peut faire fi de cette volonté du peuple. Seules les
personnes librement élues par le souverain primaire sont
habilitées à gouverner l’Etat en toute légitimité pendant la
prochaine législature.
C’est pourquoi la Cenco tient à ce que toutes les opérations
consécutives au scrutin se déroulent en toute transparence
et sans faille, pour que soit connue la vérité des urnes. En
effet, depuis le déroulement des élections, le dimanche 30
juillet 2006, ici et là, à travers le pays, des tentatives
effectives de manipulations, tricheries et mécanismes de
fraude ont été signalées. Il y a lieu d’en établir
l’importance et le poids sur la crédibilité de deux
scrutins. Les rapports des observateurs tant nationaux
qu’internationaux à ce sujet seront indicatifs. La Cenco les
examine pour appréciation.
3. En ce qui la concerne, la Cenco condamne toute tentative
d’organiser le pouvoir contrairement à la vérité des urnes.
C’est à travers cette vérité que sera sauvegardée la paix
pour la République démocratique du Congo (RDC) : c’est
pourquoi nous invitons l’ensemble du peuple congolais et les
candidats qui se sont présentés aux élections à se soumettre
au verdict des urnes.
4. A ceux qui seront régulièrement déclarés élus, nous
recommandons de faire preuve d’un sens élevé d’esprit
national dans le service de l’Etat par delà les différents
courants des partis politiques, ainsi que les tendances et
attaches régionales et provinciales. Qu’ils se montrent de
véritables rassembleurs ayant à cœur de gouverner l’Etat
congolais nouveau avec comme seule visée : l’intérêt
supérieur de la nation et la consolidation de l’unité
nationale à laquelle tiennent toutes les filles et tous les
fils, citoyens de la RDC.
Quant à ceux qui feront partie de la minorité
constitutionnelle, nous demandons de faire montre d’esprit
démocratique et de contribuer au gouvernement du pays en
exploitant, à cet effet, toutes les voies légales reconnues
à l’Opposition politique par la Constitution de notre pays
(Constitution, Art 8). Ils prépareront ainsi l’alternance
politique pour l’avenir et consolideront la culture
démocratique dans notre pays.
5. La Cenco félicite encore le peuple congolais pour sa
profonde volonté de paix et de concorde nationale. Elle
l’appelle de nouveau à éviter, en toute circonstance, des
réactions et des actes de violence et invite les uns et les
autres au respect de la loi et des procédures légales dans
la revendication de leurs droits.
Que Dieu bénisse la RDC et son peuple.
Fait à Kinshasa, le 12 août 2006
+ Frédéric Cardinal ETSOU
Archevêque de Kinshasa
+ Th. TSHIBANGU TSHISHIKU
Evêque de Mbuji-Mayi Vice-Président de la CENCO
+ L. MONSENGWO PASINYA Archevêque de Kisangani
Président de la CENCO
Par Le Potentiel
Joseph Kabila peut-il
s'en sortir?
(Congo Inter 14/08/2006)
Comme ils ont fait avec Mobutu, l’histoire que l’occident
tente de répéter va produire des échos « néfastes » dans
quelques temps...ceux qui n’aiment pas la paix cherche la
guerre, la guerre n’est toujours de prendre des armes pour
se replier dans un coin du pays pour déclarer « rébellion »,
mais c’est aussi l’idée de s’accaparer le pouvoir par des
moyens qui ne constituent pas le consensus avec tout le
monde.
Les analystes nationalistes disent cette fois que « pas de
division » car les ennemis seront mis hors d’état de nuire
hors du Congo, une fois pour tout, en unissons. les
congolais disent également : « trop, c’est trop ».
Car Qu’est ce qui empêche,disent-ils, que les résultats des
élections présidentielles soient publiés avec une
méthodologie obscure que nous observons ?
Les Etats-Unis en veulent à la Belgique et Louis Michel
pour l’impopularité de Joseph Kabila. Louis Michel, ce
nom qui ne cesse de rebondir dans toutes les conversations
concernant le processus électoral en RDCongo, et Karel de
Gucht connu pour avoir une « gâchette linguistique facile »
contre les politiciens congolais, et surtout leurs conseils
à Washington étaient en biotope du soutien inconditionnel de
la communauté internationale à Kabila.
Louis Michel avait estimé «déraisonnables» les conclusions
des observateurs africains lorsqu’ ils avaient qualifié que
les élections du Zimbabwe étaient bien organisées. Le
président Bush a déclaré qu'il «ne reconnaissait pas les
résultats des élections parce qu'ils avaient été falsifiés.
En compagnie de nos amis, mon administration va se concerter
sur ce qu'il y a lieu de faire.» auront-ils la même position
à la lumière de irrégularités qui entourent la mystification
des résultats de ces élections ?
Les assertions de De Gucht sont souvent extrêmement
hypocrites, voir contradictoires et les congolais les
savent. À l'issue de sa première visite en Afrique, Karel de
Gucht avait déclaré: «Au Congo, je n'ai pas rencontré
beaucoup de personnes semblant en mesure de fournir une
contribution décente à la gestion d'un pays.» pourtant c’est
avec l'aide de l'Afrique du Sud et le soutien de la France
et de la Belgique, les Etats-Unis ont imposé la formule d'un
président et de quatre vice-présidents, contre la volonté de
la population et des nationalistes congolais. Lors de son
discours à l’assemblée belge en juillet 2006, il déclara «
Il est essentiel que les Congolais puissent se reconnaître
dans les mandataires élus de demain ».tout cela est basé sur
une idée prééminente, qu’il avait partagée avec le
secrétaire d’Etat Rice que Joseph Kabila était très «
populaire » en RDCongo et qu’il fallait le soutenir, une
idée corroborée également par Louis Michel aux américains et
l’union européenne.
Aujourd’hui cette popularité à l’Est par les urnes attribuée
à Kabila est sujette de plusieurs controverses notamment de
fraude massive, surtout dans les territoires ou les rebelles
devraient surveiller les votes(imaginez vous d’aller voter
en face du prédateur sexuel qui vous a violenté(e))au point
que les américains, très déçus et ne savent plus qui
soutenir. L’administration Bush après plusieurs Fiascos
électoraaux sur le plan international, avec son agenda de
faire avancer la démocratie àtravers le monde est en entente
d’une bonne nouvelle venant du Congo, se voit confronter
après l’échec en Iraq qui est devenu pratiquement une guerre
civile, la victoire de Hamas en Palestine, le résultat
controversé au Mexique,la deestruction du Liban, à
rechercher une solution stable au Congo après de nombreuses
années de guerres et d’exactions sexuelles à grande échelle
dans notre pays.
Louis Michel a promis aux américains une victoire écrasante
de Joseph Kabila aux élections malgré les renseignements que
détiennent la CIA sur les véritables origines du chef de l’Etat
Joseph Kabila et l’impossibilité d’un tel score en RD Congo,
information que les américains ont partagé avec Karel de
Gucht lors de ses visites à Washington.
Toute cette perception a donc changé, lors du retour de Jean
Pierre Bemba à Kinshasa après sa campagne à l’intérieur du
pays et lorsque les ambassadeurs occidentaux ont découvert
de leur propre yeux la marée humaine qu’avait drainée le
vice président, suivi par l’incapacité du chef de l’Etat de
mobiliser dans certains coins du pays notanment aux deux
kasais, les données venaient ainsi d’être altérées gravement
car incroyable mais vrai : la communauté internationale
voudrait voir à Kinshasa un pouvoir populaire et légitime
pour la bonne marche des « affaires », c'est à dire leurs
intêrets
Le retardement des sorties des résultats partiels ne fait
qu’affluer les rumeurs que les américains tiennent
absolument à un recadrage de leur politique par rapport en
RD Congo.et que selon les renseignements hautement
confidentiels et crédibles, l’entourage de Joseph Kabila à
l’instar de Mobutu ainsi que les menaces de Louis Michel qui
insiste toujours qu’il demeure au pouvoir malgré toutes les
révélations qui entourent sa personnalité.
« L’effondrement du système kabiliste n’est plus pour
longtemps » affirment vétérans et projecteurs de la
politique congolaise.
Aussi les membres de l’entourage présidentiel trempé déjà
dans plusieurs scandale de vente des concession minière dont
certaines aux personnes rétractables jusqu’à Louis Michel, a
par peur de se retrouver dans l’opposition conseille à
Joseph Kabila de rester au pouvoir malgré tous les problèmes
que cela pourrait induire en terme de souveraineté du Congo,
car la plupart d’entre eux ne vivent que de la politique,
sont prêts à vendre des produits aussi dangereux comme
l’uranium à l’Iran juste par soucis de s’enrichir
personnellement sans tenir compte des dangers de sécurité a
l’échelle « globale ».car au Congo comme il n’y a pas de «
vraies idéologies » politiques :aller dans l’opposition veut
dire devenir pauvre.
Le peuple congolais, loin de tirer un bilan final de ces
élections avant la proclamation totale des résultats, se
voit réellement confronté au problème de la qualité de ces
consultations. Certes c’était une première, par rapport aux
premières des démocraties naissantes, celles-ci furent
bourrées d’irrégularités à tous les niveaux et surtout
influencer par les attentes des pays occidentaux. Le peuple
s'impatiente. Il veut connaître son président. « Ca tarde et
la spéculation gagne du terrain », estime un étudiant en
droit venu à Matonge connaître les tendances du scrutin
parlant à l’AFP. « L’Udps ne se sent pas concernée par ce
qui se fait aujourd’hui. Ces élections sont masquées et ne
visent que la confirmation de Joseph Kabila à la présidence
de la république comme élu démocratiquement par le peuple »,
a récemment déclaré Félix Tshisekedi.
« L’histoire du Congo sortira de cette expérience aguerrie
de toute crainte car les congolais savent que les grands «
manipulateurs » de ce monde ont en face d’eux un peuple
serein et vaillant » a conclu un homme d’affaire originaire
du Congo en exil.
Par Olivier Israel Bolya
© Copyright Congo Inter
Présidentielle en
RDCongo : On tend vers un second tour; Une analye du Dr
Léopold Kumbakisaka *
(Afriqu'Echos Magazine 14/08/2006)
Selon une étude de l ’Institut Médias Canada-Afrique, Kabila
serait opposé à Bemba.
Par leur participation au premier tour des élections, les
Congolais ont prouvé le contraire à ceux qui les croyaient
incapables de décider de leur propre destinée. Aujourd’hui,
la question n’est pas du tout de l’arithmétique mais plutôt
du choix des électeurs qui ont voulu faire entendre leurs
préférences par la voie des urnes. Selon une étude réalisée
par l’IMCA, Kabila avait déjà les faveurs des pronostics
pour le Katanga et Bemba pour la région de l’Equateur. Là où
les voix feront la différence, c’est la province orientale,
le Bandundu et le bastion du Bas-Congo. Pour Kinshasa, c’est
la bataille résignée entre Kabila et Bemba pour mieux se
positionner. Le nouveau venu dans l’arène politique Oscar
Kashala n’est pas en reste, mais, il avait pris du retard
dans le démarrage de sa campagne proprement dite. Les
tracasseries dont il a été victime ont pesé lourd pour lui.
On ne peut parler, à l’heure actuelle, de pré-bilan car,
raisonnablement dit, il faudra attendre la confirmation pour
le second tour.
Les résultats de notre sondage sur le terrain à Lubumbashi,
Mbandaka, Kisangani, Mbuji-- Mayi et Kikwit nous rapproche
de l’idée du second tour. À la question : Pensez-vous à
l’idée d’un second tour ? 77 % de personnes interrogées ont
répondu Oui. A l’autre question 65 % le confirme. Quelle est
la région qui ne supporterait pas la candidature de
prétendants en vue ? Réponse : Kasaï oriental 79 %, Kasaï
occidental 65 %, le Bas-Congo 17 %.
Ce schéma, qui reflète le découpage, est un signe fort pour
celui qui prendra les rennes du pouvoir. Il sera en effet
appelé à rassembler et à diriger la nation en tenant compte
de ces priorités et droits.
Le peuple congolais mérite un autre regard des hommes
politiques vont désormais être appelés à diriger ce pays
tant convoité par les forces obscures et étrangères. Des
souvenirs douloureux, des guerres fratricides en connivence
avec certains pays voisins. Le bilan : des femmes
violentées, marquées à jamais, des veuves, des enfants
traumatisés, des familles endeuillées, des orphelins laissés
sans soutien : voilà l’image, que le président élu devra
avoir en face de lui aussitôt qu’il prêtera serment.
Face à ce drame que le peuple congolais a vécu, il y a une
prise de conscience et aujourd’hui, le dernier mot lui
revient par une expression latine courant : Vox Popili, Vox
Dei (‘ la voix du peuple, la voix de Dieu »).
Que peut-on attendre de ce deuxième tour probable ?
Le deuxième tour, s’il a lieu, connaîtra certainement des
combines des leaders politiques avec des alliances et des’
contrats politiques’ en échange des postes au prochain
gouvernement. Ce ne sera d’ailleurs pas une nouveauté. En
France comme au Canada, par exemple, des arrangements
politiques sont plutôt monnaie courante. On s’attendra
certainement à un travail de fond des éminences grises de
tous bords pour rafler les positions jugées souvent
difficiles aux candidats dans le besoin. Et, comme dans
pareil cas, le sourire - à lui seul - ne suffit pas, il
faudra soudoyer par la monnaie et pas n’importe laquelle
celle du pays de l’oncle Sam. Un politicien congolais à la
retraite me confiait un jour que c’est le moment où l’on
voit des « politicailleurs » manger dans tous les râteliers.
Dans la société bantoue, le clivage politique ne dépasse pas
l’esprit du régionalisme qui se fixe par un appui au
candidat politique issu de la région. Pour le cas présent,
si on doit prendre en compte le positionnement de Joseph
Kabila au Katanga, nul ne peut ignorer la place de Bemba
dans la région de l’Equateur. Ces deux acteurs de la
politique ont en commun la jeunesse, mais leurs parcours
politiques sont différents dit-on. Leurs mentors étaient
également opposés dans le cheminement politique. À Kinshasa,
Bemba et Kabila joueront donc leur va-tout pour convaincre
et porter tout haut leur étendard en vue de gagner la
confiance des électeurs. Kinshasa regorge plus de femmes que
d’hommes. Le vote des femmes serait donc déterminant.
En votant pour Kabila, les Kinois souhaiteraient rompre le
lien quadragénaire avec le mobutisme. Et pour Bemba, il
s’agira certes pas, d’une continuité avec l’ancien régime de
feu le Maréchal Mobutu mais plutôt d’un changement en
douceur car Bemba connaît les rouages politiques de l’ancien
régime du grand Léopard et sait donc à quoi s’en tenir. Deux
poids et deux mesures ? À Kinshasa comme à l’intérieur du
pays, il y a eu des non-participants au premier tour,
lesquels seront certainement, à nouveau, absents au second
tour. Il n’est pas ici question de pointer du doigt aucun
leader politique pour un éventuel boycott du premier tour
comme le second. Le vote étant individuel et pour beaucoup,
il n’était pas contraignant pour les électeurs et malgré
l’appel de certains hommes politiques aux militants de leurs
partis à ne pas voter, il ne fait l’ombre d’aucun doute que
de nombreux partisans se est, tout de même, rendus aux urnes
par obligation du devoir civique. Kabila ou Bemba pour
diriger le pays ? Wait and see ! Et que le meilleur
l’emporte.
*Le Dr. Léopold Kumbakisaka est également le directeur de
l’Institut Médias Canada-Afrique
© Copyright Afriqu'Echos Magazine
Jed dénonce une nouvelle tentative d’embrigadement des médias
(Dona M’Baya & Tshivis Tshivuadi)
Journaliste en danger (JED) a lu, avec grande stupé-faction,
le communiqué du Burau de la Autorité des Médias (HAM) paru,
jeudi 10 août 2006, dans la presse de Kinshasa et portant
notamment sur l’interdiction des émissions à téléphone
ouvert et des reportages en direct des manifestations
publiques.
Dans ce communiqué, signé par son président M. Modeste
Mutinga et qui fait suite à une « réunion extraordinaire »
du bureau de la HAM tenue le mercredi 9 août 2006, on peut
lire notamment que « (...) dans le but ultime de sauvegarder
la paix et la concorde nationale pendant la période
électorale (...) les émissions politiques à téléphone ouvert
restent suspendues jusqu’à nouvel ordre » et que « les
reportages en direct et des faux directs des marches
populaires ou tout autre manifestation publique à caractère
politique restent également suspendus ».
Tout en partageant le souci de l’instance de régulation des
médias de sauvegarder la paix et la concorde nationale
pendant la période électorale, JED s’inquiète des menaces
que font peser ces mesures sur la liberté de la presse et
qui rappelle la suspension cava-lière, le 1er juillet 2005,
par la même Haute Autorité des médias de la chaîne privée
RAGA TV au motif d’avoir fait un reportage en direct sur les
manifestations de rue à Kinshasa le 30juin 2005.
En effet, la Constitution de la République démocra-tique du
Congo en ses articles 23 et 24 garantit la liberté
d’expression ainsi que le droit de toute personne à
l’information. Ces droits ne sont limités, au terme de la
même constitution, que par le souci du respect de la loi, de
l’ordre public, des bonnes mœurs et des droits d’autrui.
Par ailleurs, l’article 8 de la loi N°O02/96 du 22 juin 1996
fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la
presse affirme que « Toute personne a droit à la liberté
d’opinion et d’expression. Par cette liberté d’opinion et
d’expression, il faut entendre le droit d’informer, d’être
informé, d’avoir ses opinions, ses sentiments et de les
communiquer sans aucune entrave, quel que soit le support
utilisé, sous réserve du respect de la loi, de l’ordre
public, des droits d’autrui et des bonnes mœurs ».
En conséquence de ce précède, JED dénonce toute nouvelle
tentative d’embriga-dement des médias congolais en cette
période électorale alors même que toute la presse
internationale présente en RDC a la latitude de couvrir les
événements qui s’y déroulent.
Primo, les manifes-tations publiques à caractère
politique/et les marches populaires, autorisées ou non,
constituent, même en période électorale, des évènements
d’intérêt public susceptibles d’être couverts et traités par
les médias. La manière de traiter ces évènements (direct,
faux direct, flash, etc.) ne saurait en aucune façon relever
de la compétence d’un gouverne-ment ou d’une institution
publique fut-elle l’instance de régulation des médias ;
Secundo, aucune loi en RDC n’interdit les reportages en
direct et les faux directs. Par conséquent, le communiqué de
la HAM du 9 août 2006 ne saurait suspendre ce que la
Constitution de la République et la loi sur la presse
accordent au nom de la liberté d’expression.
En tout état de cause JED considère que jusqu’à preuve du
contraire, la période électorale n’est pas une période
d’exception qui mériterait des mesures exceptionnelles de
restriction de certaines libertés constitutionnelles. Le
faire serait tout simplement une dérive dangereuse pour la
démocratie.
2006-08-11
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Au fil des jours : des journaux déchirés
(Tshieke Bukasa)
Les vendeurs des journaux de la place de la Victoire à
Kalamu, particulière-ment aux alentours de la station
d’essence Shell, sont devenus depuis trois jours, la cible
privilégiée des éléments de la police nationale du District
de la Funa. Jusque hier encore, les vendeurs des journaux
ont révélé que cette fois-ci les agents de l’ordre sont
allés trop loin en arrachant puis déchirant leurs
marchandises (les journaux), sans autre forme de procès. Ils
estiment que la chasse aux vendeurs des tendances
électorales est compréhensible car ceux-là, sans attendre
les résultats officiels, participeraient à l’action
d’intoxication et de la désinformation de la population.
Cependant, ils sont convaincus que l’action entreprise par
la police nationale les empêchant à exercer librement leur
activité n’est pas du tout fondée car c’est tout leur
gagne-pain qui est mis en branle. « Aujourd’hui encore, ils
ont cassé nos tables où nous avons l’habitude d’exposer les
journaux… », témoigne Eddy Eluwo, un marchand des journaux
poussé à mener son travail presque dans la clandestinité.
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En dépit des patrouilles policières, de la Monuc et de l’Eufor,
les Kinois pas du tout tranquilles
(JRT)
Aucunement intéressés par le profil de prochains dirigeants
de la RDC et par leurs projets de société, les malfaiteurs
ne rêvent que de " coups " susceptibles de leur rapporter
quelque butin.
Hier vers 2 H45' du matin, quatre bandits armés ont investi
l'avenue Kilosa n°118, quartier Ngwaka, commune de Kinshasa.
Mboliasa Ituta, qui dormait paisiblement dans sa chambre à
coucher, a été brutalement réveillé par des bruits de casse
à la porte d'entrée de sa maison. Lumières éteintes, il
s'est présenté au salon pour constater que des bandits munis
des barres de fer et grosses pierres, cassaient la porte.
Se cacher sous le lit n'était pas la solution, ni déserter
la maison. Fallait-il abandonner femme et enfants sous la
botte des bandits et sauter par la fenêtre? Il a résolu
d'attendre que les malfaiteurs assouvissent leur soif de
butin. Mais aux dires des voisins, les délinquants auraient
surpris toute la famille au salon. Après avoir neutralisé
parents et enfants, ils auraient fouillé toutes les pièces
et saisi appareils électro-ménagers emportés et argent (500
dollars et 317.000 FC), avant de se retirer.
Le quartier Ngafani visité
La veille, pendant que les chiens du quartier aboyaient,
trois bandits se sont postés au n° 36 B de l'avenue Ngafani,
parcelle occupée Mukoko Momboyo. 4 H 30', la porte d'entrée
principale de la maison a été défoncée et plusieurs biens de
valeur emportés. Ils ont arraché en outre 100 dollars et un
téléphone portable.
Une sentinelle croisée au coin de l'avenue, en route pour
son domicile, a subi leur colère. Ils lui ont tiré une balle
à la jambe droite. Présentement, l'infortuné Kibanda Mioka
est soigné dans un centre médical du quartier.
Cambriolage dans une boutique
Au quartier Munganga, commune de Ngaliema, les boutiques à
21 heures. Alors que quelques clients se disputaient des
boîtes de conserve et produits cosmétiques, trois hommes
armés en tenue noire ont fait irruption dans la boutique
Graab, au croisement des avenues Zolani et Masani n°29. Le
vendeur braqué, le vol s'est opéré dans la précipitation.
Butin : 100.000 FC et divers produits alimentaires perdus.
Un passant qui a pris le risque de les interpeller, a été
rappelé à l'ordre par plusieurs détonations. Une des balles
a atteint au bras droit Apanangina, qui habite sur l'avenue
Maternité n° 5, quartier Delvaux.
Des heures plus tard, une autre bande des malfaiteurs s'est
signalée sur l'avenue Masamba, quartier Masanga Mbila, à
Mont Ngafula où elle a tiré plusieurs coups de feu, avant de
s'introduire au domicile d'un homme d'affaires.
Malheur pour eux, la fusillade entendue à plusieurs lieues
de là a alerté des patrouilleurs de la police de passage par
l'avenue By Pass. Une équipe de la police arrivée peu après
n'a trouvé aucun bandit, la bande ayant battu en retraite.
Au rythme où les vols sont commis actuellement dans la ville
de Kinshasa, la population kinoise s'interroge sur
l'efficacité de ces nombreuses patrouilles de police qui
défilent à longueur des journées sur les principales
artères. Il y a celles de la P.I.R., mixtes police et armée,
des Fardc, auxquelles il faut ajouter celles de la Monuc
avec des blindés légers et de l'Eufor avec des camionnettes
et jeeps.
Avec le déploiement des patrouilles d'autant d'unités, la
couverture sécuritaire de la ville de Kinshasa ne devrait
offrir aucune brèche aux malfaiteurs. Hélas, l'insécurité
reste omniprésente. Ces quelques actes de banditisme
constituent toute une interpellation pour les responsables
des forces de l'ordre.
2006-08-11
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Six agents de la Cei arrêtés pour falsification des PV des
bureaux de vote
(Fidèle Musangu)
Six agents électoraux sont détenus depuis hier au cachot du
parquet près le Tribunal de Grande Instance de la Gombe. Ces
éléments de la CEI ont été pris en flagrant délit de
falsification des procès-verbaux des bureaux de vote.
Approché par le Phare tard dans la soirée, l'un des
responsables de la direction criminelle de la Police
Judiciaire des Parquets a confirmé qu'après audition sur
procès-verbal, ces six agents ont été placés en détention
préventive en attendant la déposition des pièces du crime
promise par les éléments de la police chargés de la
surveillance des installations de la CEI qui ont mis la main
sur ces délinquants.
Selon des sources proches du parquet près le TGI/Gombe, les
six agents auraient reconnu les faits mis à leur charge et
certains auraient même livré les identités des
commanditaires de cette sale besogne, ce qui permettra aux
enquêteurs de la police criminelle de remonter la filière
pour démanteler toute la maffia derrière laquelle se
cacheraient des grosses pointures de certaines formations
politiques ayant pignon sur rue.
Au niveau de la Commission Electorale Indépendante, c'est le
mutisme complet mêlé à l'indignation dès lors que
l'arrestation des agents électoraux pris en flagrant délit
de falsification des procès-verbaux des bureaux de vote au
moment où les opérations de compilation sont en cours
viennent conforter les accusations de fraude massive
soutenues par certains partis politiques qui ont présentés
des candidats aux élections présidentielle et législatives
du 30 juillet dernier. Une source proche de la présidence de
la CEI a confirmé cette information et apprécie la vigilance
des services mis en place dans différents centres de
compilation. La CEI appelle à cet effet les différents
agents électoraux à plus de responsabilité dans
l'accomplissement de leur tâche. Avant d'affirmer qu'une
enquête est ouverte pour établir les responsabilités des uns
et des autres.
C'est par un hasard heureux que des observateurs du Centre
Carter sont tombés sur des restes des bulletins de vote
brûlés et jetés dans la rue quelque part dans la commune de
Masina à Kinshasa. Combien des cas similaires n'auraient-ils
pas échappé à l'attention de l'opinion, ne cessent-ils pas
de se plaindre les responsables des partis politiques qui
sont convaincus que la fraude massive est systématique car
effectuée en amont, selon l'expression de Me A. Ruberwa qui
a été le premier à dénoncer le crime. Que des bulletins de
vote où sont mentionnés les noms des élus ne cesse-t-on de
ramasser chaque jour dans la rue ? Ce n'est tout de même pas
par une opération du Saint Esprit qu'ils se sont retrouvés
là bas, s'est exclamé un acteur politique avant de conclure
: " Etienne Tshisekedi avait pleinement raison de réclamer
la requalification du processus électoral et plus
particulièrement au niveau de la Commission Electorale
Indépendante et de la Haute Autorité des Médias ". Les faits
lui donnent aujourd'hui raison et tôt ou tard, l'histoire le
reconnaîtra comme celui qui avait décelé plus tôt les
dispositifs du vaste complot international contre
l'avènement de la démocratie et d'un Etat de droit au Congo
de Patrice Lumumba.
2006-08-11
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