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Joseph Kabila évacue d'urgence sa femme et sa fille de Kinshasa
mardi 22 août 2006

Joseph Kabila a fait partir sa femme et sa fille hier matin à 9h20, heure de Kinshasa, de l'aéroport de Ndjili, côté militaire avec plus de 20 valises à bord de son avion privé.

Moralité : Il savait qu'il allait pourrir la situation quelques heures plus tard.

Correspondant anonyme en direct de Kinshasa
www.laconscience.com/breve.php?id_breve=1110

 



Les 20, 21 et 22 août 2006 : la RDC allait de nouveau basculer dans le chaos

Kinshasa vient de connaître trois jours de haute tension. Les 20, 21 et 22 août 2006, la capitale a été soumise à des tirs nourris de la part des éléments armés. D’une part la Garde présidentielle, et de l’autre la garde rapprochée du vice-président Jean-Pierre Bemba. Actes prémédités ? Provocation ? Tentative de coup de force ? Il faudra prendre encore son mal en patience pour avoir des réponses précises à ces interrogations. Ce qu’il faut retenir dans un premier temps, c’est que ces trois jours vécus par les Kinois allaient replonger de nouveau la République démocratique du Congo dans le chaos.


Il était 18h15’, ce dimanche de 20 août, lorsque les premiers tirs retentirent au centre ville de Kinshasa, alors que toute la population s’apprêtait à connaître les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle.

C’était le début d’un nouveau cauchemar qui allait plonger Kinshasa dans l’incertitude, car les affrontements avaient redoublé d’ardeur au fil des heures. Armes automatiques et lourdes crépitaient, certes, de façon sporadique, mais avec une rare intensité. Juste suffisant pour obliger la population kinoise, très étonnée par cette violence, à se terrer. Trois jours durant, les Kinois ont vécu dans la peur, l’anxiété, ne sachant que faire et ignorant les origines de ces affrontements. Entre-temps, on comptait déjà des victimes, tant dans les deux camps que parmi la population civile prise entre deux feux.

Que s’est-il réellement passé ? Qui a été le premier à tirer sur l’autre ? Les versions divergent, d’abord par la folie des rumeurs. Ensuite, suivant que l’on se trouve dans le camp de Kabila ou de Bemba. La rumeur selon laquelle il s’agissait d’un cas isolé, attribué dans un premier temps aux shégués, plus tard à un militaire ivre, a été aussitôt écartée.

En effet, selon le camp de la présidence de la République, il s’est agi des actes de provocation de la garde rapprochée du vice-président Bemba, et des propos incendiaires diffusés à sa chaîne de télévision. Dans la journée du lundi 21 août, toujours selon la même source, il y eut une tentative d’un « coup de force », à en croire le porte-parole du chef de l’ Etat, Kudura Kasongo, qui intervenait sur Digital Congo, avec une attaque dirigée contre le palais de la Nation, symbole du siège des institutions de la République.


Le camp du vice-président Bemba rejette toutes ces accusations affirmant que ce sont des éléments du GSSP qui ont été les premiers à attaquer le siège du MLC. Ensuite, la résidence du vice-président Bemba qui, en ces moments, c’est-à-dire le lundi 21 août aux environs de 15 heures, s’entretenait avec les ambassadeurs et membres du Ciat. Ceux-ci ont été extraits de ces lieux grâce à l’intervention efficace des éléments de la Monuc et de l’Eufor.


Qui dit vrai ? Seule une enquête indépendante pourrait donner une réponse précise à cette interrogation. Entre-temps, le mal est fait et il importe en ces moments de tirer rapidement des leçons utiles dans la mesure où l’on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Le potentiel
Par Freddy Monsa Iyaka Duku


 



REDOUTANT LE DEUXIEME TOUR, LE CAMP KABILA PERD SON SANG FROID ET TIENT A ÉLIMINER PHYSIQUEMENT JEAN PIERRE BEMBA.

"
Réflexion de notre membre Dr KABEYA KANDOLO MUHEMBA"

Le MLC n' a aucune raison au stade actuel à provoquer une guerre en RDC
Grâce à une vigilance sans faille, le tripatouillage sur le quel avaient misé les conseillers de Kabila a complètement raté.
Le peuple congolais est assez mûr pour se choisir sa voie et ses dirigeants.
Effectivement, nous avions raison, les électeurs ne pouvaient jamais dépasser les 18.000.000.
Pressions sur la Cour Suprême de Justice pour annuler les élections.

Une voie royale s'ouvre à JP BEMBA pour accéder démocratiquement à la Présidence de la RDC.

Chasser le naturel, il revient toujours au galop,
La population congolaise se rappellera qu'aux mois de Novembre et Décembre de l'année passée, Le MLC, le RCD, l'UDPS et le CIAT avaient convenu d'un calendrier pour se retrouver en vue des négociations politiques pour de rechercher voies et moyens afin de faire participer l'UDPS qui se sentait exclue, et à juste titre d'ailleurs, au processus électoral actuel et avoir une fin de transition apaisée.
Le PPRD qui se croyait malin et qui avait complètement misé, en l'absence de l'UDPS , d'offrir l'élection à Kabila dès le premier tour, s 'était opposé, et boycotté sans réserves ces négociations à tel point qu'elles n 'auront jamais eu lieu. Toutes les tentatives pour faire repêcher cet autre grand parti sont restées vaines ou reçu la fin de non recevoir.
Même quelques jours avant les élections le voeu le plus cher émis par toute la classe politique congolaise le MLC en tête et le clergé congolais qui estimaient qu'il fallait appeler au dialogue ne trouvera aucun écho de la part du parti présidentiel.
Le comble et le plus surprenant, comme le ridicule ne tue pas, était d'entendre le président sortant J. Kabila , imbu de lui-même et enflé par un orgueil sans vergogne, aller demander loin, mais très loin de Kinshasa , aux populations de Kamina de savoir ce que ces dernières pouvaient penser des négociations politiques réclamées à Kinshasa; et l'on entendît ce que Kabila eusse voulu entendre. Un NON à la mesure de son initiateur.
Le grand magicien sans scrupule qui se croyait avoir le tour dans sa poche jouait le tout pour le tour, ne pouvait en aucune façon penser un seul instant que le tour à son tour pouvait lui jouer des tours.......et la suite tout le monde la connaît.
Le général Major se trouve aujourd'hui coincé avec une équation simple mais de taille qu'il doit résoudre à tout prix .
Toutes projections faites, le PPRD sera incapable de faire élire Kabila au deuxième tour et l'offrir un second mandat, car même si les électeurs de Gizenga, Zanga Mobutu et Oscar Kashala au premier tour sont des électeurs naturels de Bemba quelque soit le cas de figure JPBG garde toutes ses chances de se faire élire au second tour en plus." AZALI MWANA MBOKA ." comme aiment le dire les Congolais
Hier soir, j'étais très étonné d'entendre une grande pointure du PPRD et qui n'est pas le moindre dans la hiérarchie de ce parti, me dire: ah cher ami, il faut nécessairement arrêter ce processus et faire participer l'UDPS à celui-ci. Yerodia et Kamerhé nous ont conduit sur une voie sans issue! Kabila n'aura aucune possibilité de se faire élire, si il n'a fait que 44% de voix malgré tout ce qu'on lui avait promis.

Une tension politique délibérément entretenue par Kabila,si nous perdons, il y aura un bain de sang à Kinshasa, car nous n'aimerions pas perdre la capitale! Malheureusement c'est la perspective qui s'annonce pour ce PPRD actuellement!
Il ne manquait plus que ça! lui ai répondu. Comment un parti sérieux comme le vôtre peut-il prétendre avoir la lisibilité de la situation politique congolaise, peut à ce stade, alors que ils étaient des opposants acharnés à ces négociations, prendre subitement conscience et goût aux négociations auxquelles ils étaient farouchement opposés?
Heureusement que l'UDPS n'a pas mordu à l'hameçon, les responsables de ce mouvements disent claire et haut: que le processus électoral actuel doit continuer jusqu'à la phase finale des élections car telle était la volonté du PPRD.
La vigilance dont tous les participants aux élections ont fait montre est parvenue à mettre en échec toutes les tentatives du PPRD à tricher et faire passer Kabila dès le premier tour comme ils pouvaient le prétendre.
Le 27 juillet dernier, au cour d'une conférence de presse à Bruxelles, nous avons dénoncé la tentative qui était mise en place au Ministère de l'Intérieur en RDC qui voulait que plus d'UN MILLION ET DEMI des cartes d'électeurs des personnes décédées puissent être mises à contribution pour faire élire Kabila au premeir tour. Cette machination malgré certaines tentatives aux quelles ils sont parvenus ici et là, a échoué.
Mais jusqu'à ce jour d'après nos informations, ces cartes n'ont été détruites non plus.
Nous avions démontré noir sur blanc selon les avis que nous avions de spécialistes que nous avions sollicités et avis qui ne pouvaient souffrir d'aucune faille, avec une population élective estimée à 25.000.000 d'inscrits en juillet 2005, cette population élective ne pouvait dépasser les 18.000.000 d'électeurs à la date de vote, c'est à dire au 30 juillet 2006. Effectivement les statistiques nous ont donné complètement raison, les participants au vote ont été 17.000.000.
Voilà que pris à son propre jeu Kabila conscient de sa défaite se mord le doigt et provoque dans la grande métropole congolaise une guerre sans raison qui a pour conséquence, reporter des échéances électorales que le peuple congolais appelle de tout son coeur.
Le peuple congolais est assez mûr aujourd'hui pour comprendre où se trouvent ses intérêts et les défendre jalousement.
Elle est amère la coupe, mais il faut la boire jusqu'à la fin. Ne trouvant aucune solution pour s'en sortir au deuxième tour comme un animal blessé, arc-bouté dans son terrier, le PPRD grand défenseur des vertus démocratiques ne trouve la voie de sortie que dans une guerre qui replongera nos populations dans une situation qui est déjà précaire. Voilà que nos amis qui claironnent tous les jours comme étant grands défenseurs de la démocratie qui veulent tuer la démocratie!
Nous savions que sous les apparences d'un régime démocratique qui se mettait en route pour servir le pays il n' y avait que la même bande de pilleurs tant décriée par LDK qui usait de la patience du peuple pour mieux l'asservir dans une dictature qui ne disait pas son nom. Aujourd'hui les masques sont tombés! Nous ne les laisserons pas faire, car nous venons d'apprendre qu'une rencontre a eu lieu ce soir entre le Ministre de Justice, le Président de la Cour Suprême et le Conseiller Politique à la Présidence de la République en vue d'analyser la situation et de procéder à l'annulation des élections dont le MLC n'est pas demandeur. Nous dénonçons vigoureusement cette manipulation.
Quelque soit le cas de figure, le MLC en rangs de bataille derrière un seul homme JP BEMBA GOMBO, ensemble avec le Renaco et toutes les forces vives nous nous battrons pour défendre, bec et ongle, l' idéal de la population entière afin que soit élu notre candidat, candidat du peuple, celui de l'espoir dans l'avenir, JPBG "le Chairman".
1-Chercher une guerre maintenant et à ce stade après avoir mis en échec les tentatives de vol , de la tricherie qui ne sont pas les objectifs à notre calendrier et peut servir en aucun cas l'intérêt de notre population.

2-L'opinion nationale et internationale retiendra que que le MLC et son Président sont victimes d'une conspiration bien orchestrée destinée à éliminer physiquement Jean Pierre Bemba.
3-JPBG a au coeur la souffrance de la population congolaise et empêchera avec les autres forces vives par les moyens démocratiques tous ceux qui s'interposeront sur la voie d'acquisition de cette liberté et de jouir de l'estime des suffrages de la population congolaise que celle-ci veut lui rendre.
4-Nous estimons que nous avons perdu assez de temps et le MLC tient à son tour affirmer que nous tenons à aller inexorablement vers le deuxième tours des élections, dans la paix, l'unité et la concorde nationales.
Actuellement, nous ne sommes disposés d'aller aux négociations avec ceux qui mentent et pillent le peuple.
Avec Dieu, Nous vaincrons.

Dr KABEYA KANDOLO MUHEMBA,
Membre du MLC
.

 



Ancien patron des services secrets zaïrois et conseiller spécial en matière de sécurité du président Mobutu, Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba commente les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 30 juillet ainsi que les affrontements sanglants qui opposent depuis dimanche 20 août à Kinshasa les partisans de Joseph Kabila à ceux de Jean-Pierre Bemba. Ngbanda préside actuellement le cartel politique « Alliance des patriotes pour la refondation du Congo » (APARECO), basé en France.
«
Joseph Kabila est non seulement un imposteur mais aussi un bandit et un fraudeur. Il a tenté de faire assassiner Jean-Pierre Bemba»

Quel est votre commentaire sur les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 30 juillet ?
Je tiens à dire d’emblée que les 44,81% des voix obtenus par Joseph Kabila procèdent tout simplement d’une mascarade. Sur base des renseignements en ma possession, le président sortant a obtenu en réalité la moitié des sept millions des voix dont il s’attribue. Le raz-de-marée dont on parle à l’Est du Congo résulte de bourrages des urnes et nullement des votes exprimés par les électeurs. Cette situation a d’ailleurs été signalée par les observateurs internationaux. Il y a eu aussi des étrangers venus des pays frontaliers qui ont voté. Rappelez-vous l’article du quotidien « Le Soir » daté du 2 août lequel faisait état des populations qui retraversaient la frontière pour regagner le Rwanda après le vote. Ce ne sont pas des Congolais qui quittaient le pays. Les auteurs de ces fraudes avaient escompté une victoire de Kabila dès le premier tour. Si en dépit de ces tripatouillages, ils n’ont réussi à réunir que 7 millions et demi des voix (sur 17, 9 millions de votants/ 25 millions d’inscrits), cela signifie qu’il y a eu sept millions et demi des voix des personnes qui n’ont pas participé au vote. Ce qui équivaut exactement au nombre des voix que Kabila vient de réaliser grâce à la fraude au premier tour.
Pensez-vous que la situation sera différente lors du second tour ?
Au second tour, comme il va y avoir une forte mobilisation de tous les Congolais et une surveillance stricte des opérations électorales, Kabila - autant que ses protecteurs - est conscient qu’il n’a plus aucune chance de gagner. Les Congolais veulent plus que jamais se débarrasser des étrangers qui dirigent leur pays. Je peux vous assurer que même si les autres prétendants à la présidence étaient « achetés », il n’est pas sûr que leurs électorats respectifs suivent à la lettre le mot d’ordre. Les Congolais sont décidés à prendre en mains leur sort.
On assiste depuis dimanche à des affrontements à l’arme lourde entre partisans de Kabila et ceux de Bemba. Vous attendiez-vous à une telle tournure des événements ?
Je m’y attendais. Et ce, pour la simple raison que j’avais la conviction que Kabila n’allait pas gagner au premier tour. La situation qui se déroule sous nos yeux devait donc arriver. Il ne restait, en effet, aux étrangers qui occupent notre pays que le recours à la violence pour exécuter Jean-Pierre Bemba. Joseph Kabila veut manifester son mécontentement vis-à-vis de ses parrains étrangers. C’est un message qu’il a voulu envoyer à ses protecteurs en attaquant la résidence de Bemba pendant que les ambassadeurs des Etats membres du CIAT s’y trouvaient. C’est l’histoire de « l’enfant chéri » qui boude ses « parents ».
En tant que spécialiste des renseignements, pensez-vous que le président Kabila ait pu ne pas être informé de la présence de ces diplomates chez le vice-président Bemba ?
Kabila savait que Bemba conférait avec les ambassadeurs du CIAT dans sa résidence. Il a d’abord piqué une sainte colère lorsque la communauté internationale lui a communiqué les résultats du premier tour. Selon les informations en ma possession, Kabila a piqué une crise en apprenant l’annonce d’un second tour. En attaquant la résidence de Bemba, Kabila manifeste sa mauvaise humeur face au « revirement » de la communauté internationale qui a pris conscience que le peuple congolais s’est complètement rangé du côté du « fils du pays ». « Joseph » sait que cette même communauté internationale est actuellement entrain de « négocier » un changement de cap. On le voit, c’est un double message que le chef d’Etat sortant a envoyé à Jean-Pierre Bemba et à la communauté internationale.
Des témoins à Kinshasa – c’est le cas également du quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 22 août – assurent que les troupes européennes présentes dans la capitale congolaise ont mis plusieurs heures avant d’intervenir à la résidence de Bemba où se trouvaient toujours les ambassadeurs du CIAT. Quel est votre commentaire ?
Il est clair que les troupes européennes ne sont pas allées à Kinshasa pour maintenir la paix après les élections. Ces troupes sont allées au Congo-Kinshasa en prévision d’une victoire de Joseph Kabila au premier tour. La mission des soldats européens consistait uniquement à mâter les partisans de Jean-Pierre Bemba. Des avions de chasse et des drones survolaient régulièrement les positions des hommes de Bemba à Maluku. Les troupes européennes ne s’occupaient que de Bemba. Le scénario qui se déroule actuellement à Kinshasa n’avait pas été prévu par la communauté internationale. Celle-ci a été surprise. Cette communauté internationale avait cru que la population congolaise n’allait pas réagir face à la parodie électorale qui se préparait. La même communauté internationale est surprise de voir que c’est son « poulain » qui a déclenché les hostilités. Si les troupes de Jean-Pierre Bemba avaient osé attaquer la résidence de Joseph Kabila, je peux vous assurer que Bemba ne serait plus vivant aujourd’hui. Les forces européennes l’auraient exécuté immédiatement.
Avez-vous pu entrer en contact avec Jean-Pierre Bemba depuis dimanche ?
Absolument.
Quel est l’état de son moral ?
Son moral est très haut. Depuis très longtemps, nous étions préparés à faire face à la situation en cours. Je ne peux pas tout révéler ici. Les gens croient à tort que les Congolais sont des idiots. On a tendance à sous-estimer la capacité d’organisation des Congolais. Je peux vous dire qu’à partir d’aujourd’hui, la communauté internationale va aller de surprise en surprise. Ce n’est pas encore fini !
Depuis lundi, la communauté internationale a invité, sans succès, les deux camps antagonistes à cesser les hostilités. Des tirs résonnaient encore mardi matin. Pensez-vous qu’il s’agirait d’un double langage ?
Certains m’accusent de mettre l’huile sur le feu lorsque je stigmatise la duplicité de cette communauté internationale. Avant et pendant les élections, cette communauté internationale s’est évertué à casser les tympans des Congolais par des « mises en garde » à l’encontre des « fauteurs des troubles ». N’avait-on pas entendu que ceux qui oseraient contester les résultats des élections par des voies non légales trouveront les troupes d’Eufor-RDC sur leur chemin ? Où sont passés ces troupes européennes pendant que la garde présidentielle sème la mort? Faudrait-il donner tort à ceux qui affirment que ces troupes ne sont que dans le but de soutenir l’homme qui est au pouvoir ? En vérité, c’est le réveil des Congolais qui a surpris la communauté internationale. Celle-ci ne sait plus sur quel pied danser.
Depuis la publication des résultats du premier tour, Jean-Pierre Bemba n’a fait aucune déclaration. Pourquoi, selon-vous ?
Nous savons aujourd’hui que Joseph Kabila a commandité un attentat contre Jean-Pierre Bemba. Il est clair qu’il a voulu le liquider. Les preuves sont là ! Ces preuves seront publiées. Pour le moment, Bemba ne peut pas prendre le risque de dire n’importe quoi. Il a des choses beaucoup plus graves à révéler à la population au sujet non seulement du vote mais aussi du complot qui s’est tramé contre sa personne. Avant que Joseph Kabila ne déclenche son offensive généralisée, Bemba a fait l’objet d’une tentative d’assassinat.
Certains analystes estiment que la RD Congo devrait être mise sous-tutelle des Nations Unies au motif que la rivalité Kabila-Bemba devient un facteur potentiel de déstabilisation du pays. Que répondez-vous ?
Dans un entretien antérieur avec votre journal, j’avais dit qu’il n’est pas sûr que les élections ramèneront la paix et surtout une solution durable à la crise congolaise. Vous le savez autant que moi que les cinq préalables devant précéder le processus électoral n’ont pas été réalisés. Il ne faudrait dès lors pas s’étonner que les consultations politiques en cours engendrent l’instabilité. J’ai été surpris de voir la journaliste Colette Braeckman faire un parallélisme entre la situation au Congo avec les élections de 1992 en Angola. Depuis longtemps, je n’ai cessé de citer le précédent angolais. Certains m’accusaient d’être un « fauteur de troubles ».
Selon vous, que faire pour dénouer cette crise ?
Les Congolais doivent prendre en mains la destinée de leur pays.
Comment ?
Il n’y a pas trente-six solutions. Kabila vient de montrer sa véritable face. Il cherche à faire un coup de force pour se maintenir au pouvoir. Face à cette situation, nous – la population, les étudiants et les militaires - devons nous préparer à un affrontement. Il est aujourd’hui illusoire de compter sur la communauté internationale. Encore moins sur le gouvernement qui n’existe d’ailleurs plus. Ces deux entités ne peuvent plus rien faire pour les Congolais. Si nous ne prenons garde, le schéma de la balkanisation de notre pays sera mis en exécution. Rappelez-vous que lors de la campagne électorale, d’aucuns ont voulu opposer l’Est à l’Ouest de notre pays. Alors que cette « fracture » est loin d’exister au sein de la population. Dans les jours à venir, nous allons lancer un appel à la mise en place d’une « organisation » qui doit mettre fin à la situation actuelle.
L’envoyé spécial de l’UE dans la région des Grands Lacs, Aldo Ajello, vous a accusé récemment de « tromper la population congolaise ». Quelle est votre réaction ?
Je suis surpris par cette déclaration de l’ambassadeur Ajello, un homme que je connais très bien et porte en haute estime. Je comprends qu’il n’est que le porte-parole d’une politique arrêtée par l’institution à laquelle il appartient. Je suis étonné quand il dit que je suis entrain de tromper le peuple congolais en affirmant que la communauté internationale a jeté son dévolu sur Kabila. Les faits ne me donnent-ils pas raison ? D’ailleurs c’est le rapport rédigé par l’ambassadeur de l’UE à Kinshasa, Carlo De Filippi, qui a mis à nu cette magouille. Pourquoi Ajello n’a-t-il pas démenti le contenu de ce document lorsque je l’ai fait publier ? D’ailleurs la journaliste Colette Braeckman écrit dans un de ses articles que la communauté internationale n’avait pas prévu un budget pour financer le deuxième round des élections. N’est-ce pas là une preuve que la victoire de Joseph, au premier tour, était bien « programmé » ?
L’hebdomadaire britannique « Sunday Times » fait état d’un trafic d’uranium entre la RD Congo et l’Iran. Dans une enquête réalisée par l’hebdomadaire bruxellois « Trends tendances », deux collaborateurs du président Kabila sont cités. Il s’agit de Augustin Katumba Mwanke et d’un certain John Kahozi. Que savez-vous de neuf sur cette affaire ?
J’ai laissé aux journalistes le soin d’analyser les premiers éléments qui étaient en ma possession. D’autres documents seront publiés ; des documents très accablants pour Joseph Kabila. Dans ma lettre publiée récemment, j’évoque le nom de John Kahozi. C’est l’homme de mains de Kabila. C’est son argentier.
Après les événements sanglants de Kinshasa, pensez-vous que Kabila est toujours qualifié pour diriger la RD Congo ?
Le travail que nous menons consiste à démontrer au peuple congolais et au reste du monde que Kabila est non seulement un imposteur mais aussi un bandit et un fraudeur. Cet homme n’est pas digne d’être à la tête du « Grand Congo ». D’ailleurs, il fait tout son possible pour empêcher le déroulement du second tour de la présidentielle. Il sait parfaitement que la prochaine campagne électorale sera « meurtrière » pour lui avec notamment le dossier relatif au trafic de l’uranium. Ce n’est pas pour rien qu’il a déployé ses sbires à travers l’Europe. Les réactions du monde occidental seront surprenantes.

Propos recueillis par B. Amba Wetshi

 



Marco Banguli rate sa cible
(LP)

Marco Banguli, ministre des Finances et candidat à la députation, s’est cru autorisé à donner une leçon de déontologie au Phare sur une chaîne qui n’a pas diffusé l’information relative à un excédent des votants dans le territoire d’Isangi. Aveuglé sans doute par son fanatisme politique, il a déclaré péremp-toirement avoir consulté le site internet de la CEI et n’avoir pas trouvé les 28.141 électeurs excédentaires dont Le Phare s’est fait l’écho dans son édition du mardi 15 août.

Que son « Excellence » sache bien que l’abbé Apollinaire Malumalu, président de la Commission Electorale Indépendante, dans son point de presse donné le même mardi, a reconnu cette situation bizarre et l’a mise sur le compte d’une erreur de transmission des résultats. Monsieur l’abbé président s’est empressé de dire que l’erreur avait été corrigée.
Que dire donc ? L’erreur était bel et bien là et Le Phare n’a rien inventé, ainsi que tentait de l’insinuer le ministre des Finances. Marco Banguli aurait dû avoir l’honnêteté de dire à ses amis politiques à qui il tenait absolument à plaire qu’il était tombé sur la version corrigée des résultats de compilation du territoire d’Isangi.
Se donner tristement en spectacle comme il l’a fait, croyant être le seul à pouvoir lire correctement les tableaux des résultats affichés sur le site de la CEI n’est pas digne du technocrate que nous avions apprécié en d’autres circonstances. Il lui suffisait de jeter un regard non partisan autour de lui, de voir la multiplication des erreurs de transmission, de comptage et de vérification ainsi que l’injection des bulletins excédentaires comme on vient encore de le vivre à Mweka et Kananga pour comprendre qu’en protestant contre des évidences, on court le grave risque de perdre sa crédibilité
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2006-08-18

Le phare



Elections-résultats: Suspicion et animosité chez les Kinois
(Le Soir 19/08/2006)

A Limete, l'un des bastions de l'opposition dans la capitale congolaise Kinshasa, des électeurs découvrent enfin les résultats, pour leur commune, de la présidentielle du 30 juillet: les chiffres scotchés sur les piliers de la mairie contrastent avec la tendance nationale.
"Pour la commune de Limete, les résultats sont vrais: (Jean-Pierre) Bemba est en tête, suivi de (Antoine) Gizenga", estime un jeune homme, tee-shirt beige sur pantalon gris. "Mais dans l'est du pays, on nous trompe", affirme-t-il, avec hargne et sous couvert d'anonymat.

A Limete, le vice-président et ex-rebelle Bemba décroche 59,5% des suffrages exprimés, suivi de l'opposant historique Antoine Gizenga avec 14,7%. En troisième position, arrive le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila avec 13,7%.

Mais au niveau national, M. Kabila arrive largement en tête devant MM. Bemba et Gizenga, notamment grâce à des scores écrasants dans l'est du pays, selon des résultats partiels affichés par la Commission électorale indépendante (CEI) et compilés par l'AFP.

"On ne veut pas de ce Kabila et vous continuez à nous l'imposer", répète avec animosité le jeune homme, en référence à la communauté internationale accusée par des habitants de Kinshasa de soutenir le président sortant.

"Comment les résultats peuvent-ils être si abondants à l'est ? Il y a presque autant de votants que d'inscrits", relève un fonctionnaire, tout aussi suspicieux. "Il y a des manigances", assure-t-il.

Les observateurs ont salué globalement le bon déroulement du scrutin malgré quelques irrégularités. Au moment de la récolte des résultats, l'Union européenne a elle dénoncé "plusieurs défaillances".

Dans ce concert de voix unanimes sur le parvis de la mairie de Limete, une femme essaie de se faire entendre.

"Les résultats reflètent la réalité", lance-t-elle. "Il n'y a pas eu de tricherie. Partout, les gens ont travaillé avec une conscience nationale. Les élections ont été démocratiques et transparentes", affirme, avec aplomb, Hélène Kalunga, directrice d'une école à Limete.

"C'est pas vrai", lui rétorque un habitant du quartier d'une trentaine d'années.

"Ceux qui parlent de fraude sont des aigris", lâche Hélène, vêtue d'une jupe coupée dans un imprimé où l'on peut lire "Sainte Vierge".

Alain, un fonctionnaire, essaie de calmer les esprits. "C'est la première fois qu'on a des élections. C'est une expérience, il faut comprendre qu'il y a des opinions différentes".

Le premier tour de l'élection présidentielle et les législatives (un seul tour) du 30 juillet sont les premiers scrutins libres et démocratiques organisés depuis plus de quarante ans dans l'ex-Zaïre. Les résultats provisoires de la présidentielle doivent être annoncés d'ici dimanche.

"Je veux que le Congo change", affirme Georges, un chômeur de 56 ans. "On cherche un patriote à la tête du pays. On ne veut pas d'étranger", ajoute-t-il, en reprenant à son compte le discours d'une partie de l'opposition qui remet en cause la nationalité de M. Kabila.

"La population congolaise soutient Bemba massivement. Au cas où il ne passe pas, on va réagir, peut-être violemment", prévient un autre électeur, qui refuse de donner son nom.

Sur la façade de la mairie délabrée aux couleurs bleu et jaune de la RDC, est tendue une banderole: "La sécurité des élections est l'affaire de tous".

Une vingtaine de véhicules de la police, avec des hommes lourdement armés, traversent le quartier. A quelques centaines de mètres de là, des habitants les menacent: "Voleurs, nous allons vous brûler".

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Présidentielle 2006-2ème tour : l’article 114 pose problème
(Le Potentiel 19/08/2006)

Les «résultats partiels» publiés jusqu’ici par la CEI ne rassurent pas encore les états-majors des principaux challengers à la présidentielle. Si la majorité absolue n’est obtenue par aucun candidat au premier tour, le second devrait légalement intervenir après la proclamation des résultats définitifs par la Cour suprême de justice. Encore faut-il qu’au préalable la haute Cour ait traité ou déclaré irrecevables les recours introduits. Dans tous les cas, la perspective du second tour ouvre la voie à plusieurs interprétations ainsi qu’à de nouveaux problèmes.

Le peuple congolais a besoin de connaître, dans 24 heures, l’élu de son cœur. Il attend fébrilement la proclamation, dimanche 20 août, des «résultats provisoires» du scrutin présidentiel du 30 juillet dernier. Si, au regard des derniers «résultats provisoires» la majorité absolue n’est pas réalisée par l’un ou l’autre des principaux challengers, Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, un deuxième tour sera donc programmé. Et bonjour les contraintes !

wait andsee!
 


Au fil des jours : les « 15 » accusent
(Jacques Kimpozo Mayala)

Roger Lumbala, porte-parole du Cartel de 19 candidats à l'élection présidentielle, donne lecture d'un document signé par 15 d'entre eux et dans lequel il est fait état de plusieurs anomalies constatée lors des scrutins présidentiel et législatifs du 30 juillet 2006. Il épingle notamment le bourrage des urnes, les cas de double et triple enrôlement, l'achat des voix devant les centres de vote, le détournement des votes d'électeurs analphabètes, l'intimidation de nombreux électeurs par des Interahamwe à l'Est du pays, l'évasion des bulletins de vote et la substitution de plusieurs procès-verbaux des opérations de dépouillement, etc.

Compte tenu de toutes ces irrégularités, les signataires tirent la conclusion ci-après :
-" invitons le peuple congolais à constater avec nous que les élections présidentielle et législatives, telles qu'organisées le 30 juillet 2006, ne réunissent pas les conditions minimales de transparence, ne sont pas génératrices de paix et ne peuvent en aucun cas produire un nouvel ordre politique démocratique ;
- mettons en cause la validité du scrutin et déclarons d'ores et déjà la CEI, les pouvoirs publics, la Ham, le Ciat et la Monuc seuls responsables des consé-quences dommageables qui en résulteraient ".
Il convient de signaler que c'est dans ce cartel que militent Vincent Lunda Bululu, Gérard Kamanda wa Kamanda, Nzanga Mobutu, Mboso Nkodia Mpuanga, Joseph Olenghankoy, Pierre Anatole Mutusila, etc. C'est cette plate-forme politique, rappelle-t-on, qui réclamait des concertations politiques avant les élections, ainsi que la publication préalable des listes électorales, la justification correcte de l'excédent de 5 millions de bulletins de vote, une claire localisation du serveur central,etc.

Des PV fictifs à Mweka

Grande confusion et forte tension au centre de compilation des résultats électoraux à Mweka, au Kasaï Occidental, à la suite de l'arrivée de deux sacs contenant des procès-verbaux de dépouillement jugés fictifs par des témoins des candidats. Interpellé illico pour justifier leur provenance, le chef du Bureau de Liaison de la CEI se dit tout aussi surpris de la présence de ces deux colis. Sous prétexte d'aller requérir l'avis du chef du centre de compilation, il réussit à se soustraire à la colère des témoins et de certains candidats alertés par cette énième tentative de manipulation des résultats à Mweka.
Jusqu'à la tombée de la nuit, aucun responsable local de la Commission Electorale Indépendante ne se fait voir. Ce qui ne fait qu'accentuer la rumeur de la fraude électorale qui se répand comme une traînée de poudre. En attendant de voir clair dans l'affaire des procès-verbaux fictifs, les témoins des candidats décrètent la suspension des opérations de compilation.


Z'Ahidi Ngoma déballe la CEI

Accusé d'avoir fait allégeance au pouvoir 1+4 pendant les 36 mois de Transition et d'avoir trahi la cause de l'opposition non armée, Arthur Z'Ahidi Ngoma, Vice-président chargé de la Commission Socio-Culturelle, remet sa casquette d'opposant devant une brochette de journalistes réunis en sa résidence. Sa communication a pour menu principal les élections. " Ce sont les voix des machines qui sont comptabilisées et non celles exprimées par le peuple le 30 juillet ", attaque-t-il en guise de préambule. " On a outillé le côté militariste parce que ce qui a été fait et qui est en train d'être fait n'est pas propre ".
Selon l'ancien prisonnier de Buluwo, le peuple congolais vient de manquer un nouveau rendez-vous avec l'histoire, comme ce fut le cas en 1960. Ecoeuré par les tricheries électorales observées le 30 juillet 2006, il pense qu' "un tel exercice ne peut pas produire la légitimité démocratique qu'on recherchait ".
Arthur Z'Ahidi Ngoma, s'exprimant comme un acteur politique évoluant en dehors des institutions nationales, soutient que les bailleurs des fonds du processus électoral congolais, en mobilisant la Monuc et l'Eufor, préparent " la paix des cimetières ".
Interrogé sur sa participation à une compétition électorale réputée non transparente à partir des opérations d'identification et d'enrôlement, le leader des " Forces du Futur " et du " Camp de la patrie " réfute le constat selon lequel il aurait été roulé dans la farine. " Ni naïf, ni complice. Nous avons voulu aller jusqu'au bout pour ne pas prêter le flanc à ceux qui pensaient que les Congolais avaient peur des élections. Nous avons voulu tester la bonne volonté de la CEI et des bailleurs de fonds, et prendre le peuple à témoin en l'amenant à vivre le manque de visibilité et de transparence dans le chef de la CEI et de son processus où tout est fluctuant ; mais la bonne foi n'a pas été au rendez-vous ".

28.141 électeurs excédentaires à Isangi

A l'affichage des résultats au centre de compilation de la CEI du territoire d'Isangi, en Province Orientale, le trop plein d'électeurs fait tiquer des témoins des candidats. En effet, alors que 155.017 votants sont enregistrés dans les 282 bureaux de vote, ils sont bel et bien183.164 à l'issue des opérations de dépouillement. Naturellement, l'on pense à un exercice sous-marin de bourrage des urnes.
C'est au cours du point de presse animé à Kinshasa 24 heures plus tard par l'abbé Apollinaire Malumalu, président de la Commission Electorale Indépendante, que la presse apprend que le surplus d'électeurs observé à Isangi était imputable à une erreur de transmission des résultats.
Qu'à cela ne tienne, le doute demeure quant à la transparence des verdicts électoraux non seulement à Isangi mais sur l'ensemble du territoire national où l'accumulation d'erreurs de comptage, de transmission associées aux cas avérés d'injections de bulletins fictifs dans les centres de compilation ressemble à un exercice planifié.


Adieu Roger Nimy !

La nouvelle du décès inopiné de Roger Nimy, président fédéral du MLC/Bas-Congo et ancien ministre du Tourisme et des Sports, dans une clinique bruxelloise, est accueillie à Kinshasa dans la stupeur générale. On n'a du mal à croire que cet homme au physique de catcheur a pu perdre son duel avec un adversaire invincible : la mort. Par empoisonnement ? La rumeur court.
Ses proches le présentaient comme un brillant et bouillant juriste, à l'image de son aîné biologique, Nimy Mayidika Ngimbi, ancien Directeur de cabinet et Conseiller Spécial du maréchal Mobutu en matière de sécurité. Mais à dire vrai, le grand public ne le découvre qu'en décembre 2003, avec l'affaire de son historique coup de gueule à l'endroit du Chef de l'Etat, Joseph Kabila. A en croire les témoignages de plusieurs de ses collègues membres du gouvernement, Roger Nimy n'accepte pas de devoir solliciter une autorisation même pour un séjour dans son village natal, ainsi que l'exige une instruction communiquée à la DGM (Direction Générale des Migrations) par le cabinet du président de la République. Il proteste haut et fort, au cours d'un conseil des ministres présidée par Joseph Kabila.
Considérant cela comme un outrage à leur chef de file, les ministres PPRD exigent sa démission, faute de quoi ils ne participent plus aux réunions du gouvernement. De son côté, Jean-Pierre Bemba refuse de céder, car entre-temps, il se dit lui aussi victime des propos diffamatoires de la part de Joseph Olenghankoy, ministre des Transports et Communications, dans une interview accordée à Grands Lacs Magazine.
Au terme d'une longue crise gouvernementale, Roger Nimy, qui s'affiche alors comme ministre RCD/N, s'efface. Pourtant, on le revoit encore dans l'équipe gouvernementale, lors du remaniement de janvier 2005, au portefeuille de la Jeunesse, Sports et Loisirs, en remplacement d'Omer Egwake. Mais il va rendre le tablier après huit mois de travail, sans raison plausible, au profit de Jacques Lungwana.


L'armée angolaise en état d'alerte

L'armée angolaise est en alerte maximale. Ses troupes sont déployées le long de la frontière angolo-congolaise, principalement dans le secteur du Bas-Congo. Les officiels angolais restent bouche et motus cousus. Les observateurs pour leur part estiment que ce dispositif militaire n'est pas le fait du hasard, à cinq jours de la proclamation des résultats dits provisoires par la Commission Electorale Indépendante. On croit savoir que Luanda pressent une mauvaise tournure d'éventuelles contestations électorales à Kinshasa. Auquel cas, ses troupes n'hésiteraient pas à prêter main-forte à la Monuc et l'Eufor pour rétablir l'ordre qui serait troublé. La manœuvre d'anticipation de l'armée angolaise donnerait raison aux personnes qui, comme Arthur Z'Ahidi Ngoma, pensent que la présence des troupes de ces deux structures s'inscrit davantage dans la logique de la répression que de la sécurisation du processus électoral.

2006-08-18

 



Après Mweka, Kananga, Isangi…des bureaux fantômes à Befale


Décidément, la CEI n’est pas encore au bout de ses peines. Après les cas de Mweka, Kananga, Isangi, on vient de découvrir d’autres cas de fraude à Befale, à l’étape de la compilation.Il s’agit de l’existence des bureaux fantômes qui ont opéré illégalement et, au même titre que d’autres bureaux opérationnels légalement autorisés à fonctionner. Lesquels bureaux ont aussi envoyé leurs résultats et leurs bulletins au bureau de compilation à Boende. Le président Malumalu, dans sa conférence de presse de mardi dernier, a reconnu le cas de la délocalisation des bureaux de vote à Befale en province de l’Equateur.

Il s’agit du déplacement de trois bureaux de vote du centre de Lifanga (secteur de Duale), un centre plus de trois mille électeurs, vers le centre de Boeke, dans le secteur Befumbo à plus de 160 km de Lifanga alors que celui-ci n’en compte que moins de 1.500.

Fallait-il donc, par ce motif, que des villageois de Lifanga se rendent à pied à 160 km pour voter ? Quelle rationalité aurait présidé à la décision de réduction du nombre de bureaux d’un centre de trois mille électeurs pour en tripler le nombre dans un autre centre non proche et qui compte en tout et pour tout mille électeurs ?

La moralité à tirer de ce cas est simple : les villageois du centre de Lifanga ne se sont pas rendus à Boeke. Comme ceux de Boeke n’ont pas augmenté en nombre. Au bout du compte, la population se demande donc à quoi ont servi ces bureaux promeneurs.

BEFALE, DIX BUREAUX DE VOTE DISSIMULES

A Befale, dix bureaux de vote agréés ont fonctionné, mais dissimulés dans la population. En réalité, ce sont des bureaux non opérationnels, qui ont pourtant fait parvenir leurs bulletins dûment signés par leurs présidents et témoins (lesquels ?) ; et leurs résultats ont été comptabilisés. Comme quoi, ces bureaux fantômes ont opéré en toute clandestinité.

En amont et en aval, des indications qui soutiennent cette triste et vaste fraude sont patentes.

A 48 heures du scrutin du 30 juillet dernier, le responsable du Bureau de Liaison de Boende s’est personnellement rendu à Befale pour substituer d’autorité la 1ère mise en place établie de commun accord avec les autres membres du bureau. Il la remplacera par une nouvelle aux contours flous, concoctée en catimini. Au jour d’aujourd’hui, seul le président du bureau de liaison est en mesure d’indiquer les impératifs motivant cet acte.

Cet agent de la CEI ne s’est pas arrêté là, il a fait injonction aux centres et bureaux de vote des secteurs de Duale et Lomako de transmettre résultats et bulletins directement à Boende, ignorant le Bureau relais de Befale.

Le 3ème élément qui présageait de cette forfaiture est le bruit qui courait deux semaines avant les élections faisant état de la perte des cartons de bulletins de vote de Befale. Certaines chaînes de TV désabusées par des candidats ont osé, sans la moindre preuve, entamer l’honorabilité d’un député indépendant et celle de son collègue d’un parti politique.

Aujourd’hui, on se pose la question de savoir à qui profite le crime.

C’est peut-être aux responsables de la CEI de démonter la filière, sans doute qu’ils ne manqueront pas de dénicher les auteurs et les commanditaires.

Le cas de Befale se passe de commentaire, car on a vu des bureaux de vote fonctionner dans des maisons de famille ou de belle-famille des candidats. Des candidats ont battu campagne les samedi 29 et dimanche 30 juillet au mépris des dispositions de la Loi électorale. Comme on a aussi vu des présidents de bureaux de vote refuser aux personnes vulnérables physiquement et intellectuellement le droit de se faire accompagner.

Pour tous ces motifs et par souci d’équité, la CEI doit se prononcer sur le cas de Befale tel que décrit ci-haut, sans attendre la réaction de la Cour suprême de justice.


M.K.
Par Le Potentiel
 



Falsification des résultats du vote : Lisanga Bonganga charge la Cei
(Dominique Mukenza)

Le président national de la Convention chrétienne pour la démocratie (CCD), Jean-Pierre Lisanga, est encore une fois monté au créneau. Dans un communiqué intitulé « Cei et les irrégularités électorales constatées », il dénonce non seulement les magouilles dans le traitement des résultats de vote, mais il démontre comment la Commission électorale indépendante travaille en complicité avec des inciviques qui se livrent à ce jeu anti-démocratique.

En premier lieu, il souligne que jusqu’à ce jour, le Centre national de centralisation des résultats (CNCR), n’est pas opérationnel. Or, la date retenue pour la publication des résultats provisoires par la Cei approche.
En second lieu, le président de la CCD fait remarquer que le guide de procédure n’est pas, non plus, respecté par le pouvoir organisateur des élections. Selon ce guide, les résultats électoraux devaient subir un ultime contrôle avant leur publication.
Deux possibilités sont envisageables en cas de manquement à cette disposi-tion. Soit, il y a la contrainte liée à la gestion du temps par rapport au calendrier ; soit il s’agit d’une volonté délibérée de tripatouillage. D’emblée, Lisanga Bonganga exclut l’hypothèse de la contrainte de temps, vu que la Cei s’est accoutumée à l’élasticité de son calendrier.
Le vice de procédure constitue le deuxième point de la dénonciation du président de la CCD. Celui-ci s’observe au niveau du traitement des résultats dans ce sens qu’il y a violation de la loi qui exige que les copies des fiches des résultats, les procès-verbaux de dépouillement et autres pièces nécessaires doivent être déposés auprès de la Cour Suprême de Justice, afin de lui permettre, en cas de conten-tieux, de se prononcer dans le délai.
La CCD déplore de nombreuses disparitions des plis électoraux. A titre d’exemple, il cite le cas d’un manquant de 20 plis au district de la Tshangu, à Kinshasa, soit un total de 6.000 bulletins. Même chose pour le district de la Funa où on a enregistré la disparition de 10 plis faisant 3.000 bulletins.
Enfin, Lisanga Bonganga soutient que la falsification des résultats est facilitée par la Cei tant au plan administratif que technique. Ici, il fait remarquer que, dans la transcription des chiffres, on laisse des espaces « blancs » de nature à permettre à tout magouilleur d’y insérer n’importe quel autre chiffre, et partant de modifier complètement la sommation.
Face à toutes ces irrégularités, il invite la communauté nationale et internationale à la vigilance.

2006-08-18

Lephare
 



Illusions et rêves brisés : Aldo Ajelo ne perce pas le mystère du raz-de-marée
(Jean N’Saka wa N’Saka, journaliste indépendant)

Au sortir de la visite que l’envoyé spécial de l’Union européenne dans la Région des Grands Lacs de l’Afrique centrale, Aldo Ajello, et le représentant de l’UE en RDC, Carlo De Filippi, ont rendue lundi 14 août au vice-président Jean-Pierre Bemba dans sa résidence de la Gombe, le premier cité s’est confié à la presse en ces termes : « Le peuple congolais s’est rendu massivement aux urnes le 30 juillet, confondant ceux qui prétendaient que les Congolais ne voteraient pas, mais qu’ils s’étaient fait enrôler uniquement pour avoir la carte d’électeur tenant lieu de pièce d’identité. C’est la victoire du peuple congolais qu’il convient de saluer ». Il tenait ces propos affichant l’air suffisant et narquois, accompagné de son habituel sourire jovial et rusé. Les images projetées sur le petit écran ce soir-là en faisant foi, du moins pour les téléspectateurs qui n’étaient pas distraits.

De toute évidence, j’en déduis personnellement que M. Aldo Ajello semble ne pas percevoir le mystère du raz-de-marée du 30 juillet 2006 en RDC. Sans doute pourra-t-il comprendre la raison de cet élan patriotique quand les résultats électoraux seront officiellement publiés par la CEI en rapport ou sans rapport avec la vérité des urnes. C’est alors qu’il n’en croira pas ses oreilles. Que les Congolaises et les Congolais soient allés nombreux voter au lieu de s’abstenir, n’était pas dû à ce qu’il pense. Il s’en est fallu de peu que le scrutin soit boudé. Mais le peuple congolais, l’Eglise catholique et les leaders politiques patriotes, se sont finalement rendu compte que faire l’école buissonnière des urnes, c’est risquer de tomber dans un traquenard leur tendu par des ennemis du pays, dont ils devraient alors éviter absolument de faire le jeu inconsciemment. Les concepteurs et détenteurs d’un agenda caché profiteraient aisément de cette imprudence pour plébisciter leur candidat dans une compétition à sens unique.
Que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui avait juré de méconnaître la validité du scrutin et d’ignorer le pouvoir qui en sortirait et les conditions qu’elle avait formulées pour la recherche d’un nouveau consensus par négociation entre la classe politique et la société civile n’étaient pas prises en compte, se soit ravisée in extremis et ait exhorté le peuple à se rendre massivement aux urnes, est la preuve de la conscience d’un danger qui résulterait d’un mot d’ordre donné au peuple de ne pas bouger de chez soi le 30 juillet 2006. C’est aussi le cas des dix-neuf candidats-président qui avaient exigé le gel de la campagne électorale pour une concertation politique préalable, mais qui ne sont pas allés plus loin. Ils avaient senti que le rejet de leur revendication consistait à les pousser à s’abstenir pour laisser le champ libre à la concrétisation d’une cabale. Cette communion des sentiments a donné lieu à une coalition de patriotes, tous âges et sexes confondus pour sauver le pays en saisissant l’occasion de ces élections. Voilà les tenants et les aboutissants explicatifs du raz-de-marée électoral du 30 juillet 2006. D’où illusions et rêves brisés.
D’ailleurs, depuis la clôture des opérations électorales il y a plus de deux semaines, des voix de plus en plus croissantes ne cessent de s’élever de diverses couches sociales, religieuses et politiques, exigeant le respect du verdict populaire, c’est-à-dire la vérité des urnes. Cette exigence qui retentit comme une sommation, démontre que le peuple congolais ne s’est pas rendu aux urnes pour les beaux yeux de la Communauté internatio-nale, à savoir le Conseil de sécurité, l’Union européenne et le défunt Comité d’ac-compagnement de la transition (CIAT). Bien au contraire. Dans sa pensée, il est persuadé d’avoir émis un vote de sanction et d’émancipation. Vote de sanction contre une coalition de ceux qui ne rêvent que de recoloniser et de privatiser son pays avec ses ressources du sol et du sous-sol. Vote d’émancipation pour recouvrer à jamais sa dignité et sa souveraineté. Ici Aldo Ajello se fait prendre au mot comme il salue la victoire du peuple remportée le 30 juillet 2006. Le peuple attend de voir si l’Union européenne, le Conseil de sécurité et le CIAT vont sincèrement respecter la vérité des urnes.
En fait de propos diplomatiques flatteurs à l’égard du peuple congolais mais toujours suivis d’effet tout à fait contraire, nous avons été servis depuis le démarrage de la transition jusqu’à son terme infructueux. Ceux qui nous assuraient qu’il n’y aurait pas prolongation de la transition même d’une seconde, s’étaient empressés sans se gêner le moins du monde, de retourner vite leur veste le moment venu. Ceux qui dénonçaient la corruption verticale et la mauvaise gouvernance, n’avaient pas pour autant stoppé d’ouvrir leur bourse au tonneau de Danaïdes. Ils nous avaient même dit que voter contre la Constitution était un acte anti-démocratique. Pouvons-nous prendre « saluer la victoire du peuple congolais » pour argent comptant, alors qu’on est visiblement préoccupé de téléguider le maquillage de la vérité des urnes jugés surprenante, inattendue, amère et incompatible avec les calculs de commanditaires du processus ? Des messages fulminants diffusés de temps en temps par le défunt Comité d’accompagnement de la transition et l’Etat-major de l’Eufor à Kinshasa, mettant d’avance en garde contre toute contestation des résultats que la CEI de Malu Malu va publier, n’autorisent pas à soutenir que la victoire du peuple que M. Aldo Ajello salue est cette vérité des urnes que le peuple attend.
N’est-il pas paradoxal que le peuple qui est sûr du choix qu’il a fait aux urnes le 30 juillet 2006, qui attend impatiemment la publication des résultats pour fêter sa victoire, puisse se soulever à l’annonce officielle par la CEI, alors qu’il devrait normalement s’en réjouir ? A moins qu’il n’ait la conviction qu’on lui a volé sa victoire. C’est peut-être cela que sous-entend le caractère comminatoire des messages du CIAT et de l’Eufor, qui sont à l’opposé des propos élogieux tenus par Aldo Ajello. Et que faut-il inférer des visites discrètes que des diplomates occidentaux rendent aux candidats président alors qu’il est recommandé à tout le monde d’attendre patiemment les contestations de la CEI ? On s’interroge aussi sur la raison d’être de ce dernier-né tardif qui s’appelle « le Comité international des sages » qui voie que sa mission consister à aider le processus électoral à se terminer en paix alors même que les élections présidentielle et législatives synchronisées ont déjà eu lieu dans des conditions pas très catholiques.
En tout état de cause, une chose est certaine: réputé naïf, apathique et inconscient, le peuple congolais vient de surprendre ceux qui le sous-estimaient. Il a semé la panique et le désarroi. Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on salue sa victoire, mais la mort dans l’âme.


2006-08-18
Lephare
 



Des pasteurs congolais de France interpellent Malu Malu
(Tshieke Bukasa)

Réunis au sein du Collectif des pasteurs patriotes congolais de France, CPPC en sigle, des ministres de Dieu vivant en France ont adressé, le 15 août dernier, une lettre ouverte au président de la Commission électorale indépendante, l’abbé Malu Malu. En effet, dans l’attente de la publication des résultats, le CPPC exprime, dans sa missive, ses inquiétudes concernant notamment des irrégularités constatées à Kinshasa où l’on a signalé que dans des bureaux de Ndjili et de Limete des documents électoraux ont brûlés Le contrôle des résultats est dépourvu de certains garde-fous garant de la transparence, etc. Convaincus que des puissances extérieures sacrifient l’avenir du peuple congolais à travers des élections truquées, en lui imposant des dirigeants de leurs choix, sans tenir compte des conséquences néfastes d’une telle démarche, ces pasteurs estiment que les élections ne peuvent apporter une vraie solution à la crise congolaise que si elles constituent l’aboutissement de l’expression de la volonté populaire, tel que traduit par le souverain primaire au soir du 30 juillet 2006.

Pour eux, le processus électoral de la RDC est inféodé à l’idéologie du complexe Mammon traduit comme « la tentation permanente de capitulation individuelle et collective quand les puis-sances de l’inhumain et de la mort déclenchent leur logique de la violence et construisent un espace de plomb où elles enferment les êtres dans l’esclavage de l’argent ».
Interpellés par l’existence des conditions qui mettent gravement en danger la paix et l’ordre, ainsi que l’unité et l’intégrité territoriale de la RDC, Roger Kabeya, Lévi Walelu, Jean-Claude Mosengo, Bruno Nkwimi, Guylain Kalala, Jean-Marie Mutono et Godefroy Tshiko, tous hommes de Dieu, demandent à l’abbé Malu Malu et aux membres de la CEI d’afficher une stricte neutralité vis-à-vis de différentes sensibili-tés politiques.


2006-08-18

 


Le deuxième tour arrive
(Kenge Mukengeshayi)

Il reste encore à régler quelques détails et à mettre au point le scénario d’un passage en douceur… Toute la question est de savoir si un retard supplémentaire va, ou non, accentuer la tension dans le pays…
L’analyste qui s’exprime ainsi est d’avis qu’en dépit des retards parfois lourds de risques, l’opération « affichage dans les centres locaux de compilation » était une bonne idée, dans la mesure où elle a joué à la manière d’une soupape de sécurité. « En temporisant, on a réussi à faire comprendre aux uns qu’un passage en force risquait de faire imploser le pays et aux autres que le pari de la violence était un investissement dangereux. Il reste à espérer que cet équilibre tiendra ».

Premier facteur dans cette évolution, la tension dans le pays. Où chaque camp criait victoire et n’excluait pas de mobiliser des « bases » chauffées à blanc et prêtes à toutes les folies…
Face à une situation qui dérapait chaque jour, les maladresses de certains officiers de l’EUFOR sont venues jeter de l’huile sur le feu, au lieu d’apporter l’apaisement et de constituer un élément de dissuasion. Déjà, dans plusieurs quartiers populaires, de nombreux Congolais identifiaient la situation de leur pays à celle du Hezbollah et du Hamas, se déclarant même prêts à tout pour faire face à « l’humiliation ».
Deuxième facteur : les divisions de plus en plus criantes au sein de la Communauté internationale. Désormais, explique un observateur, “on a d’un côté ceux pour qui les élections n’ont été qu’une farce pour extorquer la légitimité aux Congolais et, d’autre part, ceux qui continuent de prôner des élections réelle-ment crédibles, libres et transparentes, respectueu-ses de la dignité des Congolais.” Ce n’est pas tout. « Plusieurs autres pays se demandent de plus en plus ouvertement si les Africains peuvent encore croire dans la démocratie si tout est mis en œuvre pour leur voler leurs votes. Cela pose un problème d’éthique à la Communauté internationa-le », ajoute-t-il. Avant de préciser : « Dans tous les cas, la guerre des intérêts et la lutte pour le leadership font aujourd’hui rage au sein de la Communauté internatio-nale. Laquelle a désormais besoin urgent de temps pour faire le point et tenter de retrouver son unité ». Pour lui, cette tendance devrait se traduire, dans les jours à venir, par une sorte de profil bas certes essentiellement tactique, de la part de l’EUFOR.

Apaisement ?
Reste, maintenant, à savoir si la perspective du deuxième tour constitue réellement un élément d’apaise-ment. Rien n’est moins sûr. Bien au contraire, tout porte à croire que des pressions additionnelles vont s’exercer sur JP Bemba, « coupable d’avoir monté les Congolais contre la Communauté internationale, d’avoir cherché à humilier celle-ci. » Des dossiers judiciaires pourraient ainsi être brandis ou constitués pour lui faire plier le genou. Auquel cas, en guise de réaction, on devrait s’attendre de la part des partisans du Chairman qu’ils tentent d’atteindre de nouveaux sommets dans la campagne sur la « Congolité », dans l’espoir de mobiliser l’ensemble du pays et de réveiller, particulièrement, le Centre dont la bouderie a empêché leur candidat d’engranger les suffrages qui auraient pu faire la différence.
Cette campagne pour-rait faire jonction avec un redéploiement de l’organisation de la campagne de JP Bemba, certes toujours aussi vigilante à l’Ouest pour ne pas perdre les avantages acquis, cette fois vers l’Est où ses témoins avaient brillé par leur absence dans les bureaux de vote et les centres de compilation.

Vote uranium
Une chose reste vraie à ce stade. Si en effet, le deuxième tour se confirme, il est évident que, de chaque côté, la machine va sérieusement s’emballer dans l’objectif de faire mal et d’engranger, en même temps, un maximum de gains.
En d’autres termes, le comportement des Congolais sera capital par rapport aux pressions qu’ils devront continuer d’exercer sur les acteurs politiques. C’est ce comportement qui va déterminer l’attitude de la Communauté internationale, soit en l’aidant à refaire son unité sur un schéma de sortie de crise dans le respect de la liberté des Congolais, soit en accentuant ses clivages internes. Auquel cas on assistera à l’amplification des aspects les plus négatifs de la campagne du premier tour, chaque camp ayant conscience de jouer sa dernière carte. Dans cette perspective, l’affaire de l’uranium 238 pourrait venir empoisonner une ambiance pourtant déjà détestable.


2006-08-18

Le phare



 Actualités:
Jour J-2 probabilité sur un deuxième tour se précisent de plus en plus, avec la publication des résultats de MONT AMBA/KIN 3, qui placent JP BEMBA en tête (dans cette circonscription électorale voilà qui donne déjà les signaux d’un 2è tour indique LE PHARE qui stipule que c’est une surprise à laquelle la famille politique du Chef de l’Etat sortant s’attendait de moins en moins. Ce, dans la mesure où elle comptait sur le boycott des challengers à son candidat JOSEPH KABILA, comme on le sait, les adversaires à Joseph KABILA, misaient sur les négociations, à la suite de la traversée du cap du 30 juin 2006,(délai constitutionnel de la transition).
Dans cette hypothèse, Joseph KABILA pouvait passer dès le premier tour étant donné que le boycott serait massif à KINSHASA, à l’OUEST et au CENTRE, ce fut le cas lors du référendum de décembre 2005.

Ainsi, KABILA serait voté massivement à l’EST, où le mot d’ordre sur le boycott à l’enrôlement n’a pas eu d’effet. Et si le deuxième tour il y a, il faut alors conclure qu’il y aura un transfert massif des voix pour tous ceux qui entendent punir les responsables de l’exclusion d’Etienne TSHISEKEDI, conclut LE PHARE en insinuant même impossible la publication effective des résultats à la date prévue par la CEI .

Cependant, les élections n’auront toujours pas apporté du bien. Si elles sont un passage indispensable pour la RDC, elles sont de l’autre côté une occasion de chute pour l’autre côté une occasion de chute pour certains. C’est une occasion de chute pour certains. C’est le cas deux groupes d’oppositions congolaises de la diaspora évoluant en Belgique à savoir LE BANA CONGO et l’APPARECO piloté par HONORE GBANDA, ancien collaborateur à Feu MOBUTU. Ces deux organisations qui évoluaient ensemble ont trouvé aujourd’hui une raison pour se dissocier dans la démarche de leur action.
Il s’agit, écrit LE PALMARES, de l’acceptation de ce à quoi les deux organisations s’opposaient farouchement. C’est à dire l’organisation des élections sans passer par les négociations. Ainsi, devant le fait accompli des congolais en RDC. La preuve de cette logique est qu’hier, LE BANA CONGO a tenu une conférence de presse à Bruxelles sans inviter son allié de tous les jours l’APARECO. Une façon de dire que le divorce est en perspective.

A cette occasion, BANA CONGO a émis le vœu de voir les dépouillements des scrutins se passer dans la transparence. Il en est de même de la non ingérence des étrangers dans la finalisation du processus électoral sans oublier l’occupation des résultats partout et surtout à l’heureux élu de faire appel à toute expertise congolaise multidisciplinaire pour la reconstruction nationale.

LE PALMARES ajoute que la force à la vague de suspicions qui pèsent sur les éléments de l’EUFOR, le porte parole de cette force, THIERRY FUSSALBA, a tenu une conférence de presse hier, qui a consisté à clarifier la situation mieux éclairer la lanterne du congolais. Sur la nature de la force européenne en RDC.
Pour lui, l’Eufor a un mandat de 4 mois. C’est jusqu’au 30 novembre prochain. Et contrairement à ce que d’aucuns, pensent, ce n’est pas une force d’occupation, moins encore une force agressive ou d’intimidation.
De ce fait, l’EUROFOR ne pourra intervenir que si les forces aussi bien de la MONUC, des FARDC que de la Police Nationale congolaise sont débordées. Si trouble il y aura le dimanche à la publication des résultats. Et ce, sous L’EUFOR n’est pas là pour réprimer des petites manifestations insurrectionnelles ni pour faire des opérations de police, de maintien de l’EUFOR vienne à s’ engager , a-t-il poursuivit ce ne sera pas contre les miliciens en armes et autres soldats suffisamment armés, qui viendront terroriser la population Congolaise , à un niveau tel qu’ aucun des unités citées n’ aura réussi à rétablir l’ordre s’ agissant des surprises que réservent les nouveaux résultats rendus par la C.E.I hier, l’AVENIR estime que GIZENGA a vu sa cote revue à la hausse avec le score réalisée au Bandundu, pendant que J.P BEMBA est tué vers bas par NZANGA à l’ Equateurs. Donc GIZENGA menace J.P BEMBA et pourrait se retrouver au second tour, s’il y en aura face à JOSEPH KABILA.

Ce qui, du reste, souligne la TEMPETE DES TROPIQUES. Ce journal pense que le souhait de l’ AMP, est qu’on aille au 2èmé tour avec GIZENGA. C’est la moindre male pour eux en lieu et place J.¨P. BEMBA leur Sphinx.
Toutes foi, estime L’AVENIR, le leader du PALU peut, sur cette lancée, prouver qu’il est un pion sur qui comptera au deuxième tour. Dans l’entre-temps, la chance de KABILA quant à remonter la pente dépendra encore une fois du score qui reste à réaliser au Sud-Kin.
Pendant que la publication des résultats se tire en longueur, il se trace en coulisse une forme d’organisation afin de parer à toutes éventualités, s’agit-il de 2è tour, renseigne LE POTENTIEL ;

Dans cette perpesctive, le journal révèle qu’au MLC, il y a en gestation une structure dénommée « TOUT SAUF KABILA « (TSK). Tandis que à l’AMP, il s’agit de « RASSEMBLEMENT POUR L’UNITE ».

Néanmoins, indique–t-il, une nouvelle formule est en train d’être envisagée au MLC, car, le TSK semble présenter des relents haineux. De toutes façons, pour les deux camps virtuels challengers, il n’est que question d’un changement de palais voulu par le dynamisme politique. Ceci, parce qu’au départ, il avait RENACO par le MLC et AMP pour le PPRD
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Une nuit fort agitée à Goma… tension à Lubumbashi

Par Le Potentiel


Des centaines de personnes ont veillé dans la nuit de mercredi à jeudi, jusqu’au petit matin, en pleine ville. Et pour cause, elles ont été effrayées par des soit disant «suceurs des sang». Plusieurs habitants affirment avoir vu et entendu des mauvais esprits. Mais le phénomène est récurrent dans plusieurs localités du Nord-Kivu. Les autorités de la ville appellent plutôt à la prudence, rapporte radiookapi.net.

Des cris, des tambours, des slogans et des chansons…, tous les moyens ont été utilisés par les habitants de Goma pour chasser les « soit disant suceurs de sang ». C’est vers minuit que des centaines d’habitants des quartiers populaires de Birere, de Katindo et de Mabanga se sont retrouvés en dehors de leurs habitations.

Plusieurs habitants rencontrés ce jeudi matin affirment avoir été réveillés par un vent violent d’origine inconnue. Pour eux, il s’est agi des démons appelés suceurs de sang. C’est depuis trois mois que ce phénomène se développe dans plusieurs villages du Nord-Kivu. Dans la ville de Butembo par exemple, il a entraîné la mort de deux personnes. Ces victimes ont été lapidées par la population parce qu’elles étaient soupçonnées d’être des suceurs de sang.

A Goma, personne n’a témoigné avoir été victime de ces mauvais esprits. Le maire de la ville demande à la population de ne pas céder à cette croyance. Des bandits et des voleurs peuvent profiter du phénomène pour opérer tranquillement la nuit, avertit-il. Une psychose de la peur bien entretenue avant la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle. Une coïncidence qui appelle à une vigilance tous azimuts.

TENSION MERCREDI A L’UNILU

Un autre fait analogue s’est produit à Lubumbashi. En effet, les étudiants de troisième graduat de la faculté de Droit ont saccagé la salle de promotion ainsi que le bureau du doyen de la faculté avant de blesser grièvement un professeur. Ils contestaient ainsi les résultats des examens de fin d’année affichés le soir aux valves de leur promotion, toujours selon radiookapi.net

Ce jeudi matin, radiookapi.net s’est rendue dans la cité universitaire. Toutes les vitres ont volé en éclat, les portes arrachées, la chaire démolie et quelques bancs cassés. La porte du bureau du doyen de la faculté a été défoncée. La surface était pleine de débris de toute sorte. Dehors, une centaine d’étudiants faisaient pied de grue. Les plus audacieux tentaient de pénétrer dans la salle de promotion et dans le bureau du doyen. Ici, sont entreposés jusque-là les cotes dont la délibération est intervenue mercredi. D’autres étudiants, aidés par la garde universitaire, les en empêchaient. L’essentiel étant de sauvegarder les côtes et les documents administratifs.

Il était difficile de savoir l’état dans lequel se trouvait le professeur tabassé par les étudiants. Tout ce que l’on savait est qu’il était admis dans un centre hospitalier de la place. Les autorités universitaires se sont refusées de toute déclaration.

Après Mbuj-Mayi, la paroisse Kizo au Bas-Congo complètement pillée, ces incidents de Goma et de Lubumbashi doivent interpeller les autorités nationales et régionales pour assurer la sécurité totale des populations
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Luanda met ses forces armées en alerte maximum sur toute sa frontière avec la RDC
(Fidèle Musangu)

Les forces régulières angolaises ont été placées en alerte maximum depuis hier tout le long de la frontière avec la RDC. Telle est l'instruction donnée par le ministre de la Défense du gouvernement de Luanda aux éléments des forces armées de son pays et qui est entrée immédiatement en vigueur, a-t-on appris d'une chaîne périphérique captée à Kinshasa. L'alerte maximum qui a démarré depuis hier restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre, a-t-on indiqué des sources officielles.
Cette décision des autorités angolaises est à prendre au sérieux étant donné que Luanda est l'un des membres influents du Comité International d'Accompagne-ment de la Transition institué par l'accord global et inclusif signé dans la nuit du 16 au 17 décembre 2002 à Pretoria pour accompagner le processus de transition. Par cette décision, le gouvernement angolais entend prévenir et se prémunir contre des scènes de débordement sur son territoire à partir des contrées transfrontalières congolaises dans la foulée de la proclamation par la CEI des résultats de l'élection présidentielle prévue pour ce dimanche 20 août.

Bon nombre d'observateurs sont d'avis que la décision des autorités angolaises ne relève pas d'une vue d'esprit et encore moins d'une humeur de trop. Non seulement elle soulève une série d'interrogations mais encore et surtout elle met sur la place publique les dessous des cartes quant aux manœuvres qui se trament dans les coulisses pour favoriser tel ou tel candidat à cette élection présidentielle.
Si d'une part, la présence des forces de l'EUFOR sensées sécuriser ces élections a été commentée en sens divers par les observateurs avisés et ne semble pas rassurer le commun des congolais, d'autre part, cette alerte maximum décrétée par Luanda juste à quatre jours de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle doit donner matières à réflexion. De là à croire que le gouvernement de Luanda qui a joué un rôle très significatif depuis l'avènement de l'AFDL au pouvoir d'Etat en RDC et qui entretient des relations privilégiées avec les régimes des Kabila père et fils serait peut être au parfum des résultats de cette élection présidentielle, il n'y a qu'un pas à franchir. Sinon pourquoi Luanda se précipiterait-elle à prendre des précautions sécuritaires sur sa frontière avec la RDC qui s'étend sur une longueur de près de 2 milles kilomètres tout au long des quatre provinces congolaises ?

Ponce Pilate revu et corrigé sous les tropiques
Ces précautions sécuritaires risquent de perturber dangereusement les échanges commerciaux et socioculturels entre les habitants des contrées transfrontalières qui parlent les mêmes langues et appartiennent au même espace culturel depuis des temps immémoriaux. Et comme dans pareilles circonstances, il faut s'attendre à ce que des éléments incontrôlés opérant de part et d'autres de la frontière commune profitent de cette aubaine pour commettre des actes de violence sur des pauvres paysans mal informés et dont l'essentiel de leur survie dépend de ces échanges. On en veut pour preuve les multiples violations massives des droits de l'homme commises par les éléments des forces armées et de la police de ce pays voisin lorsque le même gouvernement de Luanda avait décrété des mesures d'expulsion des ressortissants congolais ne détenant pas des pièces de séjour régulier en Angola. On revoit encore des scènes infrahumaines diffusées par les chaînes des radios et télévisions étrangères montrant des vieillards, femmes et enfants massacrés, dépouillés de leurs biens et pourchassés comme des bêtes sauvages jusqu'au-delà des frontières nationales. D'aucuns comparent ce geste des autorités angolaises à celui de Ponce Pilate livrant Jésus Christ aux extrémistes juifs. Cela, sans que les autorités administratives et politiques ne lèvent le petit doigt. Va-t-on vers la répétition de ces mêmes actes ? L'avenir proche nous le dira.

Le phare-2006-08-17
 


Actualités en temps réel: A trois jours de la publication des résultats partiels des élections telle qu’arrêtée par la Cei, le suspens autour de la ville-province de Kinshasa, est déjà en train d’être levé.

Le ton vient d’être donné par LE POTENTIEL avec la publication des résultats de la circonscription électorale de MONT-AMBA/KIN 3, fruit de ses recherches.
Pour ce journal, J.P. BEMBA est en tête, Joseph KABILA vient en troisième position après GIZENGA et KASHALA quatrième.
Ce qui veut dire que sur 429.332 électeurs de cette circonscription, J.P. BEMBA a 231.485 voix. Gizenga en a 91.544. Tandis que JOSEPH KABILA n’a obtenu que 61.406 voix. Un signal fort annonçant la récupération de la situation par JP Bemba à l’Ouest de la Rdc.

Par contre, L’AVENIR présente les choses autrement en ce qui concerne ce premier voile en voie d’être levé avec KIN 3, qui déjà s’affiche en faveur du Mlc.
En effet, ce journal prétend que le leadership à l’Ouest du MLC reste un sujet à contestations. Selon lui, le Mlc aurait même commencé à reconnaître que Joseph KABILA demeure largement en tête du scrutin du 30 juillet dernier. Ce, malgré les résultats de l’Ouest qui tombent déjà. Le cas de l’Equateur où NZANGA MOBUTU a mis J.P. BEMBA en mal, constitue une preuve éloquente. Si bien que dans les rangs du Mlc, l’heure est à la rectification du tir. Autrement dit, le Mlc a été contraint à apaiser ses ardeurs au point qu’il ne crie plus désormais au fraudeur, moins encore à la victoire.

Bien au contraire, renchérit L’AVENIR, le MLC en appelle de plus en plus au deuxième tour, estimant que cette fois-ci, il va faire mieux. Et pour atteindre ce but, poursuit L’AVENIR, le MLC ne compte que sur les alliances. Un calcul qui ne rassure pas. D’autant plus que le mot d’ordre aux alliés n’est pas une garantie que tous les membres de ces partis voteraient forcément pour lui. C’est non autrement un échec en perspective, soutient L’AVENIR en conclusion.

Une analyse des faits à laquelle l’Hebdo « AFRICA NEWS » ne veut pas souscrire. Pour ce journal, JP BEMBA trouvera sur son chemin bien d’alliés prêts à lui donner le flanc.

En sus, cet hebdo pense qu’au regard des données des résultats entre les mains, provenant de part et d’autre, c’est-à-dire de la CEI et des circuits informels concernant la ville de KINSHASA, tout porte à croire que JOSEPH KABILA est en dérive.

Et si par un concours des circonstances forcé, explique le journal, JOSEPH KABILA venait à gagner l’élection, il risque le sort à feu MOBUTU qui s’était retiré de Kinshasa pour s’installer dans son village à GBADOLITE. Une façon de dire que l’histoire congolaise nous apprend que quiconque n’a pas conquis la capitale, siège des institutions, a de fortes chances de faire naître son pouvoir avec une malformation congénitale, sujette à problèmes.
On n’est pas loin d’une telle surprise pour le cas JOSEPH KABILA dont le peuple n’a plus qu’un sentiment répulsif, à la suite des manœuvres frauduleuses à son actif, lors du scrutin. L’avenir nous en dira mieux, conclut AFRICA NEWS.

L’AVENIR parle, par ailleurs, de l’opération appelée « TSK » (TOUT SAUF KABILA)
Selon ce journal, cette formule est mise en place par le MLC, dans l’unique but d’exiger la primature, étant donné qu’il a déjà perdu les chances de gagner les élections.
La stratégie consiste à paralyser la ville de Kinshasa, afin d’éconduire Joseph Kabila quels que soient les résultats définitifs. Ce plan machiavélique, précise le journal, est prévu un jour avant ou après l’annonce officielle des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la CEI le 20 août prochain. C’est dans cet ordre d’idées que le MLC compte sur la gravité des événements pour prévaloir l’apaisement de la situation autour d’une table des négociations. C’est à partir de là que JP Bemba pourrait profiter pour prétendre à la primature parce qu’il s’agira du gouvernement d’union nationale.
C’est d’ores et déjà un mauvais calcul, estime L’AVENIR qui allègue que la primature n’est plus sujette des pourparlers. Ce poste est désormais le fruit de la majorité au parlement. Ce, à quoi ne s’attend pas le MLC au regard de la position difficile dans la quelle se trouvent ses pions (candidats députés nationaux) sur le terrain des élections.

L’AVENIR a terminé son feuilleton sur le MLC par l’annonce de la tricherie des élections à l’actif de ce parti à MAI-NDOMBE dans la province de BANDUNDU. C’est ce qui résulte du rapport qui a été présenté hier au vice-Président de la commission en charge de la reconstruction et développement, Mr. YERODIA.

Cette tricherie a été rendue possible par l’activisme des membres du MLC. Ces derniers avaient mis à leur solde des membres des bureaux de la CEI dans ce district, persuadant ainsi les électeurs incultes à voter pour JP BEMBA.

Toute fois, le journal indique que le rapporteur de cette information à YERODIA a reconnu que ce district a été depuis longtemps laissé entre les mains du MLC.

LES ELECTIONS ET LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Sur ce chapitre, LE PALMARES renseigne que la MONUC rappelle les candidats aux élections à l’ordre. C’était hier à sa conférence de presse hebdomadaire dans ses installations de la Gombe.

Selon le porte-parole de la MONUC, KEMAL SAIKI, les candidats doivent s’abstenir, pendant cette période post-électorale, de tout acte tendant à la violence. Il demande à cet effet aux candidats et aux congolais de faire confiance à la CEI. Halte à la culture de la rumeur, dit-il.

A ce sujet , il a été cité un bon exemple. Allusion faite à AZARIAS RUBERWA vice-président en charge de la commission politique, défense et sécurité. Ce journal indique que ce dernier a eu, sur ce, une bonne note d’appréciation de la part de l’envoyé spécial de l’union européenne dans la région des grands lacs africains, M. ALDO AJELLO, à l’occasion d’une rencontre qui a eu lieu le mardi dernier entre les deux personnalités au siège de la commission. A tous les autres candidats, il leur a été demandé d’évoluer sur la même lancée. De telle sorte que si protestation il y a, que tout se résolve à travers les voies légales.

D’autre part, L’OBSERVATEUR annonce que c’est depuis lundi dernier que la commission politique, défense et sécurité a repris ses activités. Ce, depuis les élections. Une réunion a eu lieu, pour ce faire, autour du vice-président AZARIAS RUBERWA.

En corollaire sur le plan sécuritaire, le journal indique que par mesure de prudence, afin de parer à toutes éventualités, à la publication des résultats des élections en Rdc, l’Angola a renforcé sa présence militaire à sa frontière avec la RDC.

Et sur l’autre volet cependant, L’OBSERVATEUR poursuit qu’en signes avant coureurs d’apaisement après les élections, au moins 4.500 miliciens déposent 2278 armes en Ituri. Et parmi ces derniers, il est signalé trois qui proviennent du camp de NKUNDA BATWARE. Une façon de dire que malgré les déclarations tapageuses de celui-ci, il ne peut plus compter sur ses troupes pour une quelconque déstabilisation de la RDC.

De l’autre côté, L’ALERTE-PLUS révèle que « JOSEPH KABILA TOMBE LE DIMANCHE 20 AOUT PROCHAIN ». Cette certitude vient du fait que l’opinion congolaise désormais mieux avertie sur l’origine familiale douteuse du président sortant JOSEPH KABILA, ne porte plus ce dernier dans son cœur. A cela s’ajoute la signature des contrats léonins au détriment du pays, en contre partie de son pouvoir.

Et plus grave encore, JOSEPH KABILA serait indexé dans l’axe du mal avec la disparution dernière des casques d’uranium à KIBOMANGO. Au tant d’actes suicidaires contre le pays et dont le prix à payer n’est autre que la perte du pouvoir.

Dans un autre registre, ce journal parle du vœu émis par SONNY KAFUTA, pasteur de l’église ARMEE DE L’ETERNEL , concernant l’accusation de trafic des bulletins de vote dans l’une de ses églises à BRAZZAVILLE. L’accusé qui nie tout en bloc et souhaite qu’il soit mis sur pied une commission d’enquête indépendante, afin que toute la lumière soit faite.

Et dans les entrefaites médiatiques, la HAM vient de suspendre trois chaînes de télévision pour une durée de 24 heures à dater d’hier. Il s’agit de la RTNC1, CCTV, RTAE du pasteur SONNY KAFUTA. Il est reproché à ces organes de presse audio-visuelle la diffusion des images choquantes et à forte charge émotionnelle, du reste, susceptibles d’inciter les forces de l’ordre et la population à la violence.

A savoir que la RTAE et la RTNC1 ont diffusé de manière répétée les images sur la mort des éléments de la police nationale congolaise lors des manifestations du 27 juillet dernier. Tandis que CCTV a, pour sa part, diffusé des images sur le bombardement de la province de l’Equateur par la composante ex gouvernement( actuellement Pprd). C’était pendant la guerre de 1998.
2.

 



Le Phare
Présidentielle RDCongo

Le deuxième tour de plus en plus probable

Le chef de l’Etat sortant de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, qui conserve la tête de la course à la présidentielle du 30 juillet, même s’il a perdu un peu de son avance, selon les résultats partiels de mercredi portant sur près de la moitié des inscrits. Selon ces chiffres affichés sur le site Internet de la Commission électorale indépendante (CEI) et compilés par l’AFP, M. Kabila recueille 51,9% des suffrages exprimés, moins devant l’un des vice-présidents Jean-Pierre Bemba, qui arrive en deuxième position avec 15,1% des suffrages.
Ces résultats portent sur 11.989.208 des inscrits sur un total de quelque 25 millions, soit 48% des inscrits. Le taux de participation national n’est pas envoyé connu.

En troisième position arrive Antoine Gizenga (un peu moins de 8% es suffrages), ancien bras droit premier chef de gouvernement du Congo indépendant Patrice Lumumba. Il est suivi de Nzanga-Mobutu, le fils de l’ex dictateur Mobutu Sesseko seko, qui décroche environ 5$ des suffrages.

M.Kabila perd un peu de terrain par rappport aux résultats de mardi : il passe de 54,9% des suffrages exprimés, à 51,9%. De même, son principal adversaire, M. Bemba, chef du Mouvement de Libération du Congo (ex-rébellion), recule légèrement, de 16,7 à 15,1%.
Aucun résultat n’est disponible mercredi pour la capitale Kinshasa, qui représente 12% des inscrits et où M. Kabila n’est pas populaire.

« Il devient de plus en plus probable que Kabila passe sous la barre des 50ù et qu’on s’achemine vers un second tour », a estimé à l’AFP un diplomate, sous couvert d’anonymat.
Mardi, le président sortant décrochait 54,9% des suffrages exprimés, contre 16,7% pour son principal adversaire, M. Bemba, chef du Mouvement de Libération du Congo (ex-rébellion), selon des chiffres qui portaient sur 40% des inscrits.

Les congolais devaient élire, le 30 juillet, leurs président et députés lors des premiers scrutins démocratiques et libres en plus de quarante ans dans l’ex-Zaïre.

Pour être élu président au premier tour, l’un des 32 candidats doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés. En cas de second tour, les électeurs seront appelés aux urnes le 29 octobre.

 


Présidentielle en RDC: les appels au calme se multiplient avant le verdict

© AFP
Bundu passe devant la Cour suprême de Justice, le 16 août 2006, à Kinshasa
© AFP/Arch. Lionel Healing

KINSHASA (AFP) - jeudi 17 août 2006 - 18h17 - La communauté internationale et quelques voix congolaises multiplient les appels au calme en République démocratique du Congo (RDC) pour éviter toute violence, quelques jours avant l'annonce des résultats provisoires de l'élection présidentielle historique du 30 juillet placée sous haute sécurité.

Ces appels au calme interviennent alors que le chef de l'Etat de la République démocratique du Congo Joseph Kabila est toujours en tête de la présidentielle du 30 juillet, mais passe sous les 50% des suffrages exprimés, selon les résultats partiels de jeudi portant sur plus de la moitié des inscrits.

M. Kabila recueille 48,6% des suffrages exprimés, devant l'un des vice-présidents Jean-Pierre Bemba, qui arrive en deuxième position avec 16,2% des suffrages, selon les chiffres affichés sur le site internet de la Commission électorale indépendante (CEI) et compilés par l'AFP.

Ces résultats portent sur 13.030.650 inscrits sur un total de quelque 25 millions, soit environ 52% des inscrits. Le taux de participation national n'est pas encore connu.

Mercredi, la Mission de l'Onu en RDC (Monuc) a exhorté les candidats à "s'abstenir de tout acte ou déclaration qui pourrait inciter à la violence", estimant qu'"on ne peut pas prétendre à la plus haute charge publique et tenir des propos qui sèment (...) le doute dans l'esprit de la population".

Ces derniers jours, des candidats ont dénoncé des fraudes et remis en cause les résultats partiels affichés par la Commission électorale indépendante (CEI), qui donnent en tête le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, devant le vice-président Jean-Pierre Bemba.

Ce week-end, ce sont les confessions religieuses qui ont lancé "un vibrant appel au calme", alors que la CEI doit annoncer les résultats provisoires d'ici dimanche.

"On passe d'un régime politique de cooptation à un régime démocratique. C'est une révolution. Quand il y a tant d'enjeux dans la balance, des personnes peuvent être prêtes à tout faire pour garder un certain pouvoir", explique à l'AFP un diplomate, qui a requis l'anonymat.

L'élection présidentielle du 30 juillet, couplée avec les législatives, est en effet le premier scrutin libre et démocratique organisé en plus de quarante ans dans l'ex-Zaïre.

Ces élections doivent mettre fin à une fragile transition politique, après près de cinq années de guerre (1998-2003). La transition, lancée en 2003, se caractérise par des institutions dont les membres sont nommés parmi les anciennes rébellions, la société civile, l'opposition politique et l'ex-gouvernement.

En cette période électorale, "la situation est plus volatile que d'habitude", ajoute le diplomate.

"Il y a des risques à Kinshasa et Mbuji-Mayi", respectivement la capitale, où le président sortant n'est pas populaire, et une ville du centre, fief du parti d'opposition de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), estime-t-il. L'UDPS a appelé au boycott des élections.

"Les chancelleries disent +calme+" aux différents partis, ajoute un second diplomate sous couvert d'anonymat. "Mais le message sera-t-il entendu ?".

Dans ce contexte, l'autorité de régulation des médias congolais, la Haute Autorité des médias (Ham), a suspendu pour 24 heures, à compter de jeudi matin, trois chaînes de télévision accusées d'"incitation à la violence".

Parmi ces deux télévisions, on trouve la chaîne qui appartient à M. Bemba et la télévision officielle.

La campagne a été marquée par l'assassinat par balles de plusieurs personnes, dont trois policiers en marge d'une manifestation des partisans de M. Bemba le 27 juillet à Kinshasa.

Mais les scrutins du 30 juillet se sont dans l'ensemble déroulés dans le calme, sous très haute sécurité: environ 17.600 Casques bleus sont déployés dans le pays, et un millier de militaires d'une force européenne (Eufor) à Kinshasa. Jeudi, l'Eufor a d'ailleurs mis en garde contre toute violence, affirmant que les fauteurs de troubles la "trouveront sur le chemin".

En dehors de la RDC, l'Angola, qui entretient des relations étroites avec M. Kabila, a récemment renforcé sa présence militaire le long de ses frontières avec l'ex-Zaïre par "mesure de précaution", selon l'armée angolaise.

"On espère qu'il y aura un second tour, ça devrait calmer les esprits", estime le deuxième diplomate. Et au vu des derniers résultats partiels affichés jeudi par la CEI, l'hypothèse d'un second tour est probable, selon des sources concordantes.

 

 


 


Déclaration politique du MLC
(du 14/08/06)

Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) suit avec indignation depuis la semaine passée l’exploitation politicienne et éhontée des incidents malheureux survenus le 27 juillet dernier en marge du retour de son Président National, Jean-Pierre BEMBA, à Kinshasa et dont les images macabres sont diffusées à profusion sur les antennes de la télévision nationale, RTNC, instrumentalisée à l’occasion.

Le MLC, par son Leader ainsi que par d’autres Hauts Cadres, a déploré et condamné en son temps à travers les médias lesdits incidents qui ont causé mort d’hommes, y compris dans ses rangs.

Afin de faire la lumière sur cette situation dont veulent se servir certaines forces politiques bien identifiées pour tenter de le discréditer et de le diffamer, le MLC exige une enquête indépendante pour non seulement déterminer l’élément détonateur de ce dérapage alors que la population était dans la liesse pour accueillir son Leader, mais aussi en établir les responsabilités à tous les niveaux.

Le MLC est cependant choqué par l’activisme débordant de certaines autorités policières et gouvernementales qui, dans leur extrapolation, ont mis sur son dos même la mort de 4 policiers survenue à la suite d’un accident de circulation à Mbankana, sur le plateau des Bateke.

Le MLC constate que cette machination, qui procède d’un combat d’arrière-garde et d’une manipulation de bas étage, a lieu pendant que l’attention du peuple congolais est focalisée sur les résultats des élections dont dépend l’avenir de toute une nation.

Le MLC invite donc tous les Congolais en général et les Kinois en particulier au calme et à la vigilance tous azimut et à ne pas se laisser détourner des enjeux du moment.

Fait à Kinshasa, le 14 août 2006
Yves Kisombe

Secrétaire National

Chargé des Questions Juridiques
 


L’actualité (16/08/06) en RDC reste dominée par le verdict des urnes à l’issue des élections présidentielle et législative du 30 juillet dernier.
Dans sa livraison d’aujourd’hui, l’hebdo « NOUVEL ELAN » indique que « KABILA : LE 1er TOUR S’ELOIGNE ». Ceci, parce qu’au regard des données déjà publiées par la CEI, il faudra en moyenne 5 millions de voix supplémentaires au chef de l’Etat sortant sur le reste du pays. Une équation mathématique impossible, précise le journal, étant donné que sa réserve de l’Est qui lui était favorable est complètement épuisée. Admettons même que par l’absurde toutes les voix du Sud Kivu, avec 1,6 millions d’inscrits, dont les résultats ne sont pas encore rendus publics, hormis ceux de FIZI, lui seraient attribuées, il va de soi que les résultats de la partie Ouest du pays qui compte KINSHASA, une grande partie du BANDUNDU et l’ÉQUATEUR , voire les deux Kasaï, vont à coup sûr équilibrer la balance, au besoin l’influencer.

Toutes fois, la TEMPÊTE DES TROPIQUES reste sur ses gardes en cultivant plus de pessimisme face à l’issue des urnes. Pour ce quotidien, il y a un plan machiavélique qui consiste à faire passer le président sortant Joseph Kabila au 1er tour. Cette révélation vient d’un des présidentiables, Mr JOSEPH OVENGHANKOY, et ce, à l’occasion du 17è anniversaire de son parti « LES FONUS », intervenu hier à sa résidence de Ngaliema.
Il s’agit de ce que le N°1 de FONUS a appelé « PASSSAGE A FORCE ».
De quoi se réserver de tout optimisme béat quant à la vérité des urnes, renchérit le journal qui précise même que la prestation de serment de ce dernier ( Joseph Kabila) est déjà arrêté au 1er Septembre prochain. Ajoute-il que les différents ballets diplomatiques des occidentaux auprès des challengers à J. KABILA, sont à circonscrire dans ce cadre. Le cas de JB BEMBA, très sollicité actuellement par ces fameux donneurs des leçons ce dernier temps, doit servir d’exemple patent.

Eu égard à ce qui précède, toute tentative de tricherie n’est pas loin d’embraser la situation en RDC, conclut LA TEMPETE relayé par LE PALMARES qui cite un communiqué de la Voix des sans voix (VSV). Selon ce journal, cette Ong tire d’ores et déjà une sonnette d’alarme sur une virtuelle vindicte populaire au cas où les résultats des élections seraient biaisés.

Pour sa part, le journal « UHURU » signale qu’il se mijote un « SUN CITY 2 ». La proposition de ce round des négociations vient de Mr. HERMAN DE CROO, président de la chambre basse belge.
Le représentant du secrétaire général de l’Onu pour la conférence internationale des Grands lacs, Mr. IBRAHIM FALL, serait déjà informé. Le but de ces assises consiste à continuer la pacification du pays après les élections. Déjà, IBRAHAIM FALL se propose d’organiser en novembre prochain, une conférence réunissant des parlementaires de 11 pays à Kinshasa, afin de préparer le sommet des Chefs d’Etats de NAIROBI, avec comme point de mire, la ratification rapide du pacte de paix, de stabilité et de développement de la région.

Répondant aux préoccupations de la presse hier au bureau de communication de la CEI installé dans l’enceinte de la paroisse Sainte Anne dans la commune de la Gombe, révèle le journal LE PALMARES, le président de la CEI l’Abbé MALU MALU, a reconnu pour la énième fois les difficultés rencontrées par son institution dans la réalisation de sa tâche. Notamment à Kinshasa où l’on a constaté la disparition de colis électoraux. Pour lui, cette situation n’aura aucune incidence sur les résultats des élections. Car, il ne s’agit que des cas isolés. Tel est aussi le cas advenu dans la province de Bandundu, précisément dans le strict de MAI-NDOMBE où un policier qui escortait les bulletins vers le centre de compilation, a été tué. Ce, à la suite d’une attaque du convoi par des braconniers-inciviques.
Quant au feuilleton d’ISANGI qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, parce qu’il s’agit, dans cette circonscription, d’un surplus de votants par rapport au nombre d’enrôlés, MALU MALU a indiqué qu’il est question d’une erreur matérielle qui, du reste, a été corrigée.

A tout ce qui vient d’être dit, il est à craindre l’embrasement de la situation les jours à venir, poursuit LE POTENTIEL qui cite l’organisation des droits de l’homme « HUMAN RIGHTS WATCH ». Cette Ong alerte que LAURENT NKUNDA menace le processus de démocratisation en Rdc. L’intéressé s’active à mettre sur pied un mouvement politico- militaire aux conséquences imprévisibles.
Pour cette organisation internationale, le gouvernement congolais est appelé à arrêter ce général dissident NKUNDA. Le journal qui souligne que cette organisation s’étonne que rien n’ait été fait contre ce fauteur des troubles, ni par le gouvernement ni dans le rang de la MONUC. Pourtant, il fait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt international. De ce fait, la restauration de la paix et la garantie de l’aboutissement heureux de la période post-électoral, sont à ce prix.
Quoi de plus inquiètant est la réaction du ministre de la Défense, Mr. ONUSUMBA. En effet, poursuit le POTENTIEL, ONUSUMBA a, dans une réponse à RFI, indiqué qu’il n’était pas opportun de procéder, en ce moment, à l’arrestation de NKUNDA. La priorité, a-t-il souligné, ce sont les élections. Qu’est-ce à dire , s’interroge le Journal ?
C’est non autrement une démission en avant du gouvernement. Ajoute-il qu’il s’agit, peut être, de faire comme en OUGANDA avec les pourparlers de la LRA, pour parvenir à un arrangement politique ! Autant dire que le processus de paix est bien menacé en RDC. Toutefois, les résultats partiels sont attendus au plus tard le 20 Août prochain, confirme MALU MALU ;

ECONOMIE

Dans ce registre, l’Hebdo « TAPIS ROUGE » fait savoir qu’il y a un « SCANDALE A LA D.G.I. ».
Selon ce journal, le nouveau patron de cette régie financière, Mr SAM BOKOLOMBE, aurait réédité l’exploit qui avait prévalu à l’éviction de ses prédécesseurs, celui de détournement des fonds. Il a installé, pour ce faire, un réseau coiffé par le ministre des Finances, MARCO BANGULI, rejeton du PPRD. Pourtant lui, ONCLE SAM, l’appellent ses intimes, est le fruit des entrailles du MLC. Autant dire que SAM a craché dans la main généreuse, conclut TAPIS ROUGE.
 


Page noire
Me Roger NIMY est décédé hier à Bruxelles
(F.M.)
Au bouclage de notre édition, une nouvelle triste est tombée hier à notre rédaction. Roger NIMY, ancien ministre MLC de la Jeunesse, Sports et loisirs est décédé hier la nuit dans une clinique de Bruxelles où il avait été admis pour des soins appropriés il y a de cela une semaine. Selon ses proches, Me Roger Nimy serait décédé des suites d'un empoisonnement.
Sa mort est ressentie comme une grande perte au sein du MLC où il a laissé ses empreintes d'un avocat engagé sous la direction de Jean-Pierre Bemba dont il fut le conseiller juridique. Lors des négociations politiques inter congolaises de Sun City en Afrique du Sud, ce digne représentant de MLC a su défendre les options de ce mouvement politico-militaire. Membre du tout premier gouvernement de transition pour le compte du MLC, Me Roger Nimy sera contraint de quitter son poste de ministre des Sports, Jeunesse et Loisirs sur injonction du chef de l'Etat qui avait prétendu avoir été offensé au cours d'un conseil des ministres.
Le Phare présente ses sincères condoléances à la famille de l'illustre disparu et se joint à la douleur de tous ceux qui gardent de lui, l'image d'un légaliste et combattant de la liberté.
2006-08-16
 



Mise en garde des Évêques catholiques

Pas de pouvoir contraire à la vérité des urnes

Les Evêques catholiques ne démordent pas. Ils continuent à veiller au grain pour le bon déroulement de toutes les étapes du processus électoral. Après avoir menacé de ne pas reconnaître la validité des élections si les irrégularités n’étaient pas corrigées, ils avaient fini par inviter le peuple congolais à aller voter massivement, convaincus des assurances qui leur avaient été données par les organisateurs des élections. Les voilà qui reviennent à la charge après le vote du 30 juillet pour mettre en garde toutes les parties contre les tendances de ne pas se soumettre au verdict des urnes.

Dans une déclaration rendue publique le samedi 12 août, avec comme thème principal « La paix dans la vérité des urnes », la Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco, vient de se prononcer sur le déroulement des élections du 30 juillet. Dans cette déclaration conjointement signée par le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kisangani et président de la Cenco, et Mgr Tharcisse. Tshibangu Tshishiku, Evêque de Mbuji-Mayi et vice-président de la Cenco, les Evêques catholiques tiennent à ce que toutes les opérations consécutives au scrutin se déroulent en toute transparence et sans faille pour que soit connue la vérité des urnes.

Aussi, la Cenco hausse le ton et «condamne toute tentative d’organiser le pouvoir contrairement à la vérité des urnes ».

La Cenco insiste pour faire remarquer que « c’est à travers cette vérité que sera sauvegardée la paix pour la République démocratique du Congo ». Partant, dans cette déclaration de la Cenco, les évêques catholiques interpellent tout le monde en ces «termes : « C’est pourquoi nous invitons l’ensemble du peuple congolais et les candidats qui se sont présentés aux élections à se soumettre au verdict des urnes ».

TENTATIVES DE MANIPULATIONS ET TRICHERIES

Comme ils l’ont affirmé tout au début de ce processus électoral, les Evêques catholiques continuent à vérifier toutes les étapes du processus électoral. C’est ainsi qu’ils signalent que depuis le déroulement des élections le dimanche 30 juillet 2006, ils ont observé « des tentatives effectives de manipulations, tricheries et mécanismes de fraude qui ont été signalées ». Face à cette situation, ils affirment qu’il y a lieu « d’en établir l’importance et le poids sur la crédibilité de deux scrutins. Les rapports de observateurs tant nationaux qu’internationaux à ce sujet seront indicatifs. La Cenco les examine pour appréciation ».

Auparavant, la Cenco a rendu un hommage mérité au peuple congolais qui s‘est rendu nombreux aux urnes, « dans l’ordre et la discipline, dans la patience et la tolérance, dans le calme et la paix ». Et de lancer ce cri de coeur : « Le peuple a parlé ; la cause doit être entendue ! Aucune personne ni institution, nationale ou internationale, ne peut se faire fi de cette volonté du peuple ». – C’est tout dire.

La paix dans la vérité des urnes

Déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) à l’issue des élections nationales

1. Conformément à ses prises de positions antérieures, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) affirme une fois de plus avec force que les élections libres, transparentes et démocratiques constituent la voie royale et obligée pour la conquête du pouvoir politique.

Aussi la Cenco se réjouit-elle de voir que le peuple congolais s’est rendu nombreux aux urnes, dans l’ordre et la discipline, dans la patience et la tolérance, dans le calme et la paix. La Cenco félicite le peuple congolais pour la maturité et l’esprit démocratique qu’il a démontrés pendant le scrutin. Pour le travail accompli, la Cenco remercie la Commission électorale indépendante (CEI), tous les observateurs nationaux et internationaux ainsi que les organismes qu’ils représentent.

2. Le peuple a parlé ; la cause doit être entendue ! Aucune personne ni institution, nationale ou internationale, ne peut faire fi de cette volonté du peuple. Seules les personnes librement élues par le souverain primaire sont habilitées à gouverner l’Etat en toute légitimité pendant la prochaine législature.

C’est pourquoi la Cenco tient à ce que toutes les opérations consécutives au scrutin se déroulent en toute transparence et sans faille, pour que soit connue la vérité des urnes. En effet, depuis le déroulement des élections, le dimanche 30 juillet 2006, ici et là, à travers le pays, des tentatives effectives de manipulations, tricheries et mécanismes de fraude ont été signalées. Il y a lieu d’en établir l’importance et le poids sur la crédibilité de deux scrutins. Les rapports des observateurs tant nationaux qu’internationaux à ce sujet seront indicatifs. La Cenco les examine pour appréciation.

3. En ce qui la concerne, la Cenco condamne toute tentative d’organiser le pouvoir contrairement à la vérité des urnes. C’est à travers cette vérité que sera sauvegardée la paix pour la République démocratique du Congo (RDC) : c’est pourquoi nous invitons l’ensemble du peuple congolais et les candidats qui se sont présentés aux élections à se soumettre au verdict des urnes.

4. A ceux qui seront régulièrement déclarés élus, nous recommandons de faire preuve d’un sens élevé d’esprit national dans le service de l’Etat par delà les différents courants des partis politiques, ainsi que les tendances et attaches régionales et provinciales. Qu’ils se montrent de véritables rassembleurs ayant à cœur de gouverner l’Etat congolais nouveau avec comme seule visée : l’intérêt supérieur de la nation et la consolidation de l’unité nationale à laquelle tiennent toutes les filles et tous les fils, citoyens de la RDC.

Quant à ceux qui feront partie de la minorité constitutionnelle, nous demandons de faire montre d’esprit démocratique et de contribuer au gouvernement du pays en exploitant, à cet effet, toutes les voies légales reconnues à l’Opposition politique par la Constitution de notre pays (Constitution, Art 8). Ils prépareront ainsi l’alternance politique pour l’avenir et consolideront la culture démocratique dans notre pays.

5. La Cenco félicite encore le peuple congolais pour sa profonde volonté de paix et de concorde nationale. Elle l’appelle de nouveau à éviter, en toute circonstance, des réactions et des actes de violence et invite les uns et les autres au respect de la loi et des procédures légales dans la revendication de leurs droits.

Que Dieu bénisse la RDC et son peuple.

Fait à Kinshasa, le 12 août 2006

+ Frédéric Cardinal ETSOU

Archevêque de Kinshasa

+ Th. TSHIBANGU TSHISHIKU

Evêque de Mbuji-Mayi Vice-Président de la CENCO

+ L. MONSENGWO PASINYA Archevêque de Kisangani

Président de la CENCO

Par Le Potentiel


Joseph Kabila peut-il s'en sortir?
(Congo Inter 14/08/2006)

Comme ils ont fait avec Mobutu, l’histoire que l’occident tente de répéter va produire des échos « néfastes » dans quelques temps...ceux qui n’aiment pas la paix cherche la guerre, la guerre n’est toujours de prendre des armes pour se replier dans un coin du pays pour déclarer « rébellion », mais c’est aussi l’idée de s’accaparer le pouvoir par des moyens qui ne constituent pas le consensus avec tout le monde.

Les analystes nationalistes disent cette fois que « pas de division » car les ennemis seront mis hors d’état de nuire hors du Congo, une fois pour tout, en unissons. les congolais disent également : « trop, c’est trop ».

Car Qu’est ce qui empêche,disent-ils, que les résultats des élections présidentielles soient publiés avec une méthodologie obscure que nous observons ?
Les Etats-Unis en veulent à la Belgique et Louis Michel pour l’impopularité de Joseph Kabila. Louis Michel, ce nom qui ne cesse de rebondir dans toutes les conversations concernant le processus électoral en RDCongo, et Karel de Gucht connu pour avoir une « gâchette linguistique facile » contre les politiciens congolais, et surtout leurs conseils à Washington étaient en biotope du soutien inconditionnel de la communauté internationale à Kabila.
Louis Michel avait estimé «déraisonnables» les conclusions des observateurs africains lorsqu’ ils avaient qualifié que les élections du Zimbabwe étaient bien organisées. Le président Bush a déclaré qu'il «ne reconnaissait pas les résultats des élections parce qu'ils avaient été falsifiés. En compagnie de nos amis, mon administration va se concerter sur ce qu'il y a lieu de faire.» auront-ils la même position à la lumière de irrégularités qui entourent la mystification des résultats de ces élections ?
Les assertions de De Gucht sont souvent extrêmement hypocrites, voir contradictoires et les congolais les savent. À l'issue de sa première visite en Afrique, Karel de Gucht avait déclaré: «Au Congo, je n'ai pas rencontré beaucoup de personnes semblant en mesure de fournir une contribution décente à la gestion d'un pays.» pourtant c’est avec l'aide de l'Afrique du Sud et le soutien de la France et de la Belgique, les Etats-Unis ont imposé la formule d'un président et de quatre vice-présidents, contre la volonté de la population et des nationalistes congolais. Lors de son discours à l’assemblée belge en juillet 2006, il déclara « Il est essentiel que les Congolais puissent se reconnaître dans les mandataires élus de demain ».tout cela est basé sur une idée prééminente, qu’il avait partagée avec le secrétaire d’Etat Rice que Joseph Kabila était très « populaire » en RDCongo et qu’il fallait le soutenir, une idée corroborée également par Louis Michel aux américains et l’union européenne.

Aujourd’hui cette popularité à l’Est par les urnes attribuée à Kabila est sujette de plusieurs controverses notamment de fraude massive, surtout dans les territoires ou les rebelles devraient surveiller les votes(imaginez vous d’aller voter en face du prédateur sexuel qui vous a violenté(e))au point que les américains, très déçus et ne savent plus qui soutenir. L’administration Bush après plusieurs Fiascos électoraaux sur le plan international, avec son agenda de faire avancer la démocratie àtravers le monde est en entente d’une bonne nouvelle venant du Congo, se voit confronter après l’échec en Iraq qui est devenu pratiquement une guerre civile, la victoire de Hamas en Palestine, le résultat controversé au Mexique,la deestruction du Liban, à rechercher une solution stable au Congo après de nombreuses années de guerres et d’exactions sexuelles à grande échelle dans notre pays.

Louis Michel a promis aux américains une victoire écrasante de Joseph Kabila aux élections malgré les renseignements que détiennent la CIA sur les véritables origines du chef de l’Etat Joseph Kabila et l’impossibilité d’un tel score en RD Congo, information que les américains ont partagé avec Karel de Gucht lors de ses visites à Washington.

Toute cette perception a donc changé, lors du retour de Jean Pierre Bemba à Kinshasa après sa campagne à l’intérieur du pays et lorsque les ambassadeurs occidentaux ont découvert de leur propre yeux la marée humaine qu’avait drainée le vice président, suivi par l’incapacité du chef de l’Etat de mobiliser dans certains coins du pays notanment aux deux kasais, les données venaient ainsi d’être altérées gravement car incroyable mais vrai : la communauté internationale voudrait voir à Kinshasa un pouvoir populaire et légitime pour la bonne marche des « affaires », c'est à dire leurs intêrets

Le retardement des sorties des résultats partiels ne fait qu’affluer les rumeurs que les américains tiennent absolument à un recadrage de leur politique par rapport en RD Congo.et que selon les renseignements hautement confidentiels et crédibles, l’entourage de Joseph Kabila à l’instar de Mobutu ainsi que les menaces de Louis Michel qui insiste toujours qu’il demeure au pouvoir malgré toutes les révélations qui entourent sa personnalité.
« L’effondrement du système kabiliste n’est plus pour longtemps » affirment vétérans et projecteurs de la politique congolaise.

Aussi les membres de l’entourage présidentiel trempé déjà dans plusieurs scandale de vente des concession minière dont certaines aux personnes rétractables jusqu’à Louis Michel, a par peur de se retrouver dans l’opposition conseille à Joseph Kabila de rester au pouvoir malgré tous les problèmes que cela pourrait induire en terme de souveraineté du Congo, car la plupart d’entre eux ne vivent que de la politique, sont prêts à vendre des produits aussi dangereux comme l’uranium à l’Iran juste par soucis de s’enrichir personnellement sans tenir compte des dangers de sécurité a l’échelle « globale ».car au Congo comme il n’y a pas de « vraies idéologies » politiques :aller dans l’opposition veut dire devenir pauvre.
Le peuple congolais, loin de tirer un bilan final de ces élections avant la proclamation totale des résultats, se voit réellement confronté au problème de la qualité de ces consultations. Certes c’était une première, par rapport aux premières des démocraties naissantes, celles-ci furent bourrées d’irrégularités à tous les niveaux et surtout influencer par les attentes des pays occidentaux. Le peuple s'impatiente. Il veut connaître son président. « Ca tarde et la spéculation gagne du terrain », estime un étudiant en droit venu à Matonge connaître les tendances du scrutin parlant à l’AFP. « L’Udps ne se sent pas concernée par ce qui se fait aujourd’hui. Ces élections sont masquées et ne visent que la confirmation de Joseph Kabila à la présidence de la république comme élu démocratiquement par le peuple », a récemment déclaré Félix Tshisekedi.
« L’histoire du Congo sortira de cette expérience aguerrie de toute crainte car les congolais savent que les grands « manipulateurs » de ce monde ont en face d’eux un peuple serein et vaillant » a conclu un homme d’affaire originaire du Congo en exil.


Par Olivier Israel Bolya

© Copyright Congo Inter
 


Présidentielle en RDCongo : On tend vers un second tour; Une analye du Dr Léopold Kumbakisaka *
(Afriqu'Echos Magazine 14/08/2006)

Selon une étude de l ’Institut Médias Canada-Afrique, Kabila serait opposé à Bemba.

Par leur participation au premier tour des élections, les Congolais ont prouvé le contraire à ceux qui les croyaient incapables de décider de leur propre destinée. Aujourd’hui, la question n’est pas du tout de l’arithmétique mais plutôt du choix des électeurs qui ont voulu faire entendre leurs préférences par la voie des urnes. Selon une étude réalisée par l’IMCA, Kabila avait déjà les faveurs des pronostics pour le Katanga et Bemba pour la région de l’Equateur. Là où les voix feront la différence, c’est la province orientale, le Bandundu et le bastion du Bas-Congo. Pour Kinshasa, c’est la bataille résignée entre Kabila et Bemba pour mieux se positionner. Le nouveau venu dans l’arène politique Oscar Kashala n’est pas en reste, mais, il avait pris du retard dans le démarrage de sa campagne proprement dite. Les tracasseries dont il a été victime ont pesé lourd pour lui.

On ne peut parler, à l’heure actuelle, de pré-bilan car, raisonnablement dit, il faudra attendre la confirmation pour le second tour.


Les résultats de notre sondage sur le terrain à Lubumbashi, Mbandaka, Kisangani, Mbuji-- Mayi et Kikwit nous rapproche de l’idée du second tour. À la question : Pensez-vous à l’idée d’un second tour ? 77 % de personnes interrogées ont répondu Oui. A l’autre question 65 % le confirme. Quelle est la région qui ne supporterait pas la candidature de prétendants en vue ? Réponse : Kasaï oriental 79 %, Kasaï occidental 65 %, le Bas-Congo 17 %.

Ce schéma, qui reflète le découpage, est un signe fort pour celui qui prendra les rennes du pouvoir. Il sera en effet appelé à rassembler et à diriger la nation en tenant compte de ces priorités et droits.

Le peuple congolais mérite un autre regard des hommes politiques vont désormais être appelés à diriger ce pays tant convoité par les forces obscures et étrangères. Des souvenirs douloureux, des guerres fratricides en connivence avec certains pays voisins. Le bilan : des femmes violentées, marquées à jamais, des veuves, des enfants traumatisés, des familles endeuillées, des orphelins laissés sans soutien : voilà l’image, que le président élu devra avoir en face de lui aussitôt qu’il prêtera serment.

Face à ce drame que le peuple congolais a vécu, il y a une prise de conscience et aujourd’hui, le dernier mot lui revient par une expression latine courant : Vox Popili, Vox Dei (‘ la voix du peuple, la voix de Dieu »).

Que peut-on attendre de ce deuxième tour probable ?

Le deuxième tour, s’il a lieu, connaîtra certainement des combines des leaders politiques avec des alliances et des’ contrats politiques’ en échange des postes au prochain gouvernement. Ce ne sera d’ailleurs pas une nouveauté. En France comme au Canada, par exemple, des arrangements politiques sont plutôt monnaie courante. On s’attendra certainement à un travail de fond des éminences grises de tous bords pour rafler les positions jugées souvent difficiles aux candidats dans le besoin. Et, comme dans pareil cas, le sourire - à lui seul - ne suffit pas, il faudra soudoyer par la monnaie et pas n’importe laquelle celle du pays de l’oncle Sam. Un politicien congolais à la retraite me confiait un jour que c’est le moment où l’on voit des « politicailleurs » manger dans tous les râteliers.

Dans la société bantoue, le clivage politique ne dépasse pas l’esprit du régionalisme qui se fixe par un appui au candidat politique issu de la région. Pour le cas présent, si on doit prendre en compte le positionnement de Joseph Kabila au Katanga, nul ne peut ignorer la place de Bemba dans la région de l’Equateur. Ces deux acteurs de la politique ont en commun la jeunesse, mais leurs parcours politiques sont différents dit-on. Leurs mentors étaient également opposés dans le cheminement politique. À Kinshasa, Bemba et Kabila joueront donc leur va-tout pour convaincre et porter tout haut leur étendard en vue de gagner la confiance des électeurs. Kinshasa regorge plus de femmes que d’hommes. Le vote des femmes serait donc déterminant.

En votant pour Kabila, les Kinois souhaiteraient rompre le lien quadragénaire avec le mobutisme. Et pour Bemba, il s’agira certes pas, d’une continuité avec l’ancien régime de feu le Maréchal Mobutu mais plutôt d’un changement en douceur car Bemba connaît les rouages politiques de l’ancien régime du grand Léopard et sait donc à quoi s’en tenir. Deux poids et deux mesures ? À Kinshasa comme à l’intérieur du pays, il y a eu des non-participants au premier tour, lesquels seront certainement, à nouveau, absents au second tour. Il n’est pas ici question de pointer du doigt aucun leader politique pour un éventuel boycott du premier tour comme le second. Le vote étant individuel et pour beaucoup, il n’était pas contraignant pour les électeurs et malgré l’appel de certains hommes politiques aux militants de leurs partis à ne pas voter, il ne fait l’ombre d’aucun doute que de nombreux partisans se est, tout de même, rendus aux urnes par obligation du devoir civique. Kabila ou Bemba pour diriger le pays ? Wait and see ! Et que le meilleur l’emporte.

*Le Dr. Léopold Kumbakisaka est également le directeur de l’Institut Médias Canada-Afrique

© Copyright Afriqu'Echos Magazine



Jed dénonce une nouvelle tentative d’embrigadement des médias
(Dona M’Baya & Tshivis Tshivuadi)

Journaliste en danger (JED) a lu, avec grande stupé-faction, le communiqué du Burau de la Autorité des Médias (HAM) paru, jeudi 10 août 2006, dans la presse de Kinshasa et portant notamment sur l’interdiction des émissions à téléphone ouvert et des reportages en direct des manifestations publiques.
Dans ce communiqué, signé par son président M. Modeste Mutinga et qui fait suite à une « réunion extraordinaire » du bureau de la HAM tenue le mercredi 9 août 2006, on peut lire notamment que « (...) dans le but ultime de sauvegarder la paix et la concorde nationale pendant la période électorale (...) les émissions politiques à téléphone ouvert restent suspendues jusqu’à nouvel ordre » et que « les reportages en direct et des faux directs des marches populaires ou tout autre manifestation publique à caractère politique restent également suspendus ».

Tout en partageant le souci de l’instance de régulation des médias de sauvegarder la paix et la concorde nationale pendant la période électorale, JED s’inquiète des menaces que font peser ces mesures sur la liberté de la presse et qui rappelle la suspension cava-lière, le 1er juillet 2005, par la même Haute Autorité des médias de la chaîne privée RAGA TV au motif d’avoir fait un reportage en direct sur les manifestations de rue à Kinshasa le 30juin 2005.
En effet, la Constitution de la République démocra-tique du Congo en ses articles 23 et 24 garantit la liberté d’expression ainsi que le droit de toute personne à l’information. Ces droits ne sont limités, au terme de la même constitution, que par le souci du respect de la loi, de l’ordre public, des bonnes mœurs et des droits d’autrui.
Par ailleurs, l’article 8 de la loi N°O02/96 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse affirme que « Toute personne a droit à la liberté d’opinion et d’expression. Par cette liberté d’opinion et d’expression, il faut entendre le droit d’informer, d’être informé, d’avoir ses opinions, ses sentiments et de les communiquer sans aucune entrave, quel que soit le support utilisé, sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public, des droits d’autrui et des bonnes mœurs ».
En conséquence de ce précède, JED dénonce toute nouvelle tentative d’embriga-dement des médias congolais en cette période électorale alors même que toute la presse internationale présente en RDC a la latitude de couvrir les événements qui s’y déroulent.
Primo, les manifes-tations publiques à caractère politique/et les marches populaires, autorisées ou non, constituent, même en période électorale, des évènements d’intérêt public susceptibles d’être couverts et traités par les médias. La manière de traiter ces évènements (direct, faux direct, flash, etc.) ne saurait en aucune façon relever de la compétence d’un gouverne-ment ou d’une institution publique fut-elle l’instance de régulation des médias ;
Secundo, aucune loi en RDC n’interdit les reportages en direct et les faux directs. Par conséquent, le communiqué de la HAM du 9 août 2006 ne saurait suspendre ce que la Constitution de la République et la loi sur la presse accordent au nom de la liberté d’expression.
En tout état de cause JED considère que jusqu’à preuve du contraire, la période électorale n’est pas une période d’exception qui mériterait des mesures exceptionnelles de restriction de certaines libertés constitutionnelles. Le faire serait tout simplement une dérive dangereuse pour la démocratie.

2006-08-11
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Au fil des jours : des journaux déchirés
(Tshieke Bukasa)

Les vendeurs des journaux de la place de la Victoire à Kalamu, particulière-ment aux alentours de la station d’essence Shell, sont devenus depuis trois jours, la cible privilégiée des éléments de la police nationale du District de la Funa. Jusque hier encore, les vendeurs des journaux ont révélé que cette fois-ci les agents de l’ordre sont allés trop loin en arrachant puis déchirant leurs marchandises (les journaux), sans autre forme de procès. Ils estiment que la chasse aux vendeurs des tendances électorales est compréhensible car ceux-là, sans attendre les résultats officiels, participeraient à l’action d’intoxication et de la désinformation de la population.

Cependant, ils sont convaincus que l’action entreprise par la police nationale les empêchant à exercer librement leur activité n’est pas du tout fondée car c’est tout leur gagne-pain qui est mis en branle. « Aujourd’hui encore, ils ont cassé nos tables où nous avons l’habitude d’exposer les journaux… », témoigne Eddy Eluwo, un marchand des journaux poussé à mener son travail presque dans la clandestinité.

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En dépit des patrouilles policières, de la Monuc et de l’Eufor, les Kinois pas du tout tranquilles
(JRT)

Aucunement intéressés par le profil de prochains dirigeants de la RDC et par leurs projets de société, les malfaiteurs ne rêvent que de " coups " susceptibles de leur rapporter quelque butin.
Hier vers 2 H45' du matin, quatre bandits armés ont investi l'avenue Kilosa n°118, quartier Ngwaka, commune de Kinshasa.
Mboliasa Ituta, qui dormait paisiblement dans sa chambre à coucher, a été brutalement réveillé par des bruits de casse à la porte d'entrée de sa maison. Lumières éteintes, il s'est présenté au salon pour constater que des bandits munis des barres de fer et grosses pierres, cassaient la porte.

Se cacher sous le lit n'était pas la solution, ni déserter la maison. Fallait-il abandonner femme et enfants sous la botte des bandits et sauter par la fenêtre? Il a résolu d'attendre que les malfaiteurs assouvissent leur soif de butin. Mais aux dires des voisins, les délinquants auraient surpris toute la famille au salon. Après avoir neutralisé parents et enfants, ils auraient fouillé toutes les pièces et saisi appareils électro-ménagers emportés et argent (500 dollars et 317.000 FC), avant de se retirer.

Le quartier Ngafani visité

La veille, pendant que les chiens du quartier aboyaient, trois bandits se sont postés au n° 36 B de l'avenue Ngafani, parcelle occupée Mukoko Momboyo. 4 H 30', la porte d'entrée principale de la maison a été défoncée et plusieurs biens de valeur emportés. Ils ont arraché en outre 100 dollars et un téléphone portable.
Une sentinelle croisée au coin de l'avenue, en route pour son domicile, a subi leur colère. Ils lui ont tiré une balle à la jambe droite. Présentement, l'infortuné Kibanda Mioka est soigné dans un centre médical du quartier.

Cambriolage dans une boutique

Au quartier Munganga, commune de Ngaliema, les boutiques à 21 heures. Alors que quelques clients se disputaient des boîtes de conserve et produits cosmétiques, trois hommes armés en tenue noire ont fait irruption dans la boutique Graab, au croisement des avenues Zolani et Masani n°29. Le vendeur braqué, le vol s'est opéré dans la précipitation. Butin : 100.000 FC et divers produits alimentaires perdus.
Un passant qui a pris le risque de les interpeller, a été rappelé à l'ordre par plusieurs détonations. Une des balles a atteint au bras droit Apanangina, qui habite sur l'avenue Maternité n° 5, quartier Delvaux.
Des heures plus tard, une autre bande des malfaiteurs s'est signalée sur l'avenue Masamba, quartier Masanga Mbila, à Mont Ngafula où elle a tiré plusieurs coups de feu, avant de s'introduire au domicile d'un homme d'affaires.
Malheur pour eux, la fusillade entendue à plusieurs lieues de là a alerté des patrouilleurs de la police de passage par l'avenue By Pass. Une équipe de la police arrivée peu après n'a trouvé aucun bandit, la bande ayant battu en retraite.
Au rythme où les vols sont commis actuellement dans la ville de Kinshasa, la population kinoise s'interroge sur l'efficacité de ces nombreuses patrouilles de police qui défilent à longueur des journées sur les principales artères. Il y a celles de la P.I.R., mixtes police et armée, des Fardc, auxquelles il faut ajouter celles de la Monuc avec des blindés légers et de l'Eufor avec des camionnettes et jeeps.
Avec le déploiement des patrouilles d'autant d'unités, la couverture sécuritaire de la ville de Kinshasa ne devrait offrir aucune brèche aux malfaiteurs. Hélas, l'insécurité reste omniprésente. Ces quelques actes de banditisme constituent toute une interpellation pour les responsables des forces de l'ordre.

2006-08-11

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Six agents de la Cei arrêtés pour falsification des PV des bureaux de vote
(Fidèle Musangu)

Six agents électoraux sont détenus depuis hier au cachot du parquet près le Tribunal de Grande Instance de la Gombe. Ces éléments de la CEI ont été pris en flagrant délit de falsification des procès-verbaux des bureaux de vote. Approché par le Phare tard dans la soirée, l'un des responsables de la direction criminelle de la Police Judiciaire des Parquets a confirmé qu'après audition sur procès-verbal, ces six agents ont été placés en détention préventive en attendant la déposition des pièces du crime promise par les éléments de la police chargés de la surveillance des installations de la CEI qui ont mis la main sur ces délinquants.

Selon des sources proches du parquet près le TGI/Gombe, les six agents auraient reconnu les faits mis à leur charge et certains auraient même livré les identités des commanditaires de cette sale besogne, ce qui permettra aux enquêteurs de la police criminelle de remonter la filière pour démanteler toute la maffia derrière laquelle se cacheraient des grosses pointures de certaines formations politiques ayant pignon sur rue.
Au niveau de la Commission Electorale Indépendante, c'est le mutisme complet mêlé à l'indignation dès lors que l'arrestation des agents électoraux pris en flagrant délit de falsification des procès-verbaux des bureaux de vote au moment où les opérations de compilation sont en cours viennent conforter les accusations de fraude massive soutenues par certains partis politiques qui ont présentés des candidats aux élections présidentielle et législatives du 30 juillet dernier. Une source proche de la présidence de la CEI a confirmé cette information et apprécie la vigilance des services mis en place dans différents centres de compilation. La CEI appelle à cet effet les différents agents électoraux à plus de responsabilité dans l'accomplissement de leur tâche. Avant d'affirmer qu'une enquête est ouverte pour établir les responsabilités des uns et des autres.
C'est par un hasard heureux que des observateurs du Centre Carter sont tombés sur des restes des bulletins de vote brûlés et jetés dans la rue quelque part dans la commune de Masina à Kinshasa. Combien des cas similaires n'auraient-ils pas échappé à l'attention de l'opinion, ne cessent-ils pas de se plaindre les responsables des partis politiques qui sont convaincus que la fraude massive est systématique car effectuée en amont, selon l'expression de Me A. Ruberwa qui a été le premier à dénoncer le crime. Que des bulletins de vote où sont mentionnés les noms des élus ne cesse-t-on de ramasser chaque jour dans la rue ? Ce n'est tout de même pas par une opération du Saint Esprit qu'ils se sont retrouvés là bas, s'est exclamé un acteur politique avant de conclure : " Etienne Tshisekedi avait pleinement raison de réclamer la requalification du processus électoral et plus particulièrement au niveau de la Commission Electorale Indépendante et de la Haute Autorité des Médias ". Les faits lui donnent aujourd'hui raison et tôt ou tard, l'histoire le reconnaîtra comme celui qui avait décelé plus tôt les dispositifs du vaste complot international contre l'avènement de la démocratie et d'un Etat de droit au Congo de Patrice Lumumba.

2006-08-11

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